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CHAPITRE SIXIÈME

Les Philosophes.

La nourrice de d’Alembert, disait qu’un philosophe est un fou qui se tourmente pendant sa vie pour qu’on s’occupe de lui après sa mort.

En ce temps- là, le mot philosophe avait plus d’extension que maintenant; un philosophe pour nous, aujourd’hui, est un spécialiste qui s’occupe de matières-

DE L’ÉCRITURE

philosophiques. Jouffroy, Cousin, Damiron sont des philosophes.

SPÉCIMEN

d’alembert.

Cette écriture anguleuse, sans mouvement d’imagination, avec sa rigidité froide, dit l’homme des investigations métaphysiques.

Les hommes du xvme siècle qui se sont occupés de philosophie aimaient beaucoup à être appelés géomètres.

L’écriture de d’Alemberl a la tendance géométrique. Elle a l’exactitude froide et compassée.

Le mouvement de volonté disparaît presque (trèspetites barres des t minuscules), les finales sont courtes, presque comme celles de l’écriture d’un Harpagon. Tout est donné là à la vue, à l’examen de l’idée.

Simplicité, clarté, exactitude, sensibilité peu manifestée ou extrêmement contenue. Écriture glaciale.

DE L’ÉCRITURE

DEUXIÈME SPÉCIMEN

Écriture de précision.

Quelle splendide régularité !

Nous nous permettons cependant de soupçonner cette charmante écriture d’être beaucoup trop appliquée. Nous voudrions voir quelques lignes des manuscrits de Berzelius. Il y aurait moins de régularité monotone. .

Remarquons cependant des mots de hauteur iné-

gale.

Et cette si noble, si royale signature, où les lettres sont plus élevées à la fin qu’à la première syllabe. Ce roi de la science a eu raison de signer ainsi : il est venu jeter sur elles des rayons splendides. Et la clarté va en croissant.

TROISIÈME SPÉCIMEN

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