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CG. F. Lena : Babyl. Kulturmission

A la profondeur de la science correspond celle de la la sagesse divine.

conscience, à la sagesse humaine

« Écoute la parole de ta mère comme celle de Dieu », dit l'inscription de Ourakaguina, le plus ancien roi de Lagas.

La vengeance de sang que Moïse n’avait pas abrogée le fut par le code du roi Hammourabi au commencement du [T° millénaire. Tout procès se termine par un simple serment et le parjure n’est même pas prévu. Lorsque celui qu’on accuse d’avoir dissimulé l'héritage Par jure dans le temple de Samas : Q il n’est rien resté . moi, pas plus de sa paille que de son or », il est acquitté.

« Que le fort n’offense pas le faible », voilà toute la loi de Hammourabi.

@€ Vingt hommes entreront dans cette terre et aucun ne sera maltrailé; un chien égaré y viendra et ne sera pas tué. » Telle est la gloire de Babylone, « Terre des terres ».

C’est la même douceur qu’en Égypte, le même amour de la paix, la même haine de la guerre.

La conformation du pays interdit d’ailleurs les grandes campagnes de guerre. Les canaux sont comme un vivant réseau de vaisseaux sanguins : les couper, c’est tuer non

seulement le pays des autres, mais aussi le sien. Le roi Goudéa (vers l’an 2600), consacrant au dieu un

el temple, proclame pour sept jours la paix universe nité ’évalité i | €, la fraternité et l'égalité de tous, image de ce que nous appelons le Règne de Dieu.

LP6-Q € J'ai étendu sur tout mon royaume ma bénédiction RIRE ee à :

et ma grâce; j'ai apaisé dans mon sein les hommes de A li à dns

umer et d'Akkad », dit le législateur Hammourabi. Ainsi le dernier mot de sa loi, c’est la paix du monde,

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Le méme soleil de paix brille sur l'Égypte et sur Babylone, mais ici comme là-bas ce n’est pas l’aurore, mais le couchant. Plus profondément on pénètre dans l’antiquite et plus la lumière est vive, comme si sa source même on 5 à des âges que le mythe de

« Poseidon enseigna aux Atlantes la sagesse divine‘. » Poseidon est le dieu de la mer de même que Ea est le dieu babylonien de la sagesse. Bérose, prêtre babylonien, contemporain d'Alexandre le Grand, rapporte un antique mythe sur le dieu-poisson, Oannès-Ea : en sortant de la mer, 1l enseignait la sagesse aux hommes d’avant le déluge. « Lire les pierres des âges antédiluviens » veut dire en babylonien « apprendre la sagesse ».

1, Praron : Crilias.

Gilgamès, « levant le voile de la sagesse la plus mystérieuse, nous fit connaître les siècles d'avant le déluge », Et le Noé babylonien, Outnapistim, reçut des dieux l’ordre d’enfouir dans la terre à Surippak, Cité des Livres, les tablettes cunéiformes des sages antédiluviens, semence de la sagesse future. Et après le déluge « tout naquit de cette seule semence », dit le prêtre Saïs dans le Timée de Platon. N'est-ce pas presque le même mythe que chez Berose ?

Babylone enseigna le calendrier, principe de l’astronomie, à toute l'humanité et jusqu'aux anciennes races de l'Amérique. Par quelle route ces sciences se propauèrent-elles d'Asie en Amérique, personne ne le sait. Ne serait-ce pas par celle qui allait vers l’extrème-Occident, vers les « Iles Bienheureuses » des Babyloniens, lAt-

lantide des Grecs ?

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Peut-être toute cette science n'est-elle que le souvenir d’une sagesse oubliée, l'héritage qu’une première humanité légua à la seconde.

D'après Hérodote « une grande route allait de Thèbes en Égypte vers les colonnes d’Elercule » — vers l’Atlantide. N'est-ce pas cette même roule qui partait de Baby-

lone ?

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