G R AM ER DE CASSAGNAC
Un Veuillot en miniature. Son idéal , c’est le Dieu César. Napoléon III lui a causé des déplaisirs mortels cha.que fois qu’il s’est donné la fantaisie d’abaisser d’un échelon son pouvoir personnel.
S’il eût pris pour son ange Granier de Cassagnac, il serait dans la voie ascendante et nous aurions l’ultradictature1.
Cette écriture est officielle, appliquée, et vous dit peu l’homme.
Nous avons ce que le docteur Véron a appelé « une vaillante plume de guerre ».
Cette écriture appartient à la famille des cri-
‘ Écrit en 1869.
tiques. Elle est remarquable par sa puissance d’intuition. C’est l’un des types de l’esprit d’observation. (Lettres non liées.)
Granier de Cassagnac a le sens poétique (voyez ses majuscules typographiques : La Harpe).
Avec son aptitude batailleuse, c’est un assommeur, il a celle de l’habileté. Encore une ressemblance avec Louis Veuillot ces matamores d’absolutisme tirent toujours bon parti de leur dévotion à leur Dieu.
Mais la signature est horriblement descendante. C’est le signe de la fatalité.
Ceci n'est pas une prédiction ; c’est une simple remarque, et plutôt un avertissement, un conseil à M. Granier de Cassagnac. Mais il faut dire ce que l’on voit, et cette remarque est un conseil, car l’écriture descendante peut signifier aussi déchéance.
CINQUIÈME SPÉCIMEN