‹ Les Mystères de L'OrientChapitre 147 sur 198 · ibid · texte numérisé non relu

ibid

Il protège les bêtes des champs ;

x L ci 14 Près de l’abreuvoir il court au crépuscule, Effrayant comme une bête, et je n'ose plus m’appro- Jl comble les fosses où j'ai tendu mes pièges, [cher Déchire mes filets, brise mes lacets.

Il fait fuir le gibier, m'empêche de chasser ‘.

Gilgamès envoie à Engidou une courtisane sacrée de la déesse I$tar pour le séduire et l’attirer dans la ville. Le chasseur dresse contre lui la nudité de la femme comme un piège contre une bête, et la bête s’y prend.

Pendant six jours et sept nuits il caressa la femme, Et, lorsqu'il fut las, retourna vers les bêtes.

Mais quand elles le virent, les gazelles s'enfuirent, Et les bêtes des champs s’écartèrent de lui.

Un charme maléfique ensorcelle Engidou.

Il se troubla, faiblit et ses genoux plièrent ;

Sa force rebelle fut à jamais domptée…

Revenant vers la femme il s’assied à ses pieds,

Il regarde son visage, il écoute ses paroles :

« Tu es beau, Engidou, tu ressembles à un dieu. « Pourquoi donc vis-tu comme une bête parmi les bêtes »

« Viens, viens avec moi, je vais te conduire à la [rille?... »

La Prostituée conduisant à la ville la Bête-Dieu, peut-il y avoir image plus exacte de ce que nous appelons le progrès et la civilisation? Rousseau et Tolstoï ne répètent-ils pas la malédiction d’Engidou :

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