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CHAPITRE HUITIÈME

Les Hommes d’église.

Les aptitudes se développent par l’exercice des facultés; mais elles supposent ces facultés. Nous avons vu, dans le chapitre des hommes de guerre, des écritures d’une singulière énergie, indiquant le mouvement, l’ardeur, l’obstination, la persévérance.

Quelques-unes sont de véritables photographies où se voient presque les mouvements du sabre, la mêlée terrible, la course au pas de charge pour emporter une redoute ou forcer les lignes ennemies.

Et, chose singulière, ce métier horrible auquel l’opinion humaine a attaché une grande idée de gloire et qui n’est, quand on le considère de sangfroid, qu’une boucherie humaine, n’a pas enlevé à ces hommes, malgré la vie des camps et les san-

glantes batailles, la bonne sensibilité native qui en fait des hommes de cœur.

Nous allons étudier maintenant les hommes d’église. 11 y a contraste de métier. Ceux-là sont par leurs fonctions, les principes de l’Évangile, des hommes de paix. Ecclesia abhorret a sanguine est une belle devise.

Voyons ce que l’habitude de la vie sacerdotale a fait des hommes qui se sont voués au service de l’autel. Nous avons pu dire presque l’écriture militaire, quoique en réalité il n’y ait pas d’écriture qui appartienne exclusivement aux hommes de guerre. Nous verrons si l’on peut dire une écriture sacerdotale.

Nous diviserons ainsi notre travail :

1° Les hommes du haut clergé ;

. 2° Les hommes du clergé inférieur.

lre SÉRIE. — LE HAUT CLERGÉ.

PREMIER SPÉCIMEN

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