‹ Les mystères de l'universChapitre 12 sur 12 · V. — NOTES COMPLÉMENTAIRES · texte numérisé non relu

V. — NOTES COMPLÉMENTAIRES

Causerie sur les voyants, extatiques, mystiques, etc.

Je viens de tomber sur un livre qui était dans ma bibliothèque ; c’est : Les Ressuscités , de Delaage Henri, 1855. 3 e édition. Cet auteur, connue beaucoup d’autres, est très religieux, trop religieux même, car il oppose à tout, les textes bibliques et discute comme un prêtre convaincu.

Il dit entre autres choses que pour distinguer la folie d'un humain, de l’état d’un clairvoyant réel ce n’est pas difficile. En ellel, le caractère de la folie est l’absence du sentiment réel et la différence d’opinion avec la vérité religieuse et traditionnelle. Les voyants réels sont inspirés par Dieu, et verseraient jusqu’à la dernière goutte de leur sang, plutôt (pie de se mettre eu opposition avec les enseignements de la tradition religieuse, c'est-à-dire avec les dogmes de l'Eglise Chrétienne .

Voilà une opinion (pii est réellement tout à fait partiale, malgré que M. Delaage ne fût pas prêtre, et cela fait comprendre encore mieux l’intransigeance du clergé.

Mais où a-t-il pu puiser que tous les clairvoyants et clairaudiants véritables et non atteints de folie hallucinatoire (s/c), étaient obligés d’accepter les dogmes faux de l’Eglise?

Pour combattre cette idée, il me suffira de dire (pie

ut

celle opinion implique que les Mahomélans, les Indiens, les Fakirs, les Chinois, etc., ne peuvent avoir parmi eux aucun clairvoyant réel, attendu que ces humains étrangers à la religion Chrétienne, parleront de Boitdha, de Confucius, de Mahomet, etc., et nieront la divinité de Jésus-Christ. Ils seront donc tous des fous, d’après M. Delaage. Je ne veux pas revenir sur cette question (jue j’ai développée, mais j’estime qu’il peut y avoir des mystiques, des clairvoyants réels dans toutes les religions et tous les pays. Seulement un extatique exaltera ses sentiments quels qu’ils soient. Bien plus, presque tous les célèbres mystiques et clairvoyants, à la façon de Swedenborg, étaient des réformateurs des idées de leur religion, et par conséquent des hérétiques et schismatiques.

Je conçois très bien ce que peut être un clairvoyant, et cela n’a aucun rapport avec les idées religieuses que l’on peut avoir. Cependant, comme on s’occupe de mystères se passant dans l’occulte, tout médium est amené à s’occuper de questions religieuses.

La clairaudience est un phénomène plus rare, qui dénote un degré beaucoup plus avancé que la clairvoyance. Dans ce cas, l’Fsprit qui se fait entendre, met ses organes en rapport avec les organes de perception de Fouie du médium. Quant à moi, je vois très souvent des Esprits me parler, mais il est très rare que j'entende des sons exprimés par leur voix. Jeanne d’Arc jouissait de ce privilège à un haut degré; car la voyante de Prévorst, Mme HauiV, (pii était un grand médium, n’entendait les Esprits qu’à l’état de trance, tandis que Jeanne d’Arc les entendait étant à l’état de veille. Moi aussi dans un certain état qui est peut-être la trance, je les entends, et je me souviens des paroles prononcées, tandis que Mme Hauff n’en conservait pas le

WmM

LES MYSTÈRES DE l’lNIVERS

souvenir. Mais dès qu’elle tombait eu état magnétique, elle se rappelait de tout, car sa vie consciente était en dehors de sa vie avec les Esprits.

C’est encore, à mon avis, un argument qui milite en faveur de mon opinion que l’état de médium est du a un état de séparation plus ou moins marqué entre l’âme et l’Esprit ou plutôt le mansprit. Ce dernier terme sera commode, lorsqu’on voudra parler de l’Esprit personnel du médium, et non des Esprits étrangers à ce médium. Le mansprit est très probablement ce (pie d’autres auteurs ont appelé l’Inconscient, le sousconscient, la conscience subliminale, etc. Peu à peu on arrivera à éliminer les expressions vicieuses et à adopter celle qui paraîtra le mieux répondre aux faits réels.

A ce propos, j’ai été surpris et charmé en meme temps, lorsque j’ai lu le livre de la voyante de Prévorst, traduit par le docteur Dusart, de constater (pie Mme llauir, faisait comme moi cette différence entre Paine et l’Esprit de son corps.

Il est bien regrettable qu’elle n’ait pas donné son opinion sur les origines de Pâme et de l’Esprit des humains. Autrement dit, j’aurais bien voulu savoir si elle admettait, comfne les Spirites, que l’Esprit provient de l’incarnation d’un Esprit du monde occulte dans le fœtus, fait que je nie absolument, comme contraire à la logique, parce que cette incarnation a lieu après oubli du passé de cet Esprit, d’après les spirites.

En Esprit peut-il entrer en état de trouble, et oublier tout à couj) toute sa vie passée? Notons que l’Esprit, a la mort du corps, retrouverait sa mémoire. Nous ne connaissons que l’état magnétique qui mette l Elre psychique dans l’état d’oubli momentané. Telle personne qui est réveillée après une séance d’hypnotisme-, a oublié totalement les paroles qu’elle a prononcées

tKJiUitiW.*- ■ J I

LES MYSTÈRES DE l’uMVERS

pendant l'hypnose. Il faudra il que l’Esprit incarné fut dans cet état, ou un autre état analogue hypnotique, qui lui permette de passer sa vie dans un corps humain, tout en ayant oublié sa vie passée. Mais alors cet Esprit étant hypnotisé avant son entrée dans Je fœtus ne serait plus responsaldc de ses actes. 11 ne serait plus qu’un instrument, un fantoche mû par le maître qui l’aurait plongé dans cet état d’oubli. Car comment admettre que, seul, il se donne cette petite mort? En voilà assez sur ce sujet (pie j'ai déjà discuté à d’autres points de vue.

Dans ma conception, quand un Esprit change de corps éthéré pour progresser, il le fait par une sorte de mort de ce corps éthéré qu’il va abandonner. C’est pai* l’abandon de toutes ces enveloppes, qu’il quitte successivement que les substances composant son corps s’épurent forcément; mais j’avoue que je ne sais pas comment se fait cet abandon de la deuxième enveloppe et des autres. 11 peut se faire sans une mort réelle, comme celle des Etres matériels, c’est tout ce (pie je sais. Puis la vie de l’Esprit devient de plus en plus longue à mesure que son corps s’épure par l’abandon des substances qui le rendaient lourd et impur.

