‹ Les Mystères de L'OrientChapitre 167 sur 198 · Maru., XII, Lo 2. Jonas, Il · texte numérisé non relu

Maru., XII, Lo 2. Jonas, Il

grande joie, mais le lendemain, à l'aurore, Dieu fit venir un ver qui piqua la plante et elle se flétrit. Au lever du soleil Dieu fit soufller du midi un vent brûlant, et le soleil frappa la tête de Jonas au point que celui-ci tomba en défaillance. Et il appela la mort... Et Dieu dit à Jonas : Est-il bien de l’affliger à cause de la plante I] répondit : Je fais bien de m’aflliger jusqu’à la mort. Et l'Éternel dit : Tu plains la plante, et moi je n'aurais pas pitié de Ninive la Grande Ville‘? »

Jonas s’aflige jusqu’à la mort à cause de la plante flétrie, comme Gilgamès à cause de la Plante de Vie, comme Babylone tout entière pleure Tammouz, la Pousse qui se fane :

Tu es la pousse que l’eau vive n’abreuva point, La fleur dont les racines furent arrachées de terre… Sur le Fils bien-aimé s'élèvent les pleurs.

Jonas, le prophète de la justice du Père, est vaincu par l'amour du Fils. « Comment n’aurais-je pas pitié ? Comment n’aimerais-je pas? dit, non pas Jéhovah, le Père, le dieu redoutable du Sinaï, mais Tammouz, le Fils, le dieu clément de Babylone.

L’antique texte sumérien : « Rends le bien à qui La fait le mal » semble nous apporter l'écho de quelque Sermon sur la montagne, prêché à une autre humanité. Cétte douce parole qui crée et détruit les mondes, ne serait-ce pas elle qui rendit muet le Sphinx d'Égypte, fit crouler la tour de Babel et précipita l’Atlantide au cœur des mers ?

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