‹ Les Mystères de L'OrientChapitre 87 sur 198 · Rozavov : Le Monde occulle · texte numérisé non relu

Rozavov : Le Monde occulle

il était venu, de ce monde-ci dans l’autre. Et la déesse remplace le membre humain, empirique, terrestre, par un phallus surnaturel, transcendant, divin, par « l’image sacrée » en bois de sycomore. C’est elle précisément qui, dans les phallophories égyptiennes, symbolise la résurrection.

Le Fils se détourne du sexe paternel. Pour le Fils, c’est ce qu'il y a dans le Père de plus terrible, de plus mystérieux, de plus invisible, de plus inconcevable, de plus transcendant. Et pour nous aussi, qui vivons sous le Testament du Fils, le sexe est inconcevable dans le Père,

Parlant de la fille d'Israël, le Seigneur dit : « Passant auprès de toi, je te vis étendue par terre, baignée dans ton sang. Et je te dis : Vis dans ton sang... Et tu grandis et Lu parvins à une parfaite beauté; tes seins se sont dressés, tes cheveux ont poussé et ce fut pour toi le temps de l’amour. Et j’étendis le pan de mon manteau sur toi el je couvris ta nudité... Et tu fus à Moi'. »

Nos yeux lisent, mais ne voient pas. C’est là le sens des paroles de Sephora : « tu m’es le fiancé du sang par la circoncision » ; c’est l’union nuptiale de Dieu avec Israël. Dieu est l’époux, et Israël, l'épouse. A travers le sexe masculin empirique circoncis (circoncision — castration atténuée) apparaît le sexe transcendant, féminin, car,

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