C’est cette dernière raison qui fait que les humains sont en général en rapport avec des Esprits d’ordre inférieur, qui ont encore leur premier corps éthéré.

Je rappelle que la substance des corps est l’enveloppe où résident nos besoins et nos passions attachés à ces substances inférieures, à l’dme et à l’Esprit. Chez l'Esprit, la substance charnelle est remplacée par une autre correspondante mais de l’ordre éthéré qui lui tient lieu de chair; c’est-à-dire comme il était avant la matérialisation des premiers humains.

On peut admettre que le corps de la Divinité est le

degré maximum de pureté (|u’uu Etre puisse atteindre. Il en résulte qu’à mesure (pie le corps de l’Esprit s'é |)ure il se rapproche de la Divinité Créatrice. L’Esprit étant une créature, ne pourra jamais atteindre ce degré maximum de pureté corporelle, car dans ce dernier cas, il retournerait à son Créateur. Telle serait cependant la fin glorieuse et idéale des Êtres issus du corps de la Divinité, à la fin de son cycle complet d’existence.

Note sur le maintien de la vie à l’état latent chez les germes et les Êtres qui reviennent à la vie active, après suspension apparente de la vie active.

Tous les philosophes, biologistes, physiologistes qui voudront discuter les questions relatives aux phénomènes de la vie, de Pâme, etc., ne pourront guère que rester obscurs et incomplets, parce qu’ils auront négligé l’intervention de Dieu, des substances éthérées, ou des puissances occultes qui échappent à la science actuelle. Mais l’étude des phénomènes occultes s’imposera aux savants, en présence de faits retentissants et sensationnels, lisseront donc obligés d’admettre dans les phénomènes matériels l’intervention possible et même certaine d’Ètrès éthérés, et ensuite de substances éthérées jouant un rôle capital dans la matière inerte et organisée du monde matériel. Ces derniers facteurs sont toujours négligés par les savants officiels, et ceux qui ont écrit sur les forces et puissances occultes sont encore regardés comme des rêveurs.

Il se produira une réaction si violente parmi les savants officiels lorsque l’académie des sciences aura admis la réalité des faits et phénomènes occultes, qu’ils seront les premiers à en abuser. On les verra fouiller

LES MYSTÈRES I)E lVnIVEUS

les vieux livres, et Lois noms oubliés on inconnus des savants officiels deviendront populaires et célèbres.

Je serai probablement mort avant cette réaction forcée, car la vérité est obligée de faire son chemin avec la liberté de conscience. Je me bornerai à résoudre ici une difficulté sur laquelle on a épuisé beaucoup d’encre sans arriver à rien, et se rapportant au titre de cette note. J’ai dit <[ue la raison en était l’oubli de la façon dont le corps des Etres était constitué, et que les savants négligeaient la substance éthérée et impalpable qui entre dans la composition de ces corps.

Les monobies vivantes dont l’agrégat constitue le corps d’un Etre, sont en effet doubles, c’est-à-dire, qu’une partie est matérielle et l’autre éthérée (Ces monobies sont à peu près, ce que d’autres ont appelé les cellules des corps vivants). Eh bien on se demande pourquoi un germe peut revenir à la vie après deux ou trois mille ans, comme les grains de blé de la momie d’Égypte; on se demande par quel miracle des poissons, des crapauds et d'autres Etres ont pu rester gelés plusieurs jours, étant raides comme des glaçons et être rappelés à la vie à la température normale dans leur milieu habituel.

Je suis heureux de donner ici l’application de mes conceptions si fécondes en résultats. C’est que tout simplement la substance éthérée qui accompagne les monobies de ces Etres gelés ne se trouve pas altérée par cet abaissement de température. La congélation de ces Etres à sang froid ne subit pas une décomposition telle que les éléments du sang se trouvent altérés. Mais cette congélation arrête les phénomènes de la vie active, puisque la circulation du sang ne peut plus s’effectuer.

Tant que l’organisation matérielle de l’Etre n’aura

ees mystères-de l univers

pas été altérée, ce retour sera possible, que la congélation ait duré dix secondes ou dix jours et même davantage. Le principe de la vie n’est pas contenu dans la substance matérielle de l’Etre, car le principe directeur de l’existence d’un Etre est contenue dans son âme étliérée et dans son Esprit.

Je ne veux pas discuter ici la question de savoir si tous les Etres ont et une âme et un Esprit. Il me suffira de dire (pie beaucoup de savants leur accordent une âme. Et cette concession me suffira pour déclarer que Taine étant un des principes capitaux de la vie, qu’elle tient à l’état de puissance vitale, il est clair que la substance étliérée de Taine ne se congèle pas. C’est pour cela que les poissons gelés étant remis dans de l’eau liquide, se retrouvent dans les conditions voulues pour ([ue la vie en apparence suspendue, puisse reprendre à une température normale oii les monobies sont à l’état de vie active {voir ma loi à ce sujet).

11 en sera de même pour les germes, grains, graines, etc., etc., qui contiennent un germe, un grain éthéré, et qui sont les sosies éthérés de ces Etres ayant l’aspect matériel unique, pour certains savants.

De même les Etres qui entrent en léthargie l’hiver se trouvent dans un cas analogue : je n’ai pas à y revenir. Les infusoires desséchés, comme les rotifères sont aussi dans le même cas.

Href, il faut absolument s’habituer à accorder la suprématie directrice de la vie des Etres, non pas aux substances matérielles organisées, mais bien aux substances éthérées organisées pour remplir ce but directeur. Ce sont elles, comme je l’ai expliqué, qui dirigent le processus des germes qui se développent au sein de la terre, aussi bien que dans l’œuf du poulet ou du fœtus humain.

-.naiîKttttto

332 LES MYSTÈRES DE ClNIVERS

Il est clair que si on congelait un homme, il ne pourrait revenir à la vie, parce que son sang se décomposerait par congélation. Il y aurait alors altération profonde dans l'un des éléments principaux qui sont nécessaires à la vie de l’homme.

