ÉPILOGUE
fenseurdu prisonnier fît connaître les relations qui s’étaient établies entre Caroline Walters et Fernanda chez Madame Lindley et ce fait était relevé principalement pour montrer que Fernanda avait été complice du meurtre de son enfant. Il expliqua ensuite l’intérêt qu’avait Fernanda à se débarrasser de William Dudley et de Madame Lindley et il conclut en faisant observer que le suicide de Lord et de Lady Holderness était une preuve suffisante de leur participation commune au double meurtre, dont l’un avait été imputé à l’Honorable Arthur Eaton. Le savant défenseur invoqua alors le témoignage de M. Bradford qui déposa sur l’analyse du poison et du contr • poison à laquelle il s’était livré, et aussi celui d’un coutelier qui déclara, avoir vendu le couteau figurant parmi les pièces de conviction «à un gentleman qu’il dépeignit et dont le signalement s’appliquait évidemment à Lord Holderness. L’avocat chargé de soutenir la poursuite criminelle abandonna l’accusation et l’Honorable Arthur Eaton fut immédiatement acquitté.
Nous ferons remarquer qu’il ne fut pas fait mention de la conversation qui avait eu lieu entre Magsman, le Gros Meg, et Carotte, conversation que Caroline avait entendue dans la prison de. Newgate et qu’elle avait rapportée à Arthur. Car le fait auquel il ôtait fait allusion n’avait aucun rapport avec l’affaire personnelle de ce jeune gentleman, et il ne voulait pas, sans nécessité, noircir la mémoire de Fernanda, plus qu’elle ne l’était déjà
Quand l’affaire d’Eatou fut terminée, Magsman et le Gi’os Meg le remplacèrent au banc des accusés pour répondre au crime de piraterie. Watkins et Bradley qui servaient avec les prisonniers à bord du Royal George. furent entendus comme témoins et leurs dépositions furent confirmées par celle de Paul Winnington, le marin seul survivant de tout l’équipage du Fire- Fly. Les charges furent complètement établies par ces témoignages et les Vieux bandits furent condamnés a être pendus sur le quai du Dock des Exécutions. Mais les coupables acceptèrent d’un air dégagé la sentence, dans la certitude où ils étaient qu’à l’aide de l’engagement extorqué au Prince do Galles, et que Carotte avait en sa possession, ils obtiendraient que leurs vies fussent épargnées.
Le lecteur se rappellera peut-être que Caroline avait écrit un billet à Rigden par lequel elle l’informait que le jeune Alfred qui avait volé les papiers de Florimel était employé par une femme nommée Price qui tenait une taverne mal famée dans Horslydown. Rigden n’était pas homme à laisser une injure sans vengeance et' il était tout particulièrement exaspéré contre le jeune homme à double face qui avait si complètement réussi à se jouer de lui. En conséquence, après avoir pris quelques informations sur la femme Price et sur son établissement de Horslydown, il se rendit au bureau de police de Bow Street et y déposa une plainte dans laquelle il a/tieulait que le jeune Alfred, incité à cette mauvaise action par certaines personnes habitant