‹ Les mystères de la mainChapitre 107 sur 203 · Voiinsed'Anacluusis t. Ub p. 181. l'aiis · texte numérisé non relu

Voiinsed'Anacluusis t. Ub p. 181. l'aiis

Quelle que soit la manière dont le système est présenté, C’est toujours Kether, Binali et Cliocmah.

C’est toujours la lutte du principe actif et du principe passif donnant le mouvement, source de la vie.

Le sens des leçons de Pythagore sur les nombres est que les nombres contiennent les éléments de toutes les choses et même de toutes les sciences. Pytliagore appliqua le système des nombres au inonde des esprits et résolut des problèmes parfaitement inconnus à notre arithmétique actuelle. Voici ce qu’a dit un savant à ce sujet, il y a plus de deux siècles :

« Le grand système du monde repose sur certaines bases d’harmonie, dont l’être, la forme et l’action de toutes choses, aussi bien spéciales que générales, sont une suite naturelle. Ces bases d’harmonie sont appelées nombres. Celui qui les connaît connaît les lois par lesquelles la nature existe, la comparaison de ses rapports, le genre et la mesure de leur elfet, le lien de toutes les choses et de tous les faits, la phj^sique et la mécanique du monde. Les nombres sont les vases invisibles des êtres, comme leurs corps en sont les vases visibles, c’est-àdire qu’il existe un double caractère des choses, un visible, et l’autre invisible. Le visible est la forme visible : le corps; la forme invisible, c’est le nombre. Et tout ce qui se présente ou se manifeste est le résultat d’une énergie intérieure, et cet énergie est le dégorgement d'une force. Les forces plus ou moins grandes proviennent des nombres réels, et l’énergie plus ou moins grande des nombres virtuels.

«Il y a évidemment dès enveloppes invisibles, car chaque être a un principe et une forme : mais le principe et la forme sont deux extrêmes qui ne peuvent jamais s’unir sans un certain lien qui les attache; c’est là la fonction du nombre. Comme les lois et les qualités des êtres sont écrites sur leur extérieur, les lois et les qualités des choses invisibles sont écrites sur les nombres invisibles; ou, puisque l’on reçoit des impressions de la sensibilité delà pensée par le moyen des sens, de même notre esprit reçoit des idées lucides de la position et de la destination invisible des choses aussitôt qu’il peut les saisir. Car l’idéal a, comme le physique, nombre , mesure et poids, dont la position n’est visible qu’à l’intelligence. Les véritables nombres du monde sont, il est vrai, infinis, mais leur marche est simple et directe, car tout repose sur les nombres fondamentaux de un à dix. Leur infinité repose sur le nombre infini et indéterminé des êtres en soi, et cela d’autant plus que les mêmes êtres ont plusieurs sortes de qualités. 11 y a donc des nombres pour le fond et la substance des êtres, leur effet, leur durée, et les degrés de leurs progrès (la progression). Toutes ces choses sont autant de stations où les rayons de la lumière divine s’arrêtent et jettent des reflets en arrière, tantôt pour représenter leur propre image, tantôt pour puiser dans ce même coup d’œil rétrograde une nouvelle vie, une nouvelle mesure, un nouveau poids. 11 y a aussi des nombres réunis pour exprimer les différents rapports et les différentes positions des êtres, leur action et leur eflét. Ainsi il y a des nombres centraux et des nombres de circonférence;

il y a aussi des nouibrus faux et des nombres impurs. Malgré leur réunion infinie, l’idée en est très-simple, car tout monte du premier chilfre fondamental jusqu’à dix et les nombres simples; et ceux-ci reposent de nouveau dans les quatre premiers nombres fondamentaux dont la réunion (l’addition) donne 10, d où résulte aussitôt brillamment la force inestimable du quaterne qui paraît folie aux gens de nos jours, parce qu’ils ne peuvent rien y comprendre. Nous vojmns ici, en quelque sorte, pourquoi le nombre 10 était si hautement sacré pour les P3dhagoriciens , c’était leur nombre le plus révéré, un véritable àfpr/Tov. Ils juraient par le nombre à, et un seiment par le saint rsTpàx.Tcç était le plus sacré que 1 on pût imaginer. En lui étaient toutes les symphonies et les forces de la nature. Dix était le nombre du monde, ou le Pan (Tvàv) absolu. Selon Pythagore, les nombres sont la base de l’esprit divin, et le moyen unique par lequel les choses elle -mêmes se montrent; l’union de tous les nombres réunis des mondes , ou la base de l’accord des êtres et de leurs eflets, forme l’harmonie du grand tout. C’est pourquoi Pythagore regardait l’astrologie et l’astronomie comme des branches étroitement enlacees d’une seule et même science '. »