Des Etres peuvent être desséchés de la même façon, comme certaines fougères ou cryptogames et reprendre la vie active, lorsqu’on leur ajoute l’eau qui leur manquait, comme aux infusoires rotifères, afin de permettre la circulation vitale. Si les substances éthérées n’entraient pas dans la constitution des corps des Etres, ce serait en vain qu’on chercherait à expliquer ces retours à la vie active; et c’est pour avoir négligé cet élément éthéré si important que de grands savants y ont échoué.

Ils sentent bien qu'il doit exister un principe, quelque chose en dehors de cette matière organisée visible; mais quel scandale pour un savant officiel d’oser parler de substances éthérées, qui pour eux, n’existent pas officiellement. Ses collègues en seraient attristés pour eux et pour lui...

Ame de la Terre.

N’oublions pas en outre que tous les Etres sont plongés dans l’Esprit éthéré de la Terre, qui lui sert d’âme intelligente. Or, quelle est cette âme de la Terre, sinon une infime partie de la Divinité Universelle, dont les facultés s’exercent sur notre Planète (J’entends par âme, l’Esprit qui a pour siège notre globe). Cette partie de la Divinité peut-elle être considérée comme le Cénie de notre Terre ? Cela est probable, car le mode d’exercice des facultés divines, dépend de la nature même des substances qui composent notre Planète, de telle

sorte que ces mêmes facultés s’exercèrent différemment sur des Planètes différentes.

C’est une loi générale, analogue à celle qui est cause que la chaleur et la lumière exercent leurs facultés différemment et produisent des effets très variés selon la nature des substances frappées par les vibrations de la lumière et de la chaleur. C’est ce qui fait que le mental de la Terre, son Génie animique, semblera un Etre différent de celui qui anime la Planète Vénus par exemple. J’ai même dit que l’âme de notre Planète me paraissait Satanique, à cause des motifs (pie j’ai indiqués ; ce (pii en définitif produisait un monde mauvais et inférieur.

Mais allons plus loin, sans nous préoccuper de celte âme terrestre, et n’ayons pas peur de pousser les déductions des principes qui constituent les bases fondamentales de mes conceptions. J’ai dit cpie l’éther cosmique était l’agent qui remplissait le rôle du corps de la Divinité universelle, (pie cet agent soit le corps réel, ou qu'il soit l’agent dont le corps réel se sert, peu importe.

Je dirai comme pour le fameux principe de Newton : (tout se passe comme si les corps s’attiraient réellement selon les lois indiquées), je dirai donc : tout se passe comme si l’éther cosmique était réellement l’agent corporel de la Divinité Universelle ou de l’Esprit. Ce principe est très fécond, et on peut marcher hardiment en l’appliquant. Déjà il résoud la question (pii m’avait si fort embarrassé au début : où pouvait se trouver le principe créateur dans le chaos primitif. La réponse est bien simple, puisque l’Esprit coexiste avec la matière, et que nous le concevons sous une forme mieux connue qui est l’éther cosmique qui est partout.

On conçoit des lors que l’Esprit ne peut exercer ses facultés ([lie là où se trouve de la matière, et que par suite les soleils et les planètes sont des centres d’activité de l’Esprit ou de la Divinité, quel que soit le nom que les savants timides voudront lui donner.

Allons plus loin encore : Le corps d’un Etre doit être vivant, si réellement cet Etre Universel existe. Je ne puis refuser cette déduction logique, et voyons où elle va nous conduire, si ma conception est vraie... Eli bien ! elle nous conduit à admettre que sur notre Planète, comme sur tous les corps célestes, tous les Etres vivants ou en germes, sont plongés dans le corps vivant de l’Esprit.

Vous avez bien lu : les Etres sont plongés dans le corps vivant et par suiLe vivifiant de la Divinité ou EspriL créateur. Dès lors en dehors des créations premières des Etres, arrivées comme je l’ai expliqué, un germe plongé dans le sol se trouverait en contact avec le corps vivifiant de l’Esprit, de la Divinité, de Pâme de la Terre. L’Esprit pourrait donc encore exercer ses facultés vivifiantes sur les germes quelconques et les aider à naître et ensuite à se développer selon les lois naturelles propres à chaque espèce d’Etre. Ce serait grâce à la partie éthérée, qui contient le germe et les Etres, que l’Esprit serait en communion directe avec tous les Etres vivants et quelconques qui peuplent les Planètes.

En remontant à la note précédente, on pourrait donc aussi admettre une action directe et vivifiante, des facultés vivifiantes entrevues dans l’éLher cosmique, qui joue le rôle d’âme terrestre, s’appliquant à l’âme particulière de l’Etre vivifié, germe ou autre animal gelé ou en léthargie. C’est aussi ce qui doit se passer pour les arbres, qui perdent leurs feuilles l’hiver, et dont la

vio parait suspendue. Dans ce cas LcUet général est frappant et semble bien tenir aune cause générale contenue en dehors des arbres en question.

(Question de température, dira-t-on ?

La chaleur n'est pas une cause nécessaire et suffisante de la vie. Elle est sans doute nécessaire; mais insuffisante; car la chaleur seule, sans un principe vital, ne saurait allumer la vie.

Sans doute les occultistes ont du attaquer ces questions dans leurs ouvrages, en parler avec des termes symboliques, ou employer des mots barbares qu’ils ne comprennent pas toujours eux-mêmes.

J’aurai au moins le mérite d’avoir employé un langage peut-être très incorret et peu cabalistique; mais tout le monde saura me comprendre sans être docteur en cabale et sans connaître à fond le Talinud et les six ou Séphirots. J’aurai posé des jalons tels, que les philosophes et les penseurs si jamais ils me lisent, auront des bases nouvelles qui pourront devenir le point de départ de toute une nouvelle philosophie méthodique, débarrassée de termes cabalistiques, qui avaient éloigné de ces études les savants qui aiment la clarté.

Note sur l’influence du milieu sur les dimensions des Êtres vivants appelés à peupler ce milieu.

En feuilletant aujourd’hui un vieu x Magasin pittoresque de 18^0, j’ai lu un court entrefilet intitulé : Singulière observation sur les Poissons rouges. Le voici : Des poissons rouges âgés d’un an et longs de 3 centimètres, furent mis dans un étroit bocal. Il y restèrent onze années saps grandir sensiblement. Transportés alors dans un large bassin ils commencèrent à croître avec une telle rapidité qu’au bout de dix mois, leur longueur atteignait près de

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10 centimètres. Signé : observation de M. Bory Sainl- Vincent. Cette note vient à point, malgré le hasard qui est grand, pour confirmer ceLte loi naturelle que j’avais déjà énoncée dans mes mémoires; à savoir que les dimensions des Etres vivants correspondaient sûrement avec les dimensions du milieu où ces Etres étaient appelés à vivre.

