JULES JANIN
Après les poètes et les auteurs dramatiques vient le critique.
M. Jules Janin a pour planètes principales la Lune, Jupiter et \énus.
La Lune lui donne le nez court, son embonpoint, son double menton. Jupiter lui donne le front élevé, les cheveux rares; il lui inspire le goût des plaisirs, des fêtes, des réunions d’amis, et le fait réussir. C’est à Jupiter et à Vénus qu’il doit sa bouche riante, sensuelle et amoureuse, et son teint frais rendu moins blanc par les influences de Mercure, qui expliquent la vivacité et l’éclat de ses yeux.
Mais Saturne ne peut rien sur lui.
La saturnienne, signature principale de cet astre, est il peine tracée dans sa main.
]\Iars seul pourrait remplacer Saturne sous le côté fatal.
Mais la plaine de Mars, tranquille et sans rides, annonce une existence facile et sans luttes. M. Janin poi’te aussi les stigmates du Soleil.
Il a les doigts mixtes,
M. d’Arpentigny n’admet la main mixte que comme un type secondaire, et, jusqu’à présent, nous l’avons trouvée chez les hommes du plus grand mérite. La main mixte tient, en effet, de la main à doigts carrés et à doigts pointus; elle a peut-être moins l’amour, le besoin du vrai, que la main carrée; elle donne aussi moins d’imagination exagérée que la main aux doigts pointus, mais elle réunit les qualités de ces deux types et mêle l’imagination à la raison, et c’est, selon nous, ce qui approche le plus de la perfection.
En résumé, la main deM. Jules Janin est très-simple. La
synthèse et l’analyse', de même valeur, complètent son heureuse organisation en lui procurant, par le fait môme de leur harmonie, un travail sans efforts. Impressionnable par les doigts lisses, qui empruntent les conseils spontanés de la causalités, il devine sans peine, et sa première idée est toujours la meilleure.
Sa première phalange du pouce, forte et de longueur moyenne, ne l’expose ni aux soucis de l’ambition désordonnée ou du désir dominateur, ni aux alternatives de chagrin et de joie du pouce court. Elle lui