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l’orgueil, et correspondent généralement au pouce trèslong (phalange onglée), généralement! parce que le mont de Jupiter excessif : Y orgueil, peut aussi correspondre au T à barre haute (il y a une nuance que nous expliquerons plus tard) .
Mais si les lettres sont arrondies, penchées agréablement, liées ensemble à finales arrondies, telles que nous venons de les trouver en correspondance avec le mont de Vénus, la domination de Jupiter, du l barré, du pouce long enfin, sera modifiée par l’influence charmante du mont du Pouce également développé dans la main, calme et sans rides. Et alors il y aura toujours sans doute orgueil, domination, mais attendris, atténués par la bienveillance. Nous retrouverons le type presque disparu de l'ancienne noblesse française, nous retrouverons l’orgueil de race, obligeant et protecteur, aimable vis-à-vis même des inférieurs tenus à distance. On aimera à recevoir, à donner des fêtes, des dîners d’apparat, où l’on sera naturellement l’hôte révéré, le roi de la maison.
Mais si au contraire avec ces l barrés très-haut, l'écriture est anguleuse, hérissée ; si elle porte les stygmates de Mars, le mont de Mars sera développé et les ongles courts, et alors il y aura domination impérieuse, querelleuse même, despotivité!
Si d’autre part la barre des t est non-seulement très-
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haute, mais terminée à l’extrémité à droite par un écrasement de la plume, et si l’écriture est agacée, droite, nerveuse, nous aurons l’orgueil de Saturne, l’orgueil républicain, le plus violent, le plus implacable de tous les orgueils. La première phalange du doigt de Saturne sera très-large à l’extrémité et le nœud philosophique très prononcé. L’écriture alors sera descendante, signe, nous l’avons dit de fatalité, ou de profonde mélancolie.
Et, d’un autre côté, le l faiblement barré — c’est irrésolution , indécision , manque de volonté : c’est ponce court (première phalange onglée).
Lorsque la barre du t manque tout à fait, c’est faiblesse, disposition à se laisser dominer, découragements, manque de résistance : c’est le pouce très-court.
Et cependant, pour faire comprendre la puissance des nuances, même avec un pouce très-court, même avec une écriture dont les barres des t sont absentes partout, même avec ces signes de l'indécision, de l’insouciance et de la faiblesse, si l'écriture est droite, sans liaisons, serrée ; s’il y a économie de papier et d’encre avec le type enfin de l’avarice, alors il surgit une volonté irrésistible quand les intérêts sont en jeu; et alors une grande ligne de tète expliquera dans la main cette force de résistance.
Si l’écriture se couche faible, languissante, indécise, à peine tracée, c’est le laisser aller, la paresse, en Chi-
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romande la main molle, le plus terrible des obstacles dans la vie ; mais si à la fin des liaisons il se trouve un point insignifiant à la vue, c’est entêtement, et alors la main molle paresseuse aura une volonté : elle accomplira malgré elle ce qu’elle aura commencé. La première phalange large, bien que très-courte, correspondra en Chiromancie avec le point en écriture.
Si l’écriture est ferme, droite, épaisse; si le paraphe est épais et dur, si les terminaisons sont anguleuses, nous aurons la main dure : l’activité physique, l’action ; c’est encore le mont de Mars développé, et le mont de Saturne couvert de lignes ascendantes.
Je n’irai pas plus loin aujourd’hui; je me contenterai de faire remarquer que chaque caractère de l’écriture a sa correspondance exacte en Chiromancie, soit par les monts, soit par les lignes, soit par les formes de la Chirognomonie, soit même par plusieurs signes .à la fois, et qu’il m’est dès lors facile de le ranger dans nos compartiments planétaires pour ajouter à sa désignation des significations bien plus étendues.
Et alors me trouvant sur mon terrain habituel, ce n’est plus l’écriture seulement, c’est aussi et plus encore la main qui me sert à tirer mes conséquences, et à partir de là, à l’aide des types que la Graphologie nous révèle, je dois arriver après quelque temps d’études à des conséquences inattendues, comme par
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exemple à désigner les maladies probables, puisque je connais depuis longtemps les maladies inhérentes à chaque type, ce dont je donne chaque jour la preuve. J’avais destiné à cette publication nouvelle un travail assez long , presque complet, sur ces matières, et puis, à la fin, en réunissant avec mon collaborateur nos tra vaux divers, il s’est trouvé que le livre devenait trop compacte et demandait deux volumes ; alors j’ai préféré retarder ces observations par deux raisons principales.
