Praïon : Critias
Les Atlantes sont les « fils des dieux » ou, comme nous le dirions aujourd’hui, des hommes-dieux. « L'homme s’exaltera d’un orgueil titanique, divin et alors viendra le Dieu-Homme », dit Ivan Karamazov, dans Dostoïevsky. De qui cela est-il dit? Des Atlantes ou de nous? Nous aussi ne sommes-nous pas des « fils des dieux », condamnés à l'avance, possédés d’un fol orgueil, altérés de grandeur et de puissance surhumaine, révoltés contre Dieu? Et une fin pareille à celle de l’Atlantide ne nous
attend-elle pas?
Ainsi, nous inclinant lentement et nous refroidissant, Nous approchons de notre commencement !.
Nous approchons du commencement et de la fin, car la fin des temps coïncide avec leur commencement dans
le cercle clos de l’Éternité.
Voilà pourquoi « personne n'a vu l'Égypte et le premier tu y entras ». Le premier de nous y entra celui qui est le plus près de l’Apocalypse.
Et voilà pourquoi l'Égypte nous fait cette double impression : d’une infinie antiquité et d'une nouveauté
également infinie.