C’est ainsi que je disais (pie l’Etre créateur ne placerait jamais dans une petite île ou un petit lac de grands animaux; et que la baleine était le plus grand des Etres parce que la mer était l’élément occupant sur la Terre la plus grande surface d’un seul tenant. Je disais aussi (pic dans Elle Bourbon, que j’ai visitée, on ne rencontrait pas de grands animaux, à cause des dimensions de cette petite île. Je disais que si un étang, ou un nouveau lac se formait, il ne tarderait pas être peuplé de poissons, voulant dire par là (pie le principe créateur existait toujours, et (pie les poissons en question seraient en rapport avec les dimensions du nouveau lac.

Je suis tellement convaincu de la réalité de celte loi, que si on pouvait affirmer (pie les éléphants de l’île Ceylan n’ont pas éLé transportés dans celle île, de dimensions assez grandes pourtant, on pourrait affirmer que cetLe île a du jadis être reliée au continent asiatique. Ce serait alors un cataclysme ou un abaissement du sol, qui aurait séparé Ceylan du continent, ce qui aurait permis que la faune et la flore de cette île, fussent semblables à celle du continent voisin, y compris les éléphants faits prisonniers dans cette île. Les grands fleuves ont les plus grands poissons d’eau douce, ainsi (pie les plus grands lacs. J’ignore si la mer Caspienne a de grands souffleurs; mais elle ne le devrait pas, si elle a toujours été séparée de la mer Méditerranée par des passages élroits...

Ces exemples sont très instructifs, pour indique l'idée directrice que l’âme de la Terre l’Esprit qui est partout) imprime sur la vie de tous les Etres, dont elle règle meme les dimensions. Cette haute et divine direction existant, elle ne peut être qu’intelligente et favorable à la prospérité des différentes races d’Etres.

Quelle est en effet la raison, pour laquelle la croissance des poissons rouges, forcés de vivre dans un étroit bocal, se trouvait pour ainsi dire suspendue ? Evidemment ces poissons n’étaient pas les maîtres de croître ou d’arrêter cette croissance. lia donc fallu I intervention intelligente de l’Esprit qui veille à tout, pour les maintenir petits, afin qu’ils soient plus à leur aise dans ce bocal.

J’ai déjà signalé un fait analogue de l’arrêt delà multiplication des souris blanches enfermées dans une cage de 50 centimètres de longueur. Au début le couple que j y avais mis, se multiplia très rapidement. Cuis quand la cage fut encombrée, je m’attendais à peupler une deuxième cage... Eli bien pas du tout, les couples devinrent stériles, et les souris ne faisaient plus de petits. Mieux encore quand elles en faisaient, le père et la mère les tuaient en les saignant tous au même endroit et ne laissaient pas vivre leurs petits. G’esL absolument comme si une suggestion impérative, contraire à toutes les lois d’amour des parents pour leurs petits, les avait forcés à devenir les meurtriers de ces nouveau-nés ! Cette cage trop peuplée était devenue évidemment un enfer pour ces souris, et les parents ne laissèrent plus vivre leur progéniture puis parurent stériles ensuite. d ont le monde peut répéter cette expérience qui indique une haute direction occulte qui guide la vie des

Etres.

Ceux-ci raisonnent quand même mieux que nous le

JÆS MYSTÈRES DK l'uNIYKIIS

croyons, cm* j’ai, lu deux exemples anllient i<[nes, je crois, <1 ni se sont passés en Angleterre, pour deux chiens qui avaient été soignés par deux médecins dont les noms sont cités. Un chien amena, à sou tour, un autre chien blessé à la porte du médecin qui l’avait soigné malgré (pie son domicile en fut éloigné. lAar ses aboiements et voyant un gros chien ayant la patte en l’air, amené par le roquet qu’il reconnut, il comprit de suite de quoi il s’agissait et pansa le gros chien, à la satisfaction du petit. Le meme fait se renouvela pour le second chien cité. Les médecins étonnés prirent note de ces faits.

Si les êtres sont plongés dans un milieu intelligent éthéré, il serait facile de comprendre certains instincts dont la cause est ignorée. J’ai déjà donné d’autres explications, provenant de l’Esprit des bêtes, mais il serait possible (pie cet Esprit, que j’appelle des zoosprits, reçoive des inspirations de ce milieu intelligent et vivant. Ce milieu expliquerait pourquoi les pigeons voyageurs retrouvent leur route facilement; pourquoi un chat, que mes parents avaient fait transporter au-delà d’un fleuve dans un panier fermé, est revenu à la maison après une douzaine de jours, ayant repassé un pont long et étroit, et malgré une distance de deux kilomètres ; pourquoi des tortues de mer, qu’on place tournées vers la pleine terre, dans un épais fourré, se retournent de suite vers la mer qui les appelle, etc.

On pourrait se demander pourquoi tous les oiseaux ne jouissent pas du même privilège que les pigeons voyageurs. C’est là un mystère, qui ne serait pas résolu, (pielle que soit la cause réelle de cette faculté. Ou pourrait se demander pourquoi toutes les mouches ne construisent pas de ruches; ou pourquoi les castors sont si habiles à édifier leurs demeures, etc.

Ce que nous appelons les instincts, ou plutôt les fa-

cultés personnelles de chaque Etre, restera toujours un mystère, même la cause eu étant révélée, car on ne pourra que constater la variété de ces facultés. De même il y a des plantes dont il suffit de planter une feuille pour qu’elles se reproduisent, et d’autres qui ne prennent pas ou prennent difficilement en plantant toute une branche. H y a aussi des animaux qui restent un temps énorme sans avoir besoin de manger, pendant que d’autres ne peuvent supporter le jeune forcé : c’est ainsi, car ils ont été créés tels. Dans cet ordre d’idées, je citerai les poissons électriques, comme les gymnotes et les torpilles. Ce genre de poissons, capables de produire des décharges électriques, est rare. Mais je ne puis y voir le jeu d’un hasard malin, de la sélection, de la lutle pour la vie, du transformisme, du fameux protoplasma, cher aux Darwinistes ?

