‹ Les Mystères de L'OrientChapitre 36 sur 198 · PAC ONE CEE: SR 0 D EN DA TE RRSRPYAOE · texte numérisé non relu

PAC ONE CEE: SR 0 D EN DA TE RRSRPYAOE

XVIIT

Il est dans l’art égyptien une figure particulièrement aimée qui se répète fréquemment: une fillette adolescente de treize ans environ, une danseuse avec un luth ; son corps brun ambré, maigre, flexible comme la tige d’une fleur aquatique, les bouts brun rosé de ses seins pointus, enfantins et virginaux, toute sa nudité transparaît à travers les plis ruisselants du plus fin «lin royal», « l'air tissé ». Son visage, sauvagement pudique, est songeur ; il n’y a pas de sourire sur ses lèvres innocemment closes, mais elle est tout entière le sourire de la grâce

divine — nofert.

« Douce, tu es douce pour l'amour, Douce, tu es douce pour les grands, Douce, tu es douce pour les petits, Reine de l'amour entre les femmes, Fille des rois, tu lus douce pour l'amour * l»

Dans le sarcophage de granit d’Aménophis Il fut trouvée, sur le corps du défunt, une branche de mimosa; les tendres et légères feuilles de la sensitive devaient répondre par leur tremblement à la palpitation du cœur ressuscitant.

Voilà ce que signifie le nofert et voilà en quoi consiste le mystère de la « magie » égyptienne. Car qu'est-ce que l’éternelle, la vraie magie, sinon la victoire rem-

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