MAIN DE M. CONSTANT
La main de M. Constant, que nous donnons avec l’explication cliirognomonique des formes et chiromancique
des lignes, explique non-seulement son caractère, mais
fa vie tout entière; nous y retrouvons son enfance
maladive, ses exaltations religieuses, ses doutes, ses scrupules qui l’ont porté à quitter la carrière sacerdotale au moment de s’engager irrévocablement; ses entraînements irrésistibles vers le plaisir sensuel , suivis le lendemain de désirs d’ascétisme; ses alternatives d’orgueil, bien légitimes sans doute, et de l’insouciance la plus complète; et cette fatalité qui, pendant toute son existence, le pousse vers les sciences occultes pour lesquelles il a été créé et dont il porte tous les signes, en lui enlevant coup sur coup tout ce qui pouvait l’attacher à la vie réelle, et en dernier ses alTections les plus chères.
Chirognomonie. — Main courte , épaisse et grasse : aptitude aux plaisirs des sens, disposition à la synthèse plutôt qu’à l’analyse, conception de l’ensemble.
Pouce très-court : irrésolution, manque de persévérance, enthousiasme, découragement, insouciance.
Doigts lisses : impressionnabilité, spontanéité do jugement, sens artistique.
Doigts pointus : amour du merveilleux, tendances a vivre de la vie d’imagination plutôt que de la vie réelle, exaltation, extases.
Noeud philosophique : causalité, doute, combat entre les entixiînements de la foi et le besoin de se rendre compte et de demander des preuves à la foi , épauchements à cause du pouce court, tantôt dans un sens, tantôt dans un autre; à cause, du nœud philosophique, amour de l’indépendance, plus de logique que de volonté, indiquée par les deux premières phalanges du pouce.
Nous pourrions pousser plus loin cotte étude chirogno-
rnonique, mais M. Constant, en sa qualité de chiromancien, doit être surtout jugé par la chiromancie.
Examinons-la sous ce point de vue.
Chiromancie. — 1. Mont de Jupiter très-développé, mont important de la main : orgueil très-grand, ambition tournée vers la royauté scientifique, comme l’indiquent toutes les lignes très -remarquables de la main ; exaltation religieuse, mais par accès et combattue par le nœud philosophique des doigts
2. Ligne de vie brisée à sa naissance : enfance maladive, danger de mort, maladie continuelle dans le bas âge.
3. Triangle, sceau de Salomon qui vient rattacher et briser de nouveau la ligne de vie, conservéepar la ligne de l’autre ‘main : vie consacrée dès le début à l’étude des sciences occultes. Le compas et l’équerre ! entraînement fatal et irrisistible vers les sciences magiques.
h. Existence changée, vie nouvelle, partant du triangle : fluxion de poitrine, maladie mortelle, grand danger de mort.
5. Ligne de cœuir longue et riche : épanchements, disposition à aimer, élans d’affections; elle vient du mont de Jupiter, ce qui est signe d’ambition, d’orgueil.
G. Saturnienne, ligne de bonheur, s’arrêtant à la ligne de cœur : bonheur brisé par une alfection.
7. Une coupure sur la ligne du cœur : blessure morale, souffi-ance de cœur.
8. Ligne de tête longue et descendant un peu vers la lune: jugement sain, mais nlluencé parfois par l’imagination.
0. Triangle sacré à cause du jod qui se trouve au milieu du triangle : initiation -aux hautes sciences, à la kabbale.
10. Ligne du soleil : poésie, réputation, mérite scientifique, mais poésie fatale, parce que le mont de Saturne ou la fatalité va se jeter sur le mont du Soleil , tandis que de l’autre côté le mont de Mercure, qui, à cause du sceau de Salomon et du triangle sacré signifie ici la science hermétique, vient aussi envahir le mont du Soleil qui se trouve ainsi occupé par la fatalité et la science.
11. Ternaire sur le doigt du soleil, à la phalange matérielle : réalisation, c’est-à-dire vague sentiment poétique éveillé par la science et développé par la science.
12. Ligne allant de la troisième phalange de l’auriculaire à la seconde, en traversant les jointures ; c’est : science en germe éclairée par la logique, ou : éloquence pour exprimer la science.