Je citerai encore la mouche scolie qui frappe de paralysie la chenille de la cétoine, afin qu’à l’éclosion de son œuf, la petite scolie puisse en faire sa nourriture, sans que la chenille meurre, avant qu’elle soit en état de prendre sa liberté. Or cette mouche ne se trompe pas et elle perce de son dard empoisonné la chenille entre les pâtes postérieures, c'est-à-dire le point où les centres nerveux sont réunis. En outre, la jeune scolie dévore cette chenille vivante, sans attaquer un seul organe assez important pour entraîner la mort de sa proie. N’est-ce pas absolument merveilleux, ces connaissances que nul anatomiste humain n’aurait eues ?

Dans la mer, l’aclinie et la Physalie du fond des mers, agissent comme la scolie.

Elles frappent leurs proies de paralysie, au moyen de leurs venins situés à l’extrémité de longs filaments et injectent leurs hypnotoxines (mot proposé par MM. Richet et Portier). De cette façon, elles peuvent dévorer

LES MYSTÈRES DE l/UNIYERS

les animaux qui, ainsi paralysés, ne peuvent plus se défendre...

Quoiqu’on n’ail pas encore exploré les plus grands fonds, il faut supposer qu’ils sont peuplés, malgré les énormes pressions de la mer. A 1500 mètres, sous la pression de 150 atmosphères on trouve des poissons de grandeur et de formes analogues au merlan et au maquereau. Ces Etres étranges, portent le long du corps deux rangées d'ouvertures, par lesquelles, ils peuvent éclairer leur marche et voir leurs proies. Le lialosauropsis est de ce genre, et il peut fermer ses projecteurs de lumière au moyen d’opercules mobiles, afin de se protéger en se rendant invisible. Certaines pieuvres de grands fonds portent de 1800a ‘2000 appareils projecteurs de lumière, sous leurs abdomens, tentacules ou autour de leurs yeux. Elles peuvent s’éclairer ou s’éteindre à volonté, et ce qui est plus miraculeux, elles peuvent interposer entre leurs lentilles, qui projettent la lumière, des liquides qui colorent soit en bleu, en jaune ou en rouge les rayons émis; c’est-àdire les couleurs fondamentales. N’est-ce pas stupéfiant ?

Non, non, de toutes les façons, et par la diversité des facultés stupéfiantes des Etres, l'Esprit, c’est-à-dire la Divinité Créatrice, affirme sa profonde originalité dans ses œuvres variées et voulues. Comme l’a dit le grand Newton : Dieu qui a fait l’œil des animaux, devait connaître à fond l’optique, .l’ajoute que Dieu en créant les gymnotes, doit connaître à fond, et mieux que le plus fort de nos électriciens, le moyen de créer des piles électriques. Notons que ce problème serait pour nous insoluble. En effet le poisson a une chair conductrice; il est plongé dans un milieu conducteur. Ce sont de si mauvaises conditions, pour réaliser un appareil capable de garder une charge puissante électrique

LKS MYSTÈRES DE ï/UNlVICllS

«après l’avoir produite, que pas un humain n’arriverait à confectionner un appareil approchant de loin, la perfection de ceux des poissons électriques...

Plus j’étudie la nature, et plus je suis attristé devoir les nombreux partisans du célèbre Darwin, avec son triste transformisme. Cet homme avec ses vastes connaissances de naturaliste, avait l’esprit très étroit. Je défie de trouver un seul grand astronome qui n’ait pas cru à Dieu ou à la Divinité d’une manière quelconque !

Quand on songe que Darwin a voulu généraliser des faits particuliers, où l'homme tordait les lois de la nature, en l’empêchant de son mieux, de suivre sa voie naturelle, en modifiant des races d’animaux dômes*, tiques, c’est manquer de jugement! Je suis certain que le temps fera justice de cette œuvre néfaste, où ce mauvais philosophe n’a fait que masquer la vérité et jeter de la poudre aux yeux des gens aux vues courtes et superficielles. Les arguments se retourneront contre lui bientôt, et les vrais savants seront stupéfaits d’un pareil engouement. D’ailleurs il n’a rien inventé, mais certains mots renouvelés, rajeunis, anglicanisés ont fait fortune.

La lutte pour la vie a excusé les crimes de bien des gens, écrasant les faibles avec leur capital.

En attendant, et par suite des lois du transformisme du temps et des conditions favorables, il faut espérer, (pie si ses lois sont véritables, elles continueront «à se faire sentir. Cependant n’espérons pas que dans la suite des siècles, nous verrons les bancs d’huîtres, grâce au transformisme, se transformer en petits Darwin ou Uaeckel, grâce à la sélection et aux circonstances très favorables (l).

(1) Qu’on mo pardonne cette plaisanterie humoristique; car je n'en admire pas moins les très beaux travaux de Darwin et aussi ceux de

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LES MYSTÈRES RE l’üNIVERS

Non, vraiment, je ne peux pas comprendre celte rage elce plaisir, stupide et malsain, qu’ont certains humains à nier la Divinité, qui seule peut rendre compte des œuvres de la Nature. Cette Nature n’est que le résultat de la création, que les faux savants illogiques, confondent avec le Créateur.

La grandeur et Pharmonie de la Nature, 11 e peuvent nous donner qu’une bien faible idée de la grandeur de la Divinilé. C’est en regardant la voûte des cieux étoilés par une belle nuit bien pure, que le pauvre humain ignorant, se sent petit, bien petit, moins que rien, auprès de cet Etre colossal Universel et Inconcevable qu’il ose juger avec un savoir nul. Car je ne saurai trop le répéter, nous ne savons rien. Soyons francs et nous verrons que toute notre science se borne à essayer de décrire les phénomènes que nous voyons et leur succession. Mais le fond nous échappe totalement en tout et pour tout. Décrire le mieux possible ce que nos sens nous révèlent: voilà tout notre savoir.

Des dimensions absolues des objets et des Êtres sur les Planètes.

Quoique j’aie déjà traité cette question, la note que j’ai écrite au sujet des dimensions des Etres, par rapport au milieu où ils vivent, me fait songer que j’ai oublié de montrer qu ’011 peut en déduire que la grandeur des Etres dépend en définitive du diamètre de la Planète sur laquelle ils vivent, toutes proportions gardées bien entendu. Je ne veux pas dire que sur une grosse planète, les microbes seront plus gros ; ou bien qu’il n’y aura pas de microzoaires de la dimen-

M. Ilacckcl, mais comme naturalistes et zoologistes, je blâme leur façon de généraliser ce qui fut particulier et exceptionnel.

