‹ Les mystères de la mainChapitre 145 sur 203 · luid., p. 317. - 4. Ibid · texte numérisé non relu

luid., p. 317. - 4. Ibid

Des pommettes légèrement marquées sont un signe de froideur; des pommettes très-saillantes sont un signe d’égoïsme, et souvent de méchanceté.

Mais un signe certain, infaillible, c’est la largeur de la mâchoire.

Les lèvres sont sensuelles, elles goûtent, elles dégustent, elles aiment le plaisir.

Aux gens de plaisir, il faut des compagnons déplaisir.

Mais les mâchoires larges dévorent c’est l’avidité, l’égoïsme, le matérialisme à son dernier période; mais le matérialisme aveugle et sans entrailles.

Car elles représentent la matière dans le monde matériel. Rejetées sur le côté et comme isolées de la partie intelligente de la face, images du positivisme, elles obéissent aveuglément â leur seul instinct et broient ce qu’on leur donne â broyer.

Plus la mâchoire est large et plus l’instinct matériel domine; toutefois, cet instinct peut être combattu et amoindri par les organes de la-bienveillance, de l’idéa- j lité et de l’affectionnivité ; mais il y a toujours combat. | Si ces organes sont sans importance sur le crâne, l’é- | goïsme domine. j

La nature a été sage en donnant de larges mâchoires aux animaux carnassiei’s ; mais elle a été sage aussi [ en donnant de larges mâchoires aux gens avides, afin j qu’en leur mettant à la face le caractère principal do | la bête feroce, on dût nécessairement se défier d’eux.

Évitez donc les mâchoires larges, év’tez-les deux fois,

si, ce qui arrive presque toujours, le crâne est rétréci au sommet.

Enchaînez les boule-dogues ou fuyez -les, car on no peut en attendre que du mal.

En résumé, selon Lavater, toute cavité rem arqu aille dans le profil de la tête et, par conséquent dans sa forme, dénote faiblesse d’esprit. 11 semble que cette partie s’affaisse pour chercher un appui, comme un naturel faible cherche à s’étayer de secours étrangers.

Nous ne chercherons pas â expliquer minutieusement, aujourd’hui, la méthode de Lavater; mais si nous l’examinons en masse, nous verrons qu’il en est des traits du visage comme des muscles du corps, comme des proéminences du crâne: c’est-à-dire que plus un organe est développé en puissance, et plus il y a de qualités énergiques dans la sphère à laquelle il appartient.

Ainsi, dans le monde divin, un front large, haut, saillant, annonce l’intelligence.

Dans le monde abstr actif, un nez fort et ar((ué, des pommettes saillantes, une mâchoire large, dénotent l’amoition, l’orgueil, le désir de parvenir, et par suite l’égoïsme qui marche presque toujours à la suite des grandes passions.

Dans le monde matériel, un menton long et large, c’est sang-froid, sagacité dans les choses positives; un menton saillant et arrondi, c’est puissance dans la matière et au besoin sur la matière ; c’est direction habile et véhémente, utilisation bien entendue des choses matérielles; un menton tres-volumineux et chargé de graisse, c’est,

au contraire, influence énergique de la matière sur l’organisation.

Si le nez est court et le menton long, c’est la matière qui l’emporte sur la raison ; si les parties supérieures sont plus développées que le menton, c’est la raison qui l’emporte sur la matière; mais le menton ne doit jamais être fuyant ou trop petit.

Si la partie supérieure est très-développée et que la partie inférieure le soit aussi alors, il y a lutte entre l’intelligence et la matière, et de ces deux puissances diverses, qui apportent chacune une force différente, naît souvent une grande énergie, mais où l’amour des plaisirs sensuels a toujours une large part.

Un nez carré, c’est bon sens; un nez pointu, c’est finesse; un menton carré, c’est résistance froii^e; un menton pointu, c’est ruse.

La finesse et la ruse sont des faiblesses d’esprit. Selon Lavater, pas un homme rusé n’est énergique ; notre méfiance envers les autres provient du peu de confiance que nous avons en nous-mêmes.

En examinant les modifications apportées par chaque trait, chaque organe du visage, on en arrivoi’ait à trouver le degré de force de cet organe dans la qualité qu’il représente, et par la comparaison avec les autres traits du visage qui viendraient augmenter ou combattre, ou môme neutraliser ces penchants, on en viendrait à connaître le caractère véritable de la personne dont on voudrait deviner les instincts.

En phrénologie, en chiromancie, c’est un calcul que

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l’on doit toujours faire, et nous en avons donné de nombreux exemples à nos lecteurs.

Il est hors de doute qu’en procédant ainsi, on se rencontrerait toujours avec Lavater, et l’on prouverait, par le calcul, la justesse de ce que lui faisait trouver l’inspiration.

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