‹ Les Mystères de L'OrientChapitre 100 sur 198 · AI ICNOID IN LP E GP TE · texte numérisé non relu

AI ICNOID IN LP E GP TE

mais pas complètement non plus. A peine les Toutmès el les Ramsès ont-ils tracé son nom que les derniers rois du nouveau règne l’effacent, le grattent, le brisent à Coups de marteau. La bienveillante, la tranquille, la pacifique Égypte se détourne irrésistiblement du dieu de la guerre. Fraternité ou fratricide, paix ou guerre, Osiris ou Set ?

4 É HUE Cette question sans réponse, c'est toute l'Egypte.

L'équilibre de la balance de Memphis est instable. La RTE EN paix entre Dieu et Satan n’est pas sûre : à peine récon ciliés, ils recommencent la guerre. Chaque matin Set est vaincu par Horus, chaque soir, Horus par Set, et cette

lutte n’a pas de fin.

Set n'est pas Satan : dans la religion égyptenne, Satan, le mal suprême, n'existe point parce qu'il n'ya pas de | ê i : fin absolus:

lutte suprême, de dynamique, de but, de fin . 8 Est-il nécessaire qu'il y ait une fin? L'Egypte l’ignore,

el c’est là sa faiblesse.

I semble qu'en Égypte l’homme ait déjà goûté se fruits de l’Arbre de la Science, mais leur poison ne s est pas encore répandu dans ses veines ; déjà fécntee s’éveille du rêve édénique, mais il n’est pas encore éveillé ; déjà il est chassé du Paradis, mais il s’arrête encore sur

le seuil et regarde en arrière.

sn ÉGYPTE

L'homine est sorti des mains de Dieu; la source de la lumière est derrière lui ; l'Égypte s'éloigne de la lumière, et la lumière s’affaiblit. La dualité religieuse de l'Égypte, c’est précisément cet affaiblissement de la lumière, le crépuscule qui vient.

Dans la lumière originelle, la résurrection coïncide avec la fin de ce monde et le commencement de l’autre, tandis que dans le crépuscule qui vient l’idée de la fin s’obscurcit; les deux mondes se confondent sans s’unir, et la résurrection devient la rénovation de la vie, Nemanch. Tout ce qui se passe dans le temps se répète dans l’éternité avec une parfaite identité.

Une feuille sèche, tombant de l'arbre, tournoie dans l’air : elle tombera et tournoiera toujours, d’éternité en éternité, dans des répétitions innombrables.

Soudain, comme les parcelles de verre d’un kaléidoscope, les détails les plus vulgaires de la vie se juxtaposent dans un ensemble connu et inconnu, étranger et familier, et je sens avec une précision transcendante que :

Tout cela fut déjà, Mais je ne sais plus quand.

Les cycles cosmiques se répètent, et la fin de chaque cycle est le commencement d’un autre. Ou plutôt il n’y a ni commencement ni fin, mais seulement la suite, le retour du cycle éternel.

Le nem-anch égyptien, c’est l’apocatastase des Orphi-

ques, le renouvellement du monde. « 1aqure qu'à qu intervalles, les astres s’écartant de leur la terre est détruit par atastase : les étoiles

finiment longs route, tout ce qui € trouve sur

le feu. C’est alors que se produit l’apoc

1 Ë imitive, le monde reprenant dans le ciel leur place pr s

recommence‘. »

Dans le monde nouveau, corps, revit, meurt encore, el

l'âme réintègre le vieux ainsi toujours, sans fin. La C'est le mouvement

de : mn roue tourne sans but dans l'air.

», horreur

immobile, l’horreur de la « mauvaise infinité”

des crépuscules égyptiens.

t une momie éternelle, un mort ressuscilant

Ostris es ns car il n'y a pas de

loujours, mais jamais ressuscité, s de résurrection définitive, mais seulement un effort infini

vers elle.

Le mystère de la transcendance divine subsiste dans la doctrine des prêtres, mais s’est déjà perdu dans la Roanne populaire. L'idée du Dieu qui domine le monde s’efface;

ais la confusion de deux ordres. |

ce n’est plus l'union m :

mais on

On se souvient encore que l’homme sera Dieu,

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