‹ Les Mystères de L'OrientChapitre 137 sur 198 · ibid., XI · texte numérisé non relu

ibid., XI

de Noé : celui-ci engendra la seconde humanité et mourut comme un homme ; celui-là n’engendre pas et est immortel comme Dieu. La seconde humanité est, de même que la première, créée du limon terrestre par IStar-Mami. C’est au bout du monde, à l'Embouchure des Fleuves, là où fut jadis l’'Eden, que ‘se fixe Atrachasis, dernier homme de la première humanité, le second Adam 1mmortel, qui goûta en même temps aux fruits de l’Arbre de Science et à ceux de l’Arbre de Vie.

De qui Atrachasis est-il le précurseur, de qui est-il l'ombre? Du Dieu-Homme ou de l’'Homme-Dieu ? Nous retrouvons là encore le double sens interrogatif de

Babylone.

En somme, le dernier sens des deux légendes, biblique et babylonienne, est, en dépit de leur ressemblance extérieure, profondément différent. C’est un même chant, mais chanté par deux voix différentes.

Lorsque la colombe lâchée revint « Noé tendit la main, la prit et l’accueillit dans son arche’. » Les pâles rayons du soleil perçant les nuages du déluge, Parc d’Alliance brillant au ciel, le sombre hublot ouvert dans le toit goudronné de l'arche, — et sur la paume desséchée du patriarche six fois centenaire les pattes roses de la blanche colombe : dans la Genèse, la tragédie finit en idylle, la tempête hurlante du déluge s'achève en un roucoulement

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