Jonas, IV
PR
D : " Le Vrai Fils, Épine de souffrance, Rose d’Amour voici la Plante de Vie qu’ils cherchèrent sans la trouver.
La trouverons-nous, ou la seconde Atlantide périrat-elle comme la première ?
’Osiri ë ieu et Tammouz, de même qu'Osiris, est réellement di | . . F NE réellement homme : il naquit, vécut et mourut comme un homme. u ii i ë ? sse [Star Gilgamès, en repoussant l'amour de la dées a : énumère les amants qu’elle fit périr : ce sont tous des hu- TE i ÿ bermains, des hommes simples et pauvres, laboureurs, gers ou chasseurs, et Tammouz est du nombre :
Tammouz, amant de ta jeunesse, À Tu l'as voué, chaque année, aux lamentations.
Tammouz est un berger, maître de l’étable des brebis, umune etura. Le Fils de l'Homme, lui aussi, naquit dans une étable, au milieu des bergers.
Nous ne savons presque rien de la vie humaine de Tammouz. Peut-être n’y est-il fait allusion que CARS les vies des rois de Babylone, car tous sont aussi des lammouz, comme tous les pharaons d'Egypte sb à Osiris.
Voici ce que raconte de lui-même Sargon I, Scharukinu. roi de Sumer et d’Akkad qui vivait vers 2500 : « Je n’ai pas connu mon père. Ma mère me conçut et me mit au monde secrètement et elle me déposa dans un coffre d’osier au bord de l’Euphrate ; elle boucha avec de l’asphalte l'ouverture du coffre et le fit descendre dans
la rivière, et les eaux ne se refermèrent pas sur moi. Et la rivière me porta vers le puits d’Akki, le jardinier. Celui-ci, dans sa bonté, me fit sortir du coffre, m’éleva comme son fils et fit de moi un jardinier aussi. C’est alors que la déesse IStar inclina son cœur vers moi. »
Enfant, il fut couché dans le coffre qui sombrait.…
Ce vers de la lamentation de Tammouz apparente l’enfant-dieu babylonien à Sargon et à Moïse : tous trois sont des enfants trouvés. « Qui donc saura sa race? », est-il dit du Fils de l'Homme !.
Le coffre du Vrai Fils de l’Abime ne rappelle-t-il pas l'arche de Noé-Atrachasis (tous deux sont enduits d’asphalte, chemar), de même qu’en général la mort de
l’'Homme-Tammouz rappelle celle de l'humanité — le déluge ?
De la mort de Tammouz nous ne connaissons non plus presque rien; nous savons seulement qu'il a été tué : « Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé ? ».
O cœur, cœur du Seigneur, Ô flancs transpercés |
Sur le voile doré du mythe qui cache le mystère un dessin est brodé : un jeune chasseur tué par un sanglier. Dans les mystères de Tammouz-Adonis on posait sur le tombeau l’image en cire d’un adolescent tué, aux reins percés d’une blessure sanglante par la défense d’un san-
r. Is, LIRE 2. Zacu., XII, 9.
glier. C’est au sanglier, Ninib, qu'est également consacré le mois de la mort de Tammouz. Mais voici qui estétrange : les adorateurs du dieu adressent à Ninib, son meurtrier, cette prière :
Tu rends à la vie le corps descendu dans l'enfer.
Tammouz et Ninib ressuscitent et font revenir les morts de l’enfer. Ceci ne peut s'expliquer que par ce fait que ces deux dieux ne font qu’un, comme Set et Osiris.
Là, le mystère transparaït déjà sous le mythe. Le sacrifice non volontaire dans le mythe l’est dans le mystère. « Je donne ma vie pour la reprendre. Personne ne me la prend, mais je la donne de moi-même et j'ai le pouvoir de la reprendre ‘. » Il est dit aussi d'Osiris : « Il connaît le jour où il ne sera plus? » .
XXY Lorsque Tammouz est mort, la déesse Istar descend en enfer.
Dans le pays sans retour, le pays que Lu connais,
La déesse [Star élança sa pensée,
Vers la maison d’où ne sort plus celui qui y est entré, La sombre demeure dont les habitants ignorent la lumière, Où ils se nourrissent de terre et mangent de la boue, Où ils restent dans les ténèbres éternelles,
Vètus de plumes comme les oiseaux,
Où les verrous des portes sont couverts de poussière. [Star s'approche des portes souterraines :