‹ Les mystères de la mainChapitre 141 sur 203 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

impressions des sens, quelquefois de la légèreté et de l’insouciance. »

C’est le pouce court de M. d’Arpentigny.

Allons toujours :

« Un nez creusé à la racine est un signe infaillible do faiblesse ou de mollesse *. »

Pouce très-court de M. d’Arpentigny.

Maintenant arrivons aux excès :

« Une légère bosse sur le nez est signe de poésie ^ »

La poésie est déjà un excès d’imagination.

(( Lorsque la voûte du nez est exagérée et trop prolongée, et qu’elle est en disproportion avec l’ensemble général, il faut s’attendre à quelque dérangement dans l’esprit^. »

Nous en arrivons ainsi logiquement au degré qui suit immédiatement la poésie.

La poésie est sublime; elle tient le milieu entre l’homme et l’ange. *

Si l’excitation va plus loin, l’homme ne pouvant arriver à l’ange, il lui faut alors dépouiller son enveloppe matérielle par un violent effort ; l’esprit, le mens part seul, le cadavre reste. Il n’est pas rare de voir des poètes perdre la raison.

On plaignait le Tasse fou ; on avait tort : son âme , étincelle divine, rayonnait dans un inonde supérieur.

Lavater vient donc appuyer notre système.

L Lavater, 1. 111, p. 72.

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