LES MYSTERES DE i/üNIVERS

sion (le ceux de notre globe : Non, on comprendra nia pensée, quand je dirai que sur une très petite Planète, il n’y aura pas d’animaux de la grandeur de la baleine et de l’éléphant par exemple, et que sans doute le règne humain sera composé d’Etres plus petits.

Tous ces faits vont paraître moins étranges, quand j’aurai dit (|ue beaucoup d’objets dont nous nous servons, ont des dimensions absolues, réglées par la masse de notre Planète (ou par le diamètre de notre Planète, par rapport aux diamètres des autres planètes, supposées d’égale densité). En effet un pendule oscille dans un temps donné, en vertu de la valeur de la gravité à la surface de notre Terre. Sa masse entre donc en jeu. Un ressort oscillera dans un temps donné, de telle sorte ([ue la masse de notre Planète interviendra. Nous ne serons donc pas libre de donner à un armature d’une bobine Ruhmkorff des dimensions quelconques, si nous voulons obtenir un certain nombre de vibrations rapides, meme en augmentant à proportion la force des éléments de pile qui actionnent ce trembleur.

Nous obtiendrons avec une petite armature très légère deux mille vibrations à la minute, par exemple. Avec une armature de 100 grammes, cela sera impossible, si elle oscille entre deux pivots librement, avec un simple ressort de rappel. En augmentant les dimensions de l’électro-aimant et la puissance des piles employées, nous arriverions à échauffer cette armature, et à la briser plutôt (pie de la faire vibrer au-delà d’une limite qui dépend de ses dimensions absolues.

C’est pour ce motif, que nous ne sommes pas libres de donner aux plaques de nos téléphones des dimensions quelconques. La meilleure grandeur est réglée d’avance et en rapport avec le nombre des vibrations de la voix humaine, et de la masse de notre Planète. Ce

LES MYSTKUES DE LÏ'NIYERS

qui veul dire que sur Jupiter nous poumons employer de plus gros téléphones et de plus grosses armalures aux bobines des électro-aimants, tout en obtenant un nombre de vibrations supérieures à celles obtenues sur notre Terre, avec les memes dimensions.

Uemarquons de suite que le temps entre dans la durée des vibrations des corps ; donc le temps absolu des pièces vibrantes ou oscillantes à la sufacc de la Terre, dépend de la masse de notre Planète.

La résistance des matériaux dépend de la masse terrestre, et nous ne sommes pas libres de donner aux pièces qui composent un pont en fer des dimensions quelconques. Tel pont, qui croulerait sur notre Planète pourrait parfaitement résister sur une autre Planète.

La rapidité de transmission de notre parole ou des sons, dépend aussi de la masse de notre Terre ; car la densité de Pair entre en facteur dans la formule qui règle la rapidité de cette transmission. Il en serait de meme d'une foule de phénomènes vibratoires et moléculaires, où la gravité intervient. L)e meme notre corps doit résister à plusieurs actions de pression de Pair et de gravité ou pesanteur, qui dépendent de la masse de notre Planète.

Je pourrais multiplier les exemples ; mais j’en ai dit assez pour montrer que cette harmonie entre les dimensions des Etres et meme des objets soumis à la gravitation, est toujours conservée par les lois fixes, immuables et mystérieuses, qui règlent la vie et le mouvement à la surface des Planètes.

Les savants officiels négligent toujours l’étude de la science occulte, sans laquelle il n’y aura pas de grand progrès accomplis dans aucune des sciences touchant à la philosophie, la physiologie, la biologie, la physique, la chimie, etc., etc. En négligeant Pexistence du monde

et des forces occultes, 1 inlluence directrice et prépondérante des substances élliérées et de l’éther cosmique, meme sur notre Planète, ils oublient les facteurs les plus importants et ne peuvent qu’errer. Non pas que je crois moi-même être arrivé à tout expliquer puisque je proclame ma profonde ignorance; mais j’aurai quand même ouvert des voies fécondes au progrès... Aussi, je puis sourire, quand je vois ces mêmes savants déclarer ([lie telle ou telle autre Planète ne peut pas être habitée attendu que sa densité voisine de Peau (comme Jupiter, Uranus, Neptune, et même Saturne, d’une densité inférieure à l’eau), ne le permettrait pas.

Mais 1 existence du monde occulte nous permet au contraire de supposer qu’entre les humains matériels (pie nous sommes, et les Etres éthérés de ce monde occulte, il peut exister des Etres intermédiaires ayant toutes sortes de densités. En outre leurs états corporels peuvent être tels, que les basses températures des Planètes supérieures, ou les températures élevées des Planètes inférieures, ne soient pas pour les habitants de ces terres du ciel, un obstacle quelconque à l’exercice des facultés de vivre...

Satan acheteur d’âmes. Lois naturelles des Puissances occultes. Révélations sur le Purgatoire d'après les saints et saintes.

La religion chrétienne enseigne que le démon tente les humains pour les perdre et les faire aller en enfer. La magie noire déclare que les humains peuvent faire des pactes avec Satan, Prince des Ténèbres, et même lui vendre leurs âmes, contre certains avantages débattus et acceptés.

Qu’y a-t-il de vrai au fond de tout cela ?

1° Il est certain que les humains sont tentés parleurs

LES MYSTÈRES DE ffüNIVERS

instincts naturels, et qu'ils doivent à leurs corps, à leurs sens et à leurs passions,d’être soMieitésà commettre des excès.

Km réalité, il faut bien se rendre compte que le mal n’est en général, que l’excès de l’exercice de nos facultés. Il n’y aurait qu’a étudier chacun des sept péchés capitaux (jour démontrer qu’ils sont la principale source des progrès de l'humanité. Retirez en effet aux hommes leurs passions de tous genres, et le progrès sera arrête. Jamais on ne vit un Saint faire progresser les humains, et c’est en cela que le mal est utile, et l’un des principaux excitants qui nous pousse à progresser en tout sens. La luxure est un mal, quand il est poussé à l’excès ; mais il est aussi l’une des sources du luxe, qui alimente tant d’industries et excite tous les artistes à peindre, à décorer, à sculpter, à bâtir des painis somptueux ; bref à orner les villes et nos demeures.

Le saint homme donnera de bons exemples moraux, et peut quelquefois être utile, quand il a du génie en plus. Par exemple, saint Vincent de Paul, par son exemple, son amour des pauvres enfants, a contribué à des fondations très utiles. Je veux simplement dire, (pic celui ((iii vit isolé, en ermite, comme un saint, [jour gagner pour lui , soi-disant le Paradis, ne sera utile â personne, et pas même à lui, car sa vie sera contre nature.

