Luc, XX
2. Mawerre: Danderach, IV, 68-50, pl. go. — Monavr: Rois el dienx d'Egypte, 36, pl. 10.
« ‘Le visage d’Isis rayonne. Entourant Osiris de ses ailes, elle se lamente sur son frère. Elle dresse les membres de celui dont le cœur a cessé de battre, et tire la semence du mort'. »
La sœur s’accouplant avec le frère, la mère avec le fils, l’animal avec le cadavre, — quel amas d’horreurs et d’abominations sexuelles jusque dans le Saint des Saints, le cœur même de l'Égypte !
Oh ! certes, nul parmi les impies, les castrats, les débauchés que nous sommes ne se demande comment la fleur la plus parfumée, la plus céleste de la terre —
l'Égypte — a pu éclore de cette horreur, de cette abomination !
LIT Viens dans ta demeure, viens dans ta demeure, Bien O le premier né d’entre les morts ! [aimé !
Tous nos cœurs ne sont-ils pas enivrés
D'amour pour toi, l’'Être Bon, le Triomphant ?
Les hommes et les dieux tendent leurs bras vers toi, Te cherchant comme l’enfant cherche sa mère... Viens donc vers nous!... Viens dans ta demeure !... Regarde-moi, je suis ta sœur !
Je t'aime, ne t’éloigne pas!
O bel adolescent, viens dans ta demeure,
Je veux te revoir, je veux te revoir !
Viens chez ta sœur, chez lon épouse,
O toi dont le cœur a cessé de battre !
La face des dieux et des hommes se tourne vers Loi Et tous ensemble te pleurent...