PhUosniihic occulle, livre n, p. 271 et
2. Les llarwouics de l'étre exprimées par les nombres, t. II, p. 351, par Lacnria.
servitude et la liberté ; car 50 jours après que le peuple d’Israël fut sorti d’Égypte la loi fut donnée à Moïse sur le mont Sinaï. Cinquante jours après la résurrection le Saint-Esprit descendit sur les apôtres sur le mont Sion, d’où vient que ce nombre est un nombre de grâce et est attribué au Saint-Esprit.
Le nombre 60 pareillement était sacré chez les ÉgjqDtiens.
Le nombre 72 a une grande conformité avec le nombre 12; le Seigneur est invoque sous soixante*^douze noms.
Le nombre 100 marque une perfection complète.
Le nombre 1000 contient la perfection de toutes sortes de nombres, et est le cube du nombre dénaire, ce qui signifie une perfection consommée et absolue.
Selon plusieurs kabbalistes :
Les nombres simples représentent les choses divines. Les dixaines, les choses célestes.
Les centièmes, les choses terrestres.
Les millièmes, les choses du siècle â venir.
Sans nous avancer plus avant, sans chercher â deviner les hautes fonctions des nombres, nous donnerons dos résultats singuliers de leur assemblage, de leurs mélanges, empruntés à un ouvrage publié en 1852 sans nom d’auteur sous le titre : Recherches sur les fonctions providentielles des dates et des noms dans les annales de tous les peuples.
Dans ce volume l’auteur prouve par une foule d’exemples de tout genre qu’il existe un rapport constant entre le nom des rois d’une dynastie et la somme des chiffres de
la première ou de la dernière date, ou de ces deux dates réunies.
Gomme par exemple pour les Mérovingiens qui partent de Clodion en /|27 et s’arrêtent à Clnlderic II en 670. En additionnant ensemble les chiffres 427 on trouve 13 ; en additionnant ensemble riin sous l’autre les chiffres 670, on trouve 6 et 7 qui font 13, et l’on compte 13 rois de Clodion à Childeric II, dernier des Mérovingiens.
Autre genre de combinaison : Valois XIll.
Premier Valois : Philippe 8 lettres i Ensemble
Dernier Valois : Henri 5 113 lettres.
Henri de Valois 13 lettres.
Mais Fauteur ne s’arrête pas à une combinaison unique^ il manie les chiffres de toutes les manières, et obtient sans cesse les plus étonnants résultats.
« Chaque année génératrice, dit-il, n’est-elle pas en effet grosse de l’avenir puisque Fordonnance et la valeur de tous les caractères qui l’expriment sont éminemment prophétiques?
« Pour multiplier le miracle de ses allusions, cette année merveilleuse, comparable auProtée de la fable, se transforme avec la plus étonnante facilité. Qu’on double ses chiffres, qu’on les dédouble, qu’on les renverse ou qu’on les transpose, qu’ils soient additionnés, multipliés,
divisés, pris tantôt suivant leur quantité absolue, tantôt suivant leur puissance de position ; qu’on interroge le rang de chacun, qu’on fasse l’addition, soit partielle, soit totale des signes du millésime; ou bien encore qu’à la somme de ces signes on ajoute le millésime lui-même, de cette diversité de combinaisons de phases et de métamorphoses se dégagent des faisceaux de rayons qui, traversant avec la rapidité de la pensée de vastes milieux séculaires, vont frapper juste comme dans un but, de lointains événements, pour les signaler avec une incroyable précision*. »
Nous pourrions multiplier les exemples variés à l’infini qui remplissent tout un gros livre, nous nous contenterons de citer ceux qui touchent en quelque sorte à l’époque où nous vivons.
« Ainsi, la distance entre la naissance de saint Louis et celle de Louis XVI est de 539 ans. En ajoutant ces 539 ans à chacun des événements remarquables de la vie de saint Louis, on trouve un événement remarquable correspondant dans la vie de Louis XVI »
1. Recherches sur les fondions providentielles des dates et des noms dans les annales de tous les peuples, p. 267 et 268. Paris, Dentu, 1S52.