‹ Les Mystères de L'OrientChapitre 46 sur 198 · SCHILLER, 2. Texte égyplen · texte numérisé non relu

SCHILLER, 2. Texte égyplen

12h ÉGYPTE

Nous, dépravés par la facile et extérieure beauté grécoromaine, nous comprenons que l’on adore le Don charmant, la tendre colombe, le lion superbe et même le serpent mystérieux, mais le bouc impur, le féroce crocodile, la hideuse grenouille, il nous semble qu'il faut être fou pour les adorer. js oo. ne pas des fous. Ils comprennent

n'est pas saint dans l’animal. Ils excluent de leur adoration non seulement l’âne stupide et le pourceau malpropre, mais aussi le cheval de guerre si noble et si beau. Set, le mauvais dieu, le den de m guerre, est représenté par une bête fabuleuse, au museau intelligent, fin et pointu comme un bec d’oiseau, incarnation de la ruse non pas animale, mais sat ; e e : | 14el : anique et

LX VII

En cénér à ÿ nee Lo possède au plus haut degré po a mesure, de la clarté, de l’ordre, du calme hiératique.

Mais, en touchant au mystère de l’animal, elle perd soudain ce sens, s’enivre, s’aflole, tombe is PR comme le roi David qui chanta et dansa devant AM du Seigneur; elle cherche l’incommensurable Wal 8 fondre avec le Créateur qui ne connaît ni benne ni laideur, mais seulement la joie divine de créer ai

LA JOTE GÉLESTE DE LA TERRE

LX VIIT sa petite boule de fumier,

Le scarabée roule sur la terre a grande boule de feu, et

comme le soleil roule au ciel s voici l’humble insecte devenu le Scarabée sacré, le dieu

soleil, Ra.

Les babouins crient et sautent comme pou oici que huit babouins deviennent les

r glorifier

le soleil levant, el v huit grands dieux solaires.

L'ibis aux longues pattes parcourt les marais du Nil comme s’il arpentait la terre, et voici que l’Ibis est le dieu de la mesure et de la sagesse, Thot, l'Hermès Trismégiste.

Lorsque l’homme aime à le suivre, puis à le dépasser.

s le voyageur, l'attend et reprend sa course duisait à travers le désert, royaume de cal devenu le dieu Anubis, le

marche dans le désert, le chacal Il s'arrête, tourne

la tête ver comme sl le con la mort. Et voici le cha Guide des morts, « celui qui ouvre les voies éternelles ».

Après l'inondation, les créatures paraissent naître ans la vase humide et chaude du Nil, ’efforçant vainement de sortir ; une l’autre est encore ina-

spontanément d grouillent, remuent, s moitié de corps est déjà formée, ans le Noun, matière originelle, naissent

chevée. Ainsi d érieux à

les huit grands dieux d'Hermopolis, êtres myst e grenouilles, rampant dans la vase ivins du chaos. Que veut pour la

têtes de serpents et d antique, avortons animaux et d dire cette légende? L’homme n’a-t-il pas ici,

remière fois, jeté un regard dans le suprême mystère Ju 8 3

de la nature, mystère du développement, de la génération, de la vie ou de la mort, dans le mystère de ce que nous appelons « l’évolution créatrice »?

Une multitude innombrable de petites grenouilles vertes apparaissent soudain dans les déserts les plus secs de l’Afrique Centrale après les averses orageuses du printemps et remplissent les flaques d’eau d’un coassement D mgeutin et tendre comme le chant du rossignol. Les indigènes s’imaginent que ces grenouilles, matla-matlo tombent des nues; en réalité, elles sommeillent séndaht

4e à a sécheresse hivernale, cachées dans des trous profonds

à à à près des racines des buissons, et lorsque les pluies commencent, elles sortent de leurs trous — surgissent des tombes, ressuscitent!.

À ici ls Et voici la grande déesse Heket, l'énorme grenouille verte trônant dans le sanctuaire de Denderah, sur l'autel des dieux -F i aide à be sn Sage-Femme qui aide à la seconde naissance, à la résurrection d’Osiris.

Des premiers sit istiani É siècl £ P es du christianisme en Egypte nous est parvenue une lampe d'église en forme de grenouille avec cette devise : « ’Eyw Ze Avéoraois — Je suis la Résurrection ».

Certes, ils étai è ei Le A, S Eat plus près que nous du Seigneur, ces ARE es qui n'ont pas craint de comparer à une humble créature Celui qui est venu sauver toute créature.

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