Voyage d Anncharsis, t. III, p. 183. Pari.s
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devint proportion et harmonie; le temps, la justice, l'amitié, l’intelligence, ne furent que des rapports de nombres, et comme les nombres qui composent le sacré quaternaire produisent en se réunissant [en s' additionnant ensemble) le nombre dix , le nombre quatre fut regardé comme le plus parfait de tous par cette réunion même. '» Nous avons dit que le nombre quatre représente les quatre éléments reconnus par les anciens kabbalistes: quatre , c’est donc la terre, la forme ; un est le principe
de vie,resprit: par conséquent cinq, c’est quatre et un, cinq, c’est donc l’esprit dominant les éléments, c’est la
quintessence. Aussi le pentagramme (étoile à cinq pointes) exprimait-il cette domination. Aussi le pentagramme à cinq pointes est-il le nombre de Jésus, dont le nom a cinq lettres, c’est le fils de Dieu
se faisant homme, c’est Jehova incarné.
C’est à l’aide du signe du pentagramme que les kabbalistes prétendent enchaîner les démons de l’air, les salamandres, les ondins et les gnomes.
Le pentagramme, c’est l’étoile ilamboyante des écoles gnostiques, mais c’est aussi selon que l’esprit sera plus ou moins pur pour diriger la matière, le bien ou le mal,
le jour ou la nuit.
Cinq, c’est l’esprit et ses formes.
La magie noire se sert du pentagramme, en mettant
{. Aristotclis opéra omnia qnæ exstaut grece cl latine, Metaph., l. 1\, liv. 1. cbap. V. page 2G9. l’arisiis, 1539.
en l’air deux de ses pointes, qui représentent l’antagonisme du bien et du mal, l’immobilité et l’ignorance par conséquent, puisque, le pentagramme étant ainsi placé, ces deux cornes dominent le ternaire qui, représentant l’influence de l’esprit divin, se trouve renversé.
Cinq devient ainsi un nombre funeste, un nombre mauvais placé sous le nom de Géburah, qui est le nombre de l’antagonisme, de l’autonomie, de la liberté excessive, et dont l’antagonisme provoque la rigueur.
Le pentagramme représente le corps humain, dont la pointe supérieure forme la tête; si la tête est en bas, c’est le signe de la folie .
La main, qui est un petit monde, donne aussi l’explication du nombre cinq : le pouce représente l’intelligence qui domine la matière représentée à son tour par les quatre doigts qui, sans le pouce, deviendraient presque inutiles. Le pouce positif s’oppose aux doigts négatifs. Le pouce, c’est donc l’esprit, c’est 1 intelligence humaine, donnant une valeur, une utilité aux quatre doigts, qui représentent la matière.
Les quatre membres qui font l’organisation de 1 homme si complète sont régis par la tête comme les doigts par le pouce, c’est toujours l’esprit et ses formes ; maintenant la tête peut donner une direction bonne et mauvaise. Nous n’avons pas besoin d’en dire davantage pour expliquer le nombre cinq.
Nous croyons devoir laisser ici une note écrite en corrigeant les épreuves, par notre éditeur,
marge, en
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M. Dentu. Nous sommes heureux en voyant des réflexions de cette valeur surgir de la lecture de notre livre. Dieu veuille qu’elle puisse en éveiller de semblables chez tous nos lecteurs! Voici cette note :
« La lecture de ce livre ouvre à la pensée de vastes horizons. Ainsi, d’après ce qui est dit ici, en élevant d’un degré, c’est-à-dire en plaçant au premier monde les qualités attribuées au pouce, ces qualités, devenues divines, représenteront la volonté, la foi; la logique, V espérance fondée sur la raison, et l’amour, la charité. Tandis que les qualités données par les autres doigts, même en les plaçant au premier monde, donneront des qualités humaines, c’est-à-dire d’une valeur presque nulle aux yeux de l’Éternel.
« Ainsi, la religion, la prudence, l’art, la science, dont on fait grand cas sur terre, et qui rendent illustres, seront effacés dans le ciel par les trois vertus théologales, qui sont seulement estimées dans le commerce de la vie. »
Le nombre SIX représente deux fois trois: c’est l’image des rapports du ciel et de la terre, c’est le triangle céleste dont le triangle terrestre est le reflet à rebours , comme le reflet d’un objet dans l’eau ; c’est 1 axiome gravé sur la table d’Ëmeraude : ce qui est en haut est comme ce qui est en bas; c’est la preuve de notre correspondance avec le ciel, c’est le nombre delà liberté et du travail divin : la liberté est en haut, le travail est en bas, il faut passer par tous les échelons du travail pour arriver à la liberté.
« Le nombre six est si parfait de lui-même qu’il résulte le même nombre de l’assemblage de ses parties'. »
Le septénaire est le nombre universel et absolu, puisqu’il contient le quaternaire, le ternaire, le quinaire et le binaire.
Le nombre SEPT est le nombre sacré dans tous les symboles, parce qu’il est composé du ternaire et du quaternaire. Le nombre sept représente le pouvoir magique dans toute sa force , c’est : l’esprit assisté de toutes les puissances élémentaires, c’est, comme cinq, l’esprit dominant la matière: mais ici l’esprit n’est plus représenté par îin, qui signifie l’esprit humain, mais par /row, qui représente Dieu, l’esprit de Dieu.
« Si le nombre sept n’était que dans l’arc-en-ciel, on pourrait le négliger peut-être, mais n’est-il pas partout, là principalement où il y a du mystère? Dieu l’a placé dans les sept jqurs de la création, et a fait aux hommes un commandement absolu d’en garder le souvenir dans la semaine; le nombre sept est dans l’arc-en-ciel , il est dans l’échelle musicale, dans les sacrements, dans les dons de l’Esprit saint, dans les vertus et dans les vices, c’est le nombre privilégié des prophètes; il remplit l’Apocalypse, c’est un nombre mystérieux, et le mystère qu’il renferme est donc d’une grande importance, puisque Dieu nous le remet si souvent devant les yeux -. »
1. Ln Philosophie occulte d’Agrippa, liv 2, p. 238. La Haye, 1727. 2- UHi inunies de l’élre, page 216, t- 1.