‹ Les mysteres de l'ecritureChapitre 167 sur 168 · DESBARROLLES ET JEAN-H IPPOLŸTE · texte numérisé non relu

DESBARROLLES ET JEAN-H IPPOLŸTE

Il nous a été demandé avec tant d’instances de donner des consultations sur les écritures, que nous nous y sommes déterminés.

Mais, pour que nos révélations soient sérieuses, nous prions ceux qui nous consultent de se soumettre rigoureusement à. la condition suivante; elle est de nécessité absolue. Car, du moment que l’écriture n’a été qu’un travail de calligraphie ou un jeu de plume, l’âme ne s’est plus reflétée dans l’écriture qui est son vrai miroir.

Il faut donc que l’autographe soumis à notre analyse consciencieuse soit d’une écriture naturelle , spontanée, sans application, telle qu’une lettre qu’on

s’écrit en famille, entre amis, telle que l’écriture d’un manuscrit que l’on compose, d’une page de livre que l’on copie rapidement, et nullement d’une écriture appliquée , déguisée ou artificielle, sur laquelle l’analyse graphologique sera toujours erronée.

Avec cette précaution importante, on aura un diagnostic sérieux. Les résultats obtenus seront si étranges que, souvent, beaucoup de caractères seront plus nettement dévoilés par notre consultation, qu’ils ne sont connus de ceux qui nous fréquentent depuis plusieurs années. Un homme peut échapper à ceux qui le connaissent, même dans les relations de la vie la plus intime ; et la chiromancie nous en donne la preuve à, chaque instant. Que de fois en famihe et entre amis on se dit : Je ne l’avais pas connu ! Mais il ne peut nous échapper dans cet épanouissement non calculé de son être moral au moyen de son écriture.

Que de révélations étonnantes en ce genre sont sorties de notre plume !

Nota. — Quand on veut nous consulter sur l’écriture d’une lettre, il faut nous envoyer toute la lettre (peu importe qu’elle soit insignifiante pour les idées et le style) avec la signature (quoique la signature ne soit pas de rigueur) et l'adresse mise sur l’enve-

DE L’ÉCRITURE

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loppe. Plus l’autographe a de lignes, plus le diagnostic est complet.

Nous désirons dans ces consultations être utiles avant tout, mais nous ne voulons jeter le trouble nulle part. On nous consulte sur une écriture. Nous donnons notre manière de voir, comme un médecin donne son avis sur une blessure dont la cause est et doit demeurer inconnue.

Nous ne voulons accepter aucune responsabilité; nous parlons à une personne masquée qui n’a pas le droit par conséquent de s’offenser de notre franchise. Nous dirons ce que nous verrons et rien de plus, mais nous dirons franchement ce que nous aurons vu. Nous croyons notre science certaine, mais on est toujours, comme en chiromancie, à même d’examiner sans passion si nous avons dit la vérité. Nous ne doutons pas de nous, et par cela même nous désirons, dans l’intérêt de la science, que l’on doute et que l’on nous contrôle. On peut nous indiquer une investigation plus complète sur un point particulier, nous en prendrons note, mais nous ne voulons en aucune façon nous immiscer dans le secret des familles. La chiromancie a depuis longtemps initié notre ami Desbarrolles au métier de confesseur ; et , pour être plus sûr encore de lui-même, il s’est exercé, comme c’était son devoir, à oublier ce qu’il, avait

découvert ; et il a si bien réussi qu’il lui serait impossible de séparer une main des mains qu’il a été à même d’étudier la veille et le jour même.

En graphologie ce sera plus facile encore et moins important, puisque nous ne verrons que le caractère et non les événements de la vie. Nous éveillons l’attention sur les aptitudes bonnes ou mauvaises, sur les passions funestes, à la condition que l’on voudra bien vérifier nos assertions dans les choses de grande importance. Dans sa préface, Desbarrolles, en plaisantant à demi, a donné une idé’e des services que nous pouvons rendre) et dès aujourd’hui notre livre a mis ces révélations à la portée de tous.

A l’aide de ce système, chacun tirera ses conséquences, sans que les autres puissent en encourir la responsabilité.

Dans les consultations c’est autre chose. On pourrait nous garder rancune; et c’est pour cela même, nous le répétons, que nous ne voulons accepter aucune confidence qui nous mettrait dans une position fausse que nous ne voulons pas accepter. Nous demandons qu’on le comprenne bien.

On nous envoie une lettre à juger. La plupart du temps elle sera envoyée par une personne qui veut mettre en pratique le fameux axiome gnoti seauton ,

DE L’ÉCRITURE

connais-toi toi-même; mais il peut arriver aussi qu’on nous consulte pour étudier une personnalité. Nous ne voulons absolument pas le savoir.

Autrement notre diagnostic demeurerait un peu plus à la surface, et nous ne nous permettrions pas des révélations scabreuses , lors même qu’elles nous seraient demandées sous la condition loyale de la confidence la plus intime, loi que nul homme d’honneur ne saurait trahir.

Le prix de la consultation par lettres est fixé à dix francs par autographe.

Les lettres devront être envoyées personnellement à M. Desbarrolles , boulevard Saint-Michel, 95; à M. Jean-Hippolïte, rue Ghanaleilles, 5. Les réponses seront envoyées le plus promptement possible; elles devront être signées des deux collaborateurs.

Les communications et demandes de renseignements dans les langues anglaise, italienne, espagnole, allemande, devront être adressées à. M. Des-

BARROLLES.

TABLE DES MATIÈRES

Pages.

Avant-propos i

Introduction I

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