Lacrance : nstitutions divines, LV
monde. Si la racine est l’Égypt ; ; i e et l’arbr anité à gypte t l'arbre l’humanité, . qu'avec l'arbre que la racine sera arrachée: et si e Testament ’èr "Égypte : ël, fut l'origi | dite ent du Père, de l'Égypte à Israël, fut l'origine : ii principe du monde, ce principe subsistera jusqu’à 4 . Le £ov à £ À ! & a fin. I Eg) pte non seulement fut dans les siècles, mais sera aussi dans l'éternité.
L'é \2ER SRE sh à 1e mn .
; ais Egypte n'est pas derrière, mais devant nous. out notre 1 à è = de Houvernent, tout notre « progrès » n’est qu'illusion. Nous pensions avancer, mais nous reculions et nous avons abouti à l’ agi i i ces uti àl anthropophagie. Pourquoi ce fruit ee progrès » qui a déjà müri chez un peuple chrétien, ne eee j ATEA Au ne mürirait-il pas dans toute l'humanité?
siri i IX, S im a i i ne dieu de la paix, supprima l’anthropophagie, el et rétabli Set, dieu de la guerre, la rétablit. Le monde a com- MAR EE FA mencé par l'Égypte, et il finit par nous. Hélas ! quel commencement glorieux et quelle fin misérable !
Oui, notre progrès n’est qu'illusion et mensonge. En POLE En wi comparaison de l'Égypte nous ne sommes que des sauvages € s ! IS y" 1 g t des pauvres. Mais, malgré toute notre misère, nous aurions pu t ans DrOgTrè 1 1 tu L | trouver dans le progrès non illusoire ce q anque à l'Égypte ; nous sommes tombés plus bas CA ù . L ÿ mais nous aurions pu nous élever plus haut qu’elle ; nous
périssons, Mais nous aurions pu nous sauver plus sûrement qu’elle. 1
Le point de départ de l'Égypte, n'est-ce pas la luite
L'AUETUN 0D DODGE 217
entre deux principes inconciliables, le Mal et le Bien, entre Set et Osiris ? On pourrait le croire, mais, en réalité, il n’en est pas ainsi.
Qui est Osiris, l'Égypte le sait, mais elle ne sait pas qui est Set : le mal ou un autre bien, la négation où une autre aflirmation, le démon ou un autre Dieu? Cela, l'Égypte ne le sait pas, elle ne peut ou ne veut pas le savoir, car elle ne fait pas entre Dieu et Satan un choix définitif. [l y a là, dans sa volonté religieuse, un dua-
lisme insoluble.
I n'y a pas qu’une seule Égypte ; il y en a deux: la Basse et la Haute, celle du Nord et celle du Sud, la Rouge et la Blanche, la terre de Set et la terre d’Osiris ou de Horus, car Horus est l'Osiris ressuscité.
Après le duel de Set et de Horus, leur père, le dieu de la terre, Geb, partagea entre eux l'Égypte. « Ainsi ils se réconcilièrent, devinrent frères et ne se disputèrent plus. »
« Réconciliez-vous donc, leur dit la déesse Isis, cela vaut-mieux pour vous que de vous déchirer l’un l’autre. En vérité le dieu Thot (dieu de la mesure) étanchera vos larmes. »
Voilà pourquoi le centre de l'Égypte, le sanctuaire de Ptah, dieu suprême de Memphis, est nommé Balance des deux Terres. Sur l’un des plateaux de cette balance est posée la Haute-Égypte, royaume de Horus; sur l’autre, la Basse-Égypte, royaume de Set. Et l'équilibre de celte balance est l’immobilité éternelle.
Set-Hor ou Set-Osiris, un seul corps à deux têtes, incarne cette dualité religieuse de l'Égypte‘. Et sur le front du roi s'unissent aussi deux couronnes, l’une blanche, l’autre rouge, celle de Horus et celle de Set. Le nom du roi est Sel-Neb, Hor-Neb : Set parfait, Horus parfait.
Cette dualité existe non seulement dans ce monde, mais aussi dans l’autre. Horus et Set prenant les deux mains du mort l’enlèvent au ciel”. Set n’est terrible que pour les faibles, mais, après que le mort a lutté et vaincu, il se réconcilie avec lui.
Pour nous ce Dieu double, Usiri-Seti, Hor-Seti, est de tous les dieux le plus impossible, le plus inconcevable : Dieu-Satan.
L'Egypte elle-même lutte, parlagée entre son aversion el son altrait pour Set, frère d'Osiris et fratricide. Les Toutmès el les Ramsès, rois guerriers, rétablissent son culte. Mais dans une inscription funéraire le pharaon Seti [*, dont le nom vient du dieu Set, se nomme Usiri (Osiris), pour ne point prononcer le nom trop terrible de Set. Trop terrible ou trop saint? L'Égypte ellemême ne le sait pas, ne peut ou ne veut pas le savoir. 11 y a là une taie sur l'œil de l'Égypte.
Elle maudit Set, mais pas complètement ; elle le bénit.