‹ Les mystères de la mainChapitre 10 sur 203 · LES TROIS MONDES · texte numérisé non relu

LES TROIS MONDES

Nous avons dit que les pasteurs chaldéens reconnurent d’abord l’existence des trois mondes : le monde matériel^ le monde moral et le monde divin.

C’est aussi par l’indication de ces trois mondes que Hermès ouvre la série des préceptes gravés sur la Table d’émeraude :

Il est vrai. — Il est certain sans erreur. — Il est de toute vérité.

11 est vrai ; — il est confirmé par l’expérience en physique : c’est le monde matériel ou positif.

Il est certain sans erreur ; — c’est la certitude dégagée de tout alliage d’erreur en philosophie : monde moral.

11 est de toute vérité; — c’est la vérité absolue indiquée par l’analogie dans le domaine de la religion ou de l’infini : monde divin.

Déjà nous rentrons dans l’analogie, qui est la clef de la magie, comme elle est la clef de toutes les sciences humaines.

Le ciel, la terre et l’enfer, correspondent :

Le ciel, au monde divin;

La terre, au monde moral;

L’enfer, lieu d’obscurité, au monde igno-

rant et privé de lumière.

Ce qui frappa ensuite les mages, ce fut le mystère de la création.

Deux personnes d’abord, le père et la mère, complétées par l’enfant.

Donc, le nombre trois dans les mondes, le nombre trois dans la création.

Le Ternaire fut pour eux le dogme harmonique, la clef de toutes les sciences et de tous les mystères.

« Les anciens Mages ayant observé que l’équilibre est en physique la loi universelle, et qu’il résulte de l’opposition apparente de deux forces, concluant de l’équilibre physique (de cpucrt?, nature) à l’équilibre métaphysique (de p.3Tacpua-.ç, au-dessus de la nature), déclarèrent qu’en Dieu, c’est-à-dire dans la première cause vivante et active, on devait reconnaître deux propriétés nécessaires l’une à l’autre : la stabilité et le mouvement équilibrés par la couronne, la force suprême »

Et, comme ils reconnaissaient dans le soleil le mystère du ternaire dans runité, ou trois dans un, — exemple • électricité , lumière, chaleur, formant le soleil, — ils conçurent trois personnes en Dieu et les définirent ainsi ;

Kether : Le pouvoir suprême, l’être incompréhensible, indéfinissable, l’être qui n’est pas dans la. science, qui n’existe pas dans notre reflet intellectuel ;

Chochmah : La sagesse, l’idéal de la souveraine raison, l’idéal, dont l’idéal le plus parfait ne saurait être

qu’un mirage;

Binah : L’intelligence, la liberté fondée sur l’ordre su-

i. Doyme cl riliiel de la haute mayie, pages 79 et 155.

prême, la puissance motrice de tout mouvement, la cause de toute initiative.

C’est-à-dire : le mouvement qui est le besoin de la vie, et la vie elle-même, occasionné par la lutte entre l’intelligence active et la sagesse résistante, équilibrées par la raison suprême,

Représentés par le triangle.

KETHER,

la l'aison suprême^ pouvoir équilibrant.

Binali, l’intelligence qui s’agite et porte en avant, g

Chochmah., la sagesse qui ré- \ q siste.

La nature offre le reflet incessant de la trinité pressentie par les mages.

« L’oxygène ’ se rend au pôle du mouvement, l’hydrogène au pôle de la résistance, et l’azote tantôt à l’un, tantôt à l’autre de ces deux pôles, suivant le rôle cju’il joue clans les combinaisons. 11 en est de même absolument des autres corps métalloïdes et métalliques.

« Partout c’est le mouvement acidifiant, le repos alcalisant et l’éiiuilibre entre les deux, représenté par l’azote et ses nuances. »

Page 1