J’ai l’intention de terminer, aussitôt après la publication du présent volume, la révélation complète de tout ce que je peux savoir, c’est-à-dire de tous les signes, de toutes les formes de mains correspondant à des faits dont j’ai rassemblé une importante collection depuis douze années (notant soigneusement avec le dessin exact, et à la place même où se trouvaient les signes) les événements remarquables, souvent extraordinaires, que, dans mes consultations, je révélais par mes calculs ou que les consultants m’indiquaient eux-mêmes dans leur vie passée, et, plus particulièrement les faits que les lignes et les formes des mains, en désignant toujours les mêmes événements, les mêmes fatalités, les mêmes maladies, annonçaient d’une manière incontestable. Jusqu’à présent j’ai voulu conserver, comme inventeur, une, supériorité marquante en gardant le secret
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sur ces découvertes, mais la science pourrait ainsi être exposée à disparaître. Je préfère donc tout divulguer en remplaçant mes consultations particulières par des cours publics destinés à donner des explications complètes, puisque je ne serai plus gêné par la préoccupation de trop dire.
Je prierai donc les adeptes qui me demandent depuis si longtemps des explications exactes, positives, de vouloir bien, en attendant le nouveau volume, étudier soigneusement les signes de la Graphologie afin de pouvoir tout de suite me suivre dans l’explication de toutes ces sciences, où cette dernière prendra une place importante, car dans ce volume je réserverai un chapitre tout entier aux correspondances de la Graphologie et de la Chiromancie où je donnerai à la fois l’écriture et le dessin des mains de personnages connus du public et de moi, et, tout en démontrant le rapport exact des signes des deux sciences, j’expliquerai aussi comment on peut partir de l’une pour trouver l’équivalent dans l’autre et aller plus loin.
Ce sera un travail que tous les adeptes suivront sans effort.
Mais j’avais encore un autre motif pour ne pas mêler trop tôt une science un peu mystérieuse, un peu mystique, à la science positive que nous voulons établir. 11 ne faut pas rebuter les savants rjui ne sont pas
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crédules, les gens de théorie, les académiciens, les mathématiciens que les lettres, semblables aux chiffres, attirent vers nous par une apparence nuageuse.
11 faut donner une grammaire claire , simple , sérieuse, que les écoles même puissent adopter d’un seul coup, qui puisse obtenir le visa, le laisser -passer de l’université, de tous les professeurs, car il faut avant tout prouver ici, et le doute n’est pas possible, nous agissons avec les faits; la règle d’abord, l’exemple ensuite, et l’exemple le plus souvent pris chez les gens que nous connaissons tous. Il n’y a là ni ambiguïté, ni mysticisme; l’écriture révèle le caractère : c’est une chose acquise. Nous en donnons la preuve, nous en donnons des exemples, nous en donnons les préceptes et nous devons nous en tenir là.
Il nous est permis toutefois de faire remarquer que, dès que l’on étudie l’homme ou la nature — ce qui est tout un, — le merveilleux se présente toujours. N’est-il pas étrange, déjà, que quelques signes en quelque sorte formés capricieusement parla main soient adoptés par une nation entière et puissent nous livrer le caractère par la seule manière différente de les tracer, dans leur variété inépuisable? Nous avons les écritures qui se touchent, qui se dressent, qui se jettent en arrière, se mêlent, se confondent ensemble comme une foule de soldats qui combattent corps à corps, et d’autres
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calmes, souriantes, limpides comme un ruisseau qui suit harmonieusement son cours, et tant d’autres encore, et puis nous avons l’écriture ascendante et descendante qui semblerait surtout toucher au surnaturel.
L’écriture instinctivement ascensionnelle annonce réüssite, prospérité ou en tout cas ambition, appel soit à la renommée soit au succès.
L’écriture descendante annonce toujours une fatalité quelconque, un grand obstacle dans la vie, pour le moins, ou profonde mélancolie.
Le fait est réel, nous le prouverons tout à l'heure, et bien souvent encore, dans le courant du livre. Mais ne pourrait-il pas s’expliquer physiologiquement, malgré sa mystérieuse 'apparence ? ne semble-t-il pas être une conséquence de l’état du cerveau qui régit la personnalité?
Puisque l’écriture est le reflet du cerveau et que les fatalités, quoi qu’on en puisse dire, sont la conséquence d’une mauvaise organisation cérébrale, d’une fausse manière de voir, n’est-il pas tout naturel de penser que les déchéances peuvent venir d’un mauvais calcul, surtout, comme ce sera le cas tout à l’heure, chez les hommes arrivés par une énergie physique et morale, activant des qualités supérieures , et qui tombent de leur poste élevé, dès que la vieillesse ou l’épui-
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sement leur enlèvent le guide , le soutien de toute leur vie ?
N’est-il pas évident, par exemple, que la campagne de Russie, puisque c’est Napoléon Bonaparte qui va nous fournir d’étranges exemples, était un acte de folie, la conséquence d’un orgueil assez surexcité pour avoir la prétention de commander aux éléments en se basant sur la confiance en l’étoile qui, jusque-là, n’avait été que le reflet du génie en pleine sève? N’en est-il pas de même des traits du visage ? N’en est-il de même de ces pronostics presque toujours réalisés, basés sur la tournure, la tenue, le rayonnement jovial, ou la mélancolie du regard, qui ne sont souvent autre chose que le reflet de l’intelligence , de l’audace, de l’orgueil qui ne doute jamais ou de la défiance de soi-même qui appellent forcément la bonne ou la mauvaise destinée. D’après mes observations chiromanciques , la fortune appartient aux audacieux ou aux persévérants; une figure mélancolique est toujours liée à une constitution nerveuse, agacée, portée à voir en noir, et que l’obscurité attire.
Quelle qu’en soit la cause probable, le fait n’existe pas moins; l’auteur allemand avait cité, sans le comprendre, l’étrange fait des signatures de Napoléon 1er, ascendantes ou descendantes, selon sa fortune, et de même, sans en faire la remarque, il avait donné l’écriture descen-
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dante de deux personnes dont l’une avait composé son épitaphe pour être gravée sur sa tombe.
Le second autographe est l’adieu au monde d’un homme qui va se suicider.
Rien n’est plus intéressant que cet examen des signatures et des paraphes de Napoléon, suivant, en montant ou descendant, les énergiques péripéties de sa destinée.
La première est de 1793.
Le capitaine Bonaparte, dans une lettre adressée au Directoire, réclame pour conduire dans sa famille sa sœur, élève de la maison de Saint-Louis, les vingt sous par lieue accordés par la loi. Le capitaine Bonaparte, comme on le voit, n’était pas encore favorisé par la fortune ; son écriture monte un peu comme un ambitieux, mais
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fléchit un peu lorsqu’il parle des détails de ménage — de la demande des vingt sous par lieue!
Mais la signature va en montant; elle a déjà la roideur et la fermeté d’un homme énergique et persévérant; la fin de son paraphe semble tracé avec une barre de fer.
La seconde signature est du général Bonaparte au quartier général de Berlin (le 13 fructidor an IV) de l’armée française. Il signe seulement d’un double B avec ce paraphe écrasant la plume , marque incontestable, comme on le verra dans l’explication de notre méthode de l’entêtement, de la persévérance et de l’audace.
Son paraphe énergique va en montant; c’est la fermeté et la persévérance jointes à l’ambition, c’est bien là l’écriture que devait avoir le général Bonaparte.
Puis vient ensuite la signature de Bonaparte, empereur en 18QÆ.
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C’est ici que commence l’examen et l’étude des signatures de Napoléon 1" par le graphomancien allemand.
Nous y joindrons nos observations particulières.
« Signature de Napoléon empereur. Dignité extérieure. Livrée et cour. L’empereur couronné. »
Celle-ci est remarquable par l’énergie de la signature, où l’ame, dans l’ivresse de l’orgueil et d’une joie ^difficilement contenue, s’est révélée tout entière.
« Une signature prise au bas d’une proclamation après la bataille d’Austerlitz le 2 décembre 1805. Le hardi vainqueur rejette la tête en arrière, il escalade la montagne Bergauf (Bergann). »
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L’enthousiasme de la victoire éclate sans contrainte, la signature par le trait final jette le chapeau en l’air !
« Signature après la campagne de ÎSOO. Elle est hâtive et laconique comme une Spartiate. »
La signature est toujours tracée avec du fer, l’N est ferme, et le paraphe se termine par un large point bien accentué. Il pose le sceau à son pouvoir.
1812, 21 septembre.
« Entrée dans Moscou en flammes. Écrit à la lueur de l’incendie pendant la retraite de Russie. Toujours hardi encore, mais préoccupé, »
La fortune l’abandonne. Pour la première fois sa signature -s’élève quand même, mais redescend, pour tenter de s’élever encore. Ici, ce n’est plus l’enthousiasme; c’est le défi.
C octobre.
« A la retraite de Rassie. Toujours hardi, mais pensif. »
Le paraphe descend et rebondit.
« Signature sur un document qu’il signa à Erfurt, le 23 octobre 1813, après la perte de la bataille de Leipzig. Mécontentement et menace. »
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La signature est gigantesque et désespérée. Elle se précipite en bas, se relève pour menacer; mais le trait s en va en s amincissant, et une tache d’encre échappée de sa plume descend de la signature même et lui impose un mouvement en bas.
1814, Fontainebleau.
« Au h avril 1814. Peu de bruit. »
Une N toujours qui va en descendant et semble animée. On dirait un homme qui se jette dans un précipice.
Signature à Sainte-Hélène.
« La signature à Sainte-IIplène. Elle va en descendant. Il est triste, brisé, écrasé de chagrin. »