ÉPILOGUE
ou fréquentant la taverne du Bâton du Paume dans Horslydown, lui avait volé une somme d’argent considérable. Comme de raison cette allégation n’était pas vraie, mais Rigden ne jugea pas prudent de parler de la liasse de titres et de papiers qui était parvenue entre ses mains d’une façon si peu honorable. Sur sa plainte des mandats d’arrestation fuent délivrés contre le jeune Alfred et contre Mary Price, et Crawley fut chargé de les mettre h exécution. En conséquence le soir même du jour ou Magsman et le Gros Meg passèrent aux assises d’Old Bai^ey, les limiers de Bow Street firent une descente dans Horslydown et emportèrent d’assaut le Bâton du Pauvre. Carotte et Alfred furent arrêtés, et un certain nombre d’individus qui étaient recherchés depuis longtemps pour leurs méfaits furent trouvés dans la taverne et mis en état d’arrestation. Ces personnes étaient Potence, Briggs, Miles, Dick, et le Grand Lord. L’établiss' ment fut soumis à une perquisition de la cave au grenier et une quantité considérable d’objets volés fut découverte. Mais parmi les divers articles qui tombèrent entre les mains de Crawley en cette occasion, était l’engagemeu* signé par le Prince de Galles de garantir la vie sauve à Joseph Warren et à Stephen Price.
Rien ne saurait rendre la rage de Potence et de Carotte, et le c^scspoir qu’elles éprouvèrent de cette mésaventure, mais leurs larmes aussi bien que leurs menaces furent inutiles et toute la bande des prisonniers arrêtés dans la taverne du Bâton du Pauvre, fut conduite en prison.
Le soir même l’engagement émanant du Priuce de Galles lui fut rendu, et quelques semaines après Crawley fut nommé gouverneur d’une prison en provinco avec un traitement de trois cents livres par an.
Nous devons aussi signaler que le soir même où les constables se livraient à leur descente dans Horslydownun événement épouvantable arrivait dans Grafton Street. Un uotable personnage qui demeurait porte h porte avec le Comte de Montgomery donnait un grand bal, et comme Eugène rentrait chez lui, après une visite chez la Marquise de Bellenden, au Prieuré, il observa un jeune garçon convenablement mis qui se tenait caché en face de la maison d’où s’échappaient des flots d’harmonie et de lumière. Le Comte n’avait pas donné grande attention à ce fait, attendu qu’il avait l’esprit préoccupé par le suicide de sa cousine Fernanda et de son mari ; mais s’étant mis à la fenêtre, vingt minutes ou une demie heure après, il vit le même enfant stationnant toujours devant la demeure de ses nobles voisins, et alors, dominé par le soupçon que ce jeune garçon avait quelque mauvaise intention, il sortit de chez lui et lui demanda pourquoi il rôdait ainsi dans le voisinage. Le jeune garçon se troubla et chercha à dissimuler sous ses vêtements quelque chose qu’il tenait à la main. Montgomery le saisit par le bras et insista pour savoir ce qu’il cachait ainsi; mais l’enfant se débattit pour reconquérir sa lihefté et dans la lutte l’ohjet qu’il cachait tomba à terre. Alors il y eut un bruit de Yerro brisé sùr le pavé instantanément suivi par