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Déjà les Égyptiens préhistoriques de la nécropole de
OSIRIS,, M OMNDARIEMADIU RESSUSGITÉ 171
Naggadah, en traçant le contour de Sahu, de « l'ombre des », du «corps pneumatique », pressentent peut-être qu'il est plus grand que le corps nt et que, traversant le firmament, « le ciel de cristal », il s'élève vers les astres. Ce n’est pas sans motif que par la suite, l'autre monde, « la seconde terre », Tuat, n’est plus sur cette terre, mais au ciel, et que les Iles Bienheureuses,
pass !
alu, sont dans la Voie Lactée h n sl 7 Mais la terre ne s’anéantit pas dans Île ciel : elle s’y LS \ u 4 PA Wei » 1C à transforme. Si haut que l’âme s'élève, elle descend
parfois sur la terre. La vie des morts ressemble € aux
jours où ils respiraient encore sur la terre ».
XLVIT
« Que je me promène chaque jour au bord de mon Pa ; que mon âme vollige sur les branches des arbres
que ] mores..
être arrêté dans mon chemin... que mon Ka soit libre'. »
C'est précisément cette liberté. cet essor de la terre vers le ciel et du ciel vers la terre, qui caractérise la
résurrection égyptienne.
j'ai |: à que je me rafraichisse sous mes SYCoque je monte au ciel et que j'en descende sans
XEVHI
Qu'il me soit permis d'accomplir toutes les méta-
1, Livre des Morts.
morphoses que je désirerai », dit un mort. Il peut être tout ce qu'il veut: astre, dieu. homme, animal, plante.
« Je suis le pur lotus épanoui au bord du ciel et qui embaume les narines du dieu Soleil. » — « Je suis l'hirondelle, je suis l’hirondelle ! Je suis le scorpion, fils du Soleil. » — « Je suis le serpent, fils de la terre. » — « Je suis le crocodile, roi de l’Épouvante. » — « Je suis celui qui est dans l’œil du Soleil?. »
La survie en des corps multiples est pour les Hindous le châtiment de nos fautes, Karma ; pour les Égyptiens, c’est une récompense.
Mais ces métamorphoses ne sont pas la transmigration des âmes, comme le pensait Hérodote”. L'âme de l’homme ne peut entrer dans un nouveau corps nirenaître, parce que le corps, projection de la personnalité, est irrépétable, unique, autant que la personnalité elle-même. A une personnalité unique correspondent une seule naissance el une seule mort.
Dans l'Égypte personnelle la métempsychose ne pouvait pas exister, de même que dans l’Inde impersonnelle, elle ne pouvait pas ne pas exister. Et nous savons eflectivement que cette doctrine, la fleur de la mystique indienne, fut apportée d'Orient en Europe‘.