Peix., Il
ES RSA À ai È 3 mort, rien. Il n’y a là que des indices qui semblent à dessein brefs et obscurs. « Je sais tout, mais ma bouche garde un silence pieux », dit Hérodote! et toute l'Égypte pourrait le répéter. Il
Sur une stèle d’Ikernofer, principal trésorier du pharaon Ousertèsène [IT (Moyen empire), s’est conservée la seule inscription sur les mystères d’Osiris célébrés dans le sanctuaire d'Abydos. Mais elle non plus ne dit presque rien sur la mort de l’'Homme-Osiris, ni sur la façon dont il fut tué. Les « passions d’Osiris » étaient représentées yp un drame (c'est donc ici, en Égypte, et non en Grèce, l’origine du théâtre) comme les passions de Notre- Seigneur dans les mystères du Moyen-Age. Mais elles n'étaient représentées que pour les initiés, la foule ne les voyait pas; et s’il y avait la scène du meurtre, elle était encore plus secrète : dans le silence un cri soudain retentissait, la grande lamentation d’Isis sur Osiris mort.
On dirait que toute l'Égypte, tournant le dos à Osiris qui meurt, regarde vers le Dieu qui ressuscite : elle ne veut pas voir la souffrance ni la mort. Alors, d’où saitelle que la mort et la souffrance sont divines? Quelle lumière avait pour elle éclairé cet ineffable mystère? Où en est la source — derrière ou devant, au commencement