2° Les communautés de religieux et religieuses, qui ont entouré leurs cloîtres de murailles pour s'isoler du monde, croient lui être utile par leur prières pour les pécheurs, comme si les pénitences et les prières des autres pouvaient racheter les crimes d’autrui.

Oh ! je sais bien, que d’après les révélations de certaines Saintes, comme sainte Thérèse, sainte Lntgaide, sainte Madeleine de Pazzi, sainte Catherine de Gênes,

sainte Brigitte, sainte Françoise Komaine, et d une foule de saints, leur intercession auprès de Dieu, du Christ ou de la Vierge, avait été couronnée de succès. Il faudrait lire sur ce sujet le gros livre publié par l’abbé Louvet, en 1883 (Librairie Catholique), et intitulé: Le Purgatoire d'après les révélations des Saints.

L’abbé Louvet est un missionnaire apostolique, qu partit pour la Cochinchine, afin d’évangéliser les Annamites, au risque de subir le martyre. C’est donc un livre écrit très sincèrement, et il est recommandable à ce litre, comme livre écrit par un homme de bonne foi. Il y a donc toujours à glaner abondamment au milieu de ces pages absolument stupéfiantes, qui ne fout que confirmer largement, mes jugements si nombreux sur le plaisir que les Esprits ont h mystifier les mortels.

Je n’essaierai pas de transcrire l’une de ces mille histoires racontées par ces saints et pieux personnages: je vais en indiquer l’esprit. Ce sont eu général des évêques, des papes, des religieux ayant mené la vie sainte, des mortels condamnés au purgatoire pour péchés véniels, qui apparaissaient aux saintes ou saints, médiums mystiques à un haut degré, car ils jouissaient de la clairvoyance. Ces âmes leur apparaissaient avec des manteaux de flammes, et tout en larmes, pleurant leurs soultrances, de se voir nuit et jour rongés par ce feu ardent qui brûlait leur corps éthéré sans jamais le consumer.

« Elles s’écriaient : Ah ! si vous saviez ce que nous soutirons dans ces flammes ardentes, vous n’attendriez pas une seconde de plus, afin d’intercéder pour nous, auprès de la Vierge ou de notre Rédempteur ?

(< — Que puis-je donc faire pour vous, pauvres âmes en pleurs qui souffrez un pareil martyre?

« — Eh bien! priez pour nous, et demandez la fin de

nos lourinents. Dieu est bon et il nous fera miséricorde ! »

En général, la communauté, au récit de ce miracle, que tel pape, évoque ou religieux, était apparu dans la cellule de sainte Brigitte (ou de telle autre saint ou sainte), se mettait en prière; et au bout d’un temps assez court, sainte Brigitte annonçait à ses compagnes que la Vierge ou le Christ avait entendu leurs prières, et que l'âme en question, qui s’était nommée et souffrait au purgatoire, avait reçu la remise définitive de ses péchés et était montée au ciel, n’ayant plus son terrible manteau de flammes... etc., etc.

3° Le bon abbé Louvet raconte, toujours d’après les révélations des saintes, que le Purgatoire est divisé eu trois séjours où lésâmes souffrent différemment, selon la gravité de leurs péchés. Réellement, il a dû frémir en écrivant son livre, car dans le séjour où les âmes souffrent le plus, l'enfer du Dante ou des orientaux, est analogue à cette région du Purgatoire.

Je me borne à copier, page 96, les supplices que les âmes endurent dans la région où les peines sont les plus faibles. Il faut pour cela recourir à la célèbre vision de sainte Françoise Romaine.

<( Elle vit écrit en grosses lettres le mot : Purgatoire. Là sont renfermées les âmes qui ont commis des fautes légères, mais qui exigent cependant une expiation sensible. (On verra ce que cette Sainte entend par expiation sensible !)

« Cette région est partagée en trois zones distinctes. La première est comme un étang glacé; la seconde est remplie de poix mêlée d’huile bouillante; la troisième est remplie d’un métal qui ressemble à de l’or ou à de l’argent en fusion. Des anges, au nombre de trente-six, sont chargés par Dieu de plonger alternativement ces âmes, de l’étang glacé dans le bain d’huile bouillante

ou de métal, et ils s’acquittent de ce ministère, avec grand respect et grande charité , pour les pauvres âmes ainsi tourmentées. »

Remarquez ces anges, agissant avec respect et charité envers ces pauvres âmes tourmentées... Peste, quelle charité pour les anges du lion Dieu; et notez que si vous lisiez plus loin les causes de ces tourments et les petits péchés commis,ce serait blasphémer contre Dieu! Par exemple, telle âme souffre ce martyre, parce qu’elle aura oublié un dimanche d’aller à la messe, ou n’aura pas dit ses prières avec l’onction et la foi suffisantes.Péchés véniels punis terriblement !

Ma foi, je continue, car c’est fort instructif pour mon étude : « Enfin tout au fond de l’abîme et dans le voisinage de l'Enfer, est la troisième région, ou le Purgatoire inférieur, tout rempli d’un feu clair et pénétrant, en quoi il diffère du feu de l’enfer qui est obscur et ténébreux (< que le feu soit clair ou obscur , je n g vois guère de différence). Dans cette région inférieure, il y a aussi trois lieux séparés. Le premier où l’on souffre moins, pour les laïcs qui ont des fautes graves à expier; le second où les peines sont plus grandes pour les clercs, non encore honorés du sacerdoce, et pour les religieux et religieuses. Le troisième où les peines sont encore plus intolérables, pour les prêtres et pour les évêques.

Comme les peines doivent être progressives et que je n’ai décrit d’après la sainte, que celles des premières régions, je me demande ce qu elle aurait pu imaginer pour les autres dans sa candeur mystique ? D’ailleurs, plus loin dans ce livre, et presque à chaque page, ce ne sont que des supplices épouvantables, endurés par ces âmes des futurs élus, qui doivent s’estimer encore très heureuses d’avoir échappé aux tourments de l’en-

LES MYSTÈRES DE t/lNIVERS

fer, qui dépassent tout ce que notre imagination pourrait inventer.

Ces révélations, notons-le, sont données comme tout ce qu’il y a de plus réel, et affirmées par les prêtres pieux et les évêques. Ce livre a été publié sous le patronage de l’évêque Isidore de Samoa te, vicaire apostolique. Il dit que ces récits pourront être très utiles aux fidèles et aux religieux, dont le zèle s’est un peu refroidi, par suite de la profonde impression, que ces récits des peines à endurer, pourra faire sur eux, pour réveiller leur foi. Bref,il encourage à lire ce livre afin de connaître ce (pie nous risquons, pauvres humains, en n’accomplissant pas tous nos devoirs religieux.

Kn lisant ces pages ce serait à croire que Satan est devenu le chef de l’Eglise Chrétienne, pour (pie ces pieux personnages aient osé publier de pareilles cruautés pour les futurs élus, qui auront vécu saintement, mais ne seront pas en complet état de grâce!

J’estime qu’écrire un livre pareil, c’est blasphémer contre le Dieu Créateur et tout Puissant, et si en ce moment, ses miuistres-Esprits lisent mes lignes, ils doivent m’approuver.

Ce qui est plus intéressant et instructif, c’est (pie forcément, les Esprits révélateurs de ces absurdités cruelles, ne peuvent être (pie des auges ou de bons Esprits, d’après l’avis même de l’Eglise et de tout son clergé convaincu. Or, mettant toute question de chapelle à part, et examinant ces révélations au point de vue philosophique et occulte, nous sommes obligés de reconnaître (pie ces saints et saintes ont été, comme toujours, profondément mystifiés s’ils ont eu a flaire à des Esprits réels. Si non, ils ont eu des hallucinations ou des visions intérieures dues à leur mansprit per-

sonnel; et ils n’ont fait que reproduire les contes que l’on raconte dans les monastères.

.l’ai été élevé à Pont-Levoy, splendide abbaye, qui était dirigée par Monseigneur de Forges, avec lequel nous étions un peu parent, et qui était surveillée par des prêtres et (les diacres."foute la noblessedu Blaisois était représentée dans ce somptueux pensionnat. Je ne l’ai quitté qu’à 13 ans, pour me préparer à l’école navale. Hli bien! je me rappelle que j’avais plaisir à me faire raconter en promenade par les surveillants, tous les mystères des peines du Purgatoire, de l’Enfer, et aussi les histoires de magie et de sorcellerie qui ont cours parmi les prêtres. Il y avait par exemple l’histoire très intéressante de ce Juif qui, ayant percé une hostie consacrée avec un poignard, fut obligé de supplier le Seigneur Jésus-Christ de lui faire grâce, parce que le sang qui sortait de l’hostie perforée, menaçait de le noyer dans sa chambre sans qu’il put en sortir !... Tout cela me terrifiait, mais me captivait...

Dans le livre de l’abbé Louvet, on lit l'histoire d’un pauvre religieux qui portait cilice, se donnait la discipline, jeûnait, et passait ses nuits en prières... Néanmoins il apparut à la sainte, avec un manteau de flammes qui le brûlait atrocement.

Etonnée, la sainte lui dit : « Vous si pieux, si zélé, que nous invoquions comme notre protecteur et notre père,comment êtes-vous si durement puni?... »

« Il est vrai, répondit ce religieux, Dieu m’a fait la grâce de le servir de tout mon cœur, néanmoins je l’ai offensé souvent par la manière trop pressée dont je récitais mon bréviaire. D’autres fois je faisais mes prières sans y mettre assez de recueillement et à des heures autres que celles fixées par l’Eglise. Priez donc pour moi... etc... » La sainte pria,car il était condamné

LES MYSTÈ11ES DE l’uNIVEFIS

à six mois de Purgatoire pour ces peccadilles insignifiantes.

Notez que l’auteur n’a choisi que des révélations de saints, saintes et bienheureux canonisés, c’est-à-dire dont les visions furent reconnues par le Pape infaillible, être réelles, et provoquées par des anges, qui leur avaient révélé tout ce qu’ils avaient raconté de leur vivant.

Ce sont réellement de lourdes fautes que l’Eglise a commises, sans trop s’en rendre compte, car je le prédis, il arrivera un joui*, où toutes ces histoires de saints et saintes seront déterrées, comme étant du domaine des études et sciences occultes. Lorsque la réaction se sera faite dans le clan des savants officiels, ce sera alors, que toutes ces révélations seront passées au crible de la critique saine et indépendante; on démontrera leur absurdité, et que ces révélations furent de cru cl les mystifications.

5° Je reviens à mon litre. Satan ne peut exister, car Dieu tout Puissant serait illogique de tolérer près de lui un Lire passant son temps à lui désobéir et à contrecarrer tous ses desseins et ses lois de charité et de justice. Mais en réalité les humains n’ont pas, n’ont jamais aflaire à Dieu directement, car il reste Inconcevable, même pour les Esprits. Les humains ne peuvent avoir de rapports, qu’avec les bons et les mauvais Esprits.

On peut même affirmer qu’en général, nous n’avons de relations qu’avec de mauvais Esprits, et très rarement avec les bienveillants.Ce sont ces méchants,menteurs et mystificateurs Esprits, qui jouent les rôles de Satan pour les humains. Les Esprits tâchent pendant la vie d’un homme de l’accaparer s’ils le peuvent, lorsque les facultés et le génie de cet humain leur plaît, ou peuvent leur être utile ou agréable.

Comme l'humain se prépare son lot pendant sa vio, il est clair qu’il y a des chances pour qu'il reste après sa mort, en rapport avec les Esprits qui le hantaient pendant son existence matérielle, etdont il avait accepté le commerce... C'est eu ce sens, et seulement dans ce sens, que les Esprits (les démons),cherchent à accaparer tel humain de mérite à leurs yeux. Naturellement s’ils s’adressaient à des gredins en leur offrant tels avantages, ils trouveraient un nombre énorme d’humains prêts à pactiser avec eux. Mais ils n’ont pas besoin de rechercher ces derniers, dont le sort leur est connu.

b° Les Esprits suivent les lois naturelles.C’est-à-dire qu'ils soutiennent les forts et écrasent les faibles, quelle que soit leur moralité qui n’a rien à voir à cette manière de faire. Les humains sont des animaux de la création, et on sait que les blessés sont dévorés par leurs semblables,car tels sont leurs instincts. Il en résulte que l’homme de bien,faible ou le vaincu de la vie, sera écrasé par les Esprits, (pii n’aident jamais les faibles, mais les forts seulement, humains,moralement et physiquement vigoureux et énergiques. Ils ne font donc pas entrer le point de vue moral; et le faible, persécuté par eux, est certain de succomber, fut-ce un parfait honnête homme...

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