EN UAPPORT AVEC LES ASTRES
Notre article sur la physionomie nous semblerait incomplet si nous ne le terminions par l’exposition d’un système des anciens kabbalistes basé, comme le nôtre, sur les influences de la lumière astrale ou planétaire, mais appliqué d’une manière différente.
Nous désirons divulguer une science utile ; nous le désirons avec un cœur ardent et sincère. Aussi, nous supplions le lecteur de ne pas accepter à la légère l’exposé de cet intéressant système, et surtout de ne pas le rejeter sans l’avoir au moins essayé.
Là se trouve, selon nous, la base générale de toutes les sciences qui ont pour but l’étude de la connai,ssai}ce do l’iiomme.
La chirognomonie, la cliiromancie, la phrénologie viennent ensuite joindre le détail aux généralités.
Nous retrouvons encore ici le nombre sept.
Les anciens kabbalistes, comme nous l’avons dit plusieurs fois déjà, divisaient les hommes en sept catégories bien distinctes, dont chacune, tout en subissant l’influence plus véhémente d’un astre principal, pouvait recevoir aussi des autres astres des influences secondaires, expliquant ainsi par d’innombrables mélanges la variété infinie de l’espèce humaine.
Titien, par un calcul semblable, admettait sept couleurs principales, dont les mélanges, les superpositions, les glacis, produisaient une série interminable de tons, tout en conservant toujours une harmonie génératrice. Nous reconnaissons comme peintre la vérité de la théorie du Titien, et l’expérience nous a convaincu de la vé- | rité des assertions des anciens kabbalistes.
Une étude constante nous a conduit à analyser la lumière astrale que nous avons représentée à nos lecteurs comme l’aspir et l’expir de ràme universelle, comme | le mouvement ou ,1a lumière incessante, tantôt constatant sa présence par un clioc, tantôt poursuivant, latente, une marche qui ne s’arrête jamais.
Alors nous n’avons pas cherché à la définir; maintenant nous ferons un pas en avant, parce que nous croyons nous rendre plus intelligible en ne développant i qu’une à une les complications de notre système.
Selon nous, le grand fluide électrique, la lumière astrale, est composée des difiercnts fluides émanés des sept
astres principaux, comme la lumière est composée de sept rayons qui ont un seul point de concentration. Et de même qu’un objet, tout en revêtant de préférence une couleur principale, ne reflète pas les autres absolument, mais ne les annihile pas non plus, puisque telle ou telle circonstance peut les faire reparaître, comme la chimie nous en donne la preuve tous les jours; de même aussi les hommes attirent plus spécialement, soit par leur conformation héréditaire', soit par l’heure de leur naissance, rinlluence de la planète dominante au ciel. Ils en reçoivent la signature, comme les objets adoptent des couleurs.
Ce sont ces signatures que les kabbalistes ont signalées, et ce sont elles que nous venons démontrer et expliquer ici. Mais comme un acide peut changer une cou- -leur et la remplacer par un autre, soit primitive, soit mélangée, de même aussi la volonté, lorsqu’elle est trèsvéhémente, peut modifier et changer complètement le caractère natal.
La couleur est seulement absorbée par une combinaison nouvelle, comme le caractère est dominé par un puissant vouloir, et tous deux auront nécessairement des tendances à reparaître.
Les astres, dans leurs mouvements successifs, en tres-
1. Sî'lon les anciens astrologues, les sept astres prédominent chacun a lenr tour dans l’espace de 24 heures (formant le jour et la nuit). Lor.^qne les parents ont l’iin et l’antre un type pins .spécialement écrit, un accouchement peut, par harmonie sympathique, se trouver avancé ou retardé, pour s’accomplir pendant le temps de prédominanco de l’astre qui les intuence.
sant ensemble le réseau de leurs fluides dont chacun domine tour à tour, ne forment- ils pas les jeux de lumière qui donnent l’azur du ciel, les nuages sombres, les calmes, les tempêtes? Ne résulte-t-il pas de ce mouvement perpétuel une harmonie musicale dont nos sens trop obtus ne saisissent pas les divins accords et que les saints perçoivent dans leurs extases parce qu’ils étendent, par la sublimité de leurs pensées, les limites de l’organisation humaine? Pythagore le croyait ainsi, et les peintres ont placé des harpes dans les mains des anges comme les païens mettaient dans les mains de Pan^ l’univers, une flûte à sept tuyaux.
La lumière du soleil est-elle exclusivement nécessaire pour la création? «C’est le soleil, dit-on, qui donne l’existence aux végétaux et qui les entretient; mais ce grand agent de la nature, tout puissant qu’il est, n’est pas même la cause unique et déterminante de leur développement. Si le soleil invite la plupart de ceux de nos climats à ouvrir leurs fleurs, il en oblige d’autres à les fermer; tels sont dans ceux-ci la belle-de-nuit du Pérou et l’arbre triste des Moluques, qui ne fleurissent que la nuit. Son éloignement même de notre hémisphère n’y détruit point la puissance de la nature. C'est alors que végètent la plupart des mousses qui tapissent les rochers d un vert émeraude, et que les troncs d’arbres se couvrent, dans les lieux humides, de plantes imperceptibles i\ la vue qui les font paraître au milieu des glaces comme des colonnes de bronze. Ces végétations, au plus fort de l’iiiver, détruisent tous nos raisonnements sur les effets
universels de la chaleur, puisque des plantes d’une organisation si délicate semblent avoir besoin, pour se développer, de la plus douce température »
11 est évident pour nous, et ce passage de Bernardin de Saint-Pierre nous en fournit la preuve, qu’il y a des plantes sur lesquelles l’influence des planètes tristes, comme Saturne et la Lune, dominent parfois l’influence solaire. Plus tard, on restera convaincu, en appliquant ce système ii tout ce qui existe, que chaque planète a ses végétaux de prédilection qui naissent et croissent sous son influence, et ses minéraux favoris qu’elle marque de sa^signature comme elle en marque les hommes.
« Vous voyez (a dit Paracelse ) chaque herbe croître dans la forme qui lui convient. L’homme est aussi distingué par une forme spéciale parfaitement adaptée à son individualité. Et comme par la forme de l’herbe on reconnaît son espèce, on reconnaît aussi le caractère do l’homme par sa configuration. L’étude des signatures divines enseigne à donner à chaque chose son vrai nom, à ne pas appeler un loup brebis ou une colombe renard ; car ce vrai nom est écrit dans la forme même. La nature a établi des caractères spéciaux qui forment la signature de chaque membre, et à l’aide de ces signatures elle révèle les secrets les plus intimes de toute organisation humaine et de l’homme surtout L Rien de ce qui existe
1. Études de la nature, par Bernarrlia de Saint-Tierre, § 4, p. 98, Beaujonaii éditeur.
2. Paracelse, Philosophia sagax, t. II de scs œuvres, p. 547. Genève, mdlu.
n’est sans un signe particulier; seulement il faut le voir. »
Nos lecteurs nous sauront gré sans cloute de leur indiquer les principaux types donnés par les astres comme les anciens kabbalistes les avaient compris.
11 est bien entendu, nous le répétons encore, qu’un type peut dominer chez une personne, mais qu’il n’est jamais isolé. On reçoit à la naissance l’influence de plusieurs astres, soit de Jupiter, soit de Saturne, soit de Vénus. Seulement Jupiter dominera, par exemple, et Saturne et Vénus modifieront le caractère en y ajoutant leurs aptitudes diverses: ainsi l’on ne sera jamais nerveux, bilieux ou sanguin exclusivement; mais on pourra être nerveux, bilieux et sanguin ii la fois. Un de ces tempéraments dominera essentiellement sans doute, mais modifié par les deux autres.