„ Pythagore fait aussi une dillëronce entre les nombres et les chlllVes qui peuvent être comptés ; les premiers sont des destinations (terminationos, osd) et consistent seulement sur des grandeurs spirituelles; les seconds, au

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contraire, ont pour objet des choses corporelles et sont l’expression visil)le de l’invisible. Tous les chiffres spirituels sont, d’après Pythagore, des rayons, des rellets (einanationes) de l’unité, comme un ou V unité est le commencement des chiffres qui peuvent être comptés. Un est aussi le nom et le caractère du plus haut, du grand principe, du seul, de l’infini. Un est le centre de tout, le fond de chaque être, et de toutes les unités particulières qui ne sont pas absolues et nécessaires, mais qui sont des rayons médiats ou immédiats de l’unité absolue. Dix unités forment unité de dizaine jusqu’à cent; dix dizaines sont l’unité de cent, et ainsi de suite; toutes les grandes imités contiennent les petites, avec la conséquence que les petites sont contenues dans les grandes, et ainsi se produit l’assemblage mutuel. Et il en est de même dans la nature. Chaque monde supérieur contient toutes les unités subordonnées où les mondes inférieurs, et les plus petits prennent réciproquement part aux mondes, sphères, figures ou créatures supérieures, étant en qualité de subordonnés contenus en eux. Dans les centaines, par exemple, sont contenus tous les nombres depuis un jusqu’à cent, et dans la catégorie de VanirnaL tous les animaux de la création ; ei comme tous les nombres de un à cent se rapprochent de plus en plus, alors les animaux même les plus bas placés montent de leui degié en se levant et en croissant toujours, juscju a ce que leurs membres les plus distingués viennent se joindre a l’homme, sans cependant pouvoir atteindre a sa hauteui.

«La déviation infinie des races d’animaux en descendant

de l’une à l’autre exprime également les rapports du nombre dans le sens de l’unité éclatant en une infinité de débris. Cette méthode lumineuse venue de l’Orient correspond à celle selon laquelle les ordres les plus bas sortent des plus hauts, qui les contiennent en eux, et les pénètrent »

« Non-seulement les plus fameux philosophes , mais même les docteurs catholiques, entre autres ; saint Jérôme, saint Augustin, Origène, saint Ambroise, saint Grégoire de Nazianze, saint Athanase, saint Basile, saint Hilaire, Babanus, Bôdeet plusieurs autres, assurent qu’il y a une vertu admirable et efficace cachée dans les nombres »

(( Séverin Boëce dit que tout ce que la nature a fait d abord semble avoir été formé par le moyen des nombres, car ç’a été le principe modèle dans l’esprit du Créateur; de là est venue la quantité des éléments, de là les révolutions des temps; c’est de là que subsistent le mouvement des astres, le changement du ciel et l’état des nombres. 11 ne faut pas s’étonner, puisqu’il y a de si grandes vertus occultes et en si grand nombre dans les choses naturelles, qu’il y en ait dans les nombres de bien plus grandes, de plus cachées, plus merveilleuses, plus efficaces, paice qu’ils sont plus formels, plus parfaits, et qu’ils se trouvent clans les corps célestes".»

1 Oeschichte der magie, von Joseph Ermemoser, p. îî48. Leipzig, 1844. ( Traduction inédite.)

2. La Philo.sophie occulte de Gornelius Agrippa, La Haye, liv. 2, p. 215. 1727.

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