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CHAPITRE CINQUIÈME

De l’écriture artificielle et de l'écriture naturelle.

Rien n’est plus commun que les écritures artificielles et de parade. Beaucoup d’hommes publics, dont la vie est continuellement mêlée avec celle d’un grand nombre d’hommes, se sont rendus impénétrables en se faisant une écriture en quelque sorte calligraphique qui ne les trahit pas, qui ne dit presque rien de leur nature, de leurs passions , de

DE L’ÉCRITURE

leurs habitudes. Ce sont des écritures droites , serrées, régulières, d’une constante uniformité. Ce n’est pas l’homme qui a écrit , c’est le personnage.

M. Guitton, mort évêque de Poitiers, avait cette écriture artificielle.

L’homme reparaissait une seule fois dans ses lettres : c’était dans sa signature, où se trahissaient les caractères de la sensibilité et de la finesse. Dans tout le reste, c’était le personnage impassible et impénétrable.

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M. Didron aîné, connu comme archéologue, avait la même écriture, mais plus impénétrable encore. Sa signature était déguisée comme le reste.

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DE L’ÉCRITURE

Nous avons ici l’écriture artificielle d’un publiciste, homme de cœur, M. Ch..., qui écrirait autrement s’il suivait le mouvement naturel de sa plume.

Voici une démonstration irrécusable de la différence capitale des écritures artificielles et des écritures naturelles.

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