‹ Les Mystères de L'OrientChapitre 158 sur 198 · Mare, XIII · texte numérisé non relu

Mare, XIII

l’Atlantide, il ne resta pas pierre sur pierre : tout fut détruit.

La face de la terre, lavée de la souillure humaine, rayonna de nouveau de l’innocence édénique. Tout recommença : par les déserts infinis errèrent à nouveau des hommes sauvages, bergers et chasseurs nomades — sauvages, mais pas tout à fait. La seconde humanité ne se souvenait même pas de la première; pourtant, dans le gouffre noir de l'oubli, brillait un point lumineux, unique, comme une étoile au fond d’un puits — un seul souvenir, espoir indicible, un seul nom si terrible et si saint que les hommes ne le prononçaient qu’à voix basse, se rappelant à peine d’où il venait : Dumu-zi-absu, Vrai Fils de l’Abime.

Abime où descend le Vrai Fils.

Qui donc, même parmi nous qui ne savons, ne nous rappelons plus rien, pourrait sans étonnement et sans effroi lire celte inscription à demi effacée, entendre ce murmure des siècles ou de l'éternité? Ne mettons-nous pas là les doigts dans un mystère redoutable de la première humanité, comme Thomas l’Incrédule dans les plaies du Seigneur ?

L'abime où descend le Vrai Fils devient par la suite souterrain, mais au début c’est l’abime des eaux diluviennes, et c’est de lui que, suivant le récit de Berose, Oannès-Ea, le dieu-poisson, le dieu de labîme, sort pour instruire les hommes, moins peut-être pour leur enseigner des choses nouvelles que pour leur rappeler le passé

oublié, raviver la lueur à peine visible dans le gouffr de l'oubli, l'étoile au fond du puits 4

Même Pour nous qui ne savons, ne nous rappelons plus pen, n'est-ce pas un sujet d’étonnement et d’effroi que Celui qui, pour la seconde humanité, fut le Fil l'Homme, l'ait été déià ele a .

à pour la première ? « Avant qu'Abraham fut, je suis. » L’abime des siècles répond à cette parole : Dumu-zi-absu, Vrai Fils de l'Abin : Vrai Fils de Dieu. | Vaso

I 8 message des siècles antédiluviens » nous a été ap orté par Gi te £ é Re 6 par Gilgamès, image humaine du dieu Tammouz est-ce pas ce mêm j e mess "Éépè ‘

ren dl essage que répète confusément, YSlérieusement, comme dans le délire, le mythe que sd Ont transmis les livres sacrés de la tribu syro arabe des athé “En des Nabathées ? Dans chaque cycle cosmique se conserve i k onserve intact le corps d’un homme mort: lorsqu’ar rive AU À ne un cycle nouveau, ce corps ressuscite et cet homme

evient Dieu; puis il 4 sci a pre D Sp meurt, ressuscite, et ainsi de suite,

+ S les siècles des siècles. Il est dans t les sie Na S tous les sièclessi

“ e le soleil dans toutes les gouttes de ro-

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Ces premiers hommes de la seconde humanité, errant sur Ja face déserte de la terre d’après le don ae Paraissent sauvages ; sous les peaux de bêtes : les couvrent ils ressemblent eux-mêmes à des bêtes jo

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