I, Rois, XIV
h6 LE MYSTÈRE DES TROIS
Les hommes meurent, les masques vides tombent comme
les feuilles sèches, et il ne reste à nu que le terrible tronc noir — Personne.
Dans Peer Gynt d’Ibsen, Gynt mourant voit venir à lui un Boutonnier mystérieux avec une grande cuiller à fondre les boutons manqués, sans anneau. « Vois-tu cette cuiller à Il est temps d’y entrer ! »
Peer Gynt s’elfraie :
Se fondre, n'être plus qu’une parcelle,
Un atome d’un autre corps,
Perdre son Moi, sa forme,
Cesser d’être soi-même ?.….
Non, je m’y refuse, et contre ce destin
Je lutterai de toutes les forces de mon âme !
Mais le Boutonnier se met à rire :
Eh, mon cher Gynt, pourquoi te mettre en peine
Pour si peu ? Tu n’as jamais été « toi-même ». Quel mal y a-t-il donc
À ce que ton Moi disparaisse entièrement ?
Ne perds donc pas de temps, viens de bon gré !
Ainsi le Boutonnier fatal nous invite tous à entrer dans sa cuiller. Mais il n’est pas besoin de nous y inviter :
nous nous y précipitons de nous-mêmes.
Peut-être toute notre planète n’est-elle
qu'un bouton d’étain manqué, privé d’anneau, et le feu e
st-1l déjà allumé pour
fondre et couler le vieil étain dans une forme nouvelle. L’Apocalypse et Dostoievsky, l’homme de lApocalypse, en savent quelque chose.
Il est une chose cependant pour laquelle la planète n’a pas été manquée: c’est la Personnalité. Là il n'y a pour nous
aucune échappatoire : la Personnalité divine — Mystère de évélée, étalé «. Les nouveaux PUn — nous est révélée, étalée sous nos yeux. Le
CE PAL ne É2r AA meurtriers du Christ ont beau faire, jamais l'humanité n’ou bliera qu'il y eut un Homme dont on ne peut pas ne pas
RARE ATH dire: « jamais il n'y en eut et il n’y en aura un autre
comme Lui ».
Le mystère du Père, de l'Un, est dans le Fils, le ÉOE CU la Personnalité. Mais le mystère de Deux, en quoi est-i à 5
Avant toute expérience extérieure, je sais par une D sance primordiale, intérieure, que je ss moi; je np pa qu'il existe encore quelque chose qui n est pas ol à te ce qui n’est pas moi nie, exclut le moi ou est nié, exclu Fe le moi. Tout corps étranger en entrant dans le mien j détruit, le dévore, le tue, ou est tué par lui. Il en est ainsi partout et toujours, sauf en un seul et unique point : le Sexe. C'est là seulement, dans L'Age sexuel, que mon Brpre corps et un corps étranger se pénètrent, He Re tuér, mais pour se connaitre, conne « Adam connu ee
C'est de mon corps seul quej'ai une conne inter ne ; je ne connais les autres corps que de l'extérieur. Mais dans l'amour sexuel, et là seulement, je connais un autre corps