HENRI DE PENE
Un charmant écrivain, un peu tenaillé dans son style, ce qui l’a fait appeler par les malins le gentilhomme de peine.
Son écriture est un spécimen singulier de l’écriture descendante et ascendante.
DE L’ÉCRITURE
Que de luttes dans cette vie pour arriver où l’on est arrivé !
Première ligne légèrement onduleuse et diplomatique : un homme habile, très-habile ; deuxième et troisième ligne, inclinées d’abord. L’âme se montre sous les difficultés ; mais elle se relève ensuite. L’énergie puissante l’emporte ; et voyez cette énergie : troisième ligne, les barres hautes, fortes, dures, terminées quelques-unes par une espèce de petit croc. On veut forcer le destin, et le destin quelquefois cède. La dernière ligne est descendante : fatalité !
Sensibilité, simplicité, manque de verve : mots tenaillés.
Imagination calme, non surexcitée; les lettres n’ont pas d’égarement insolite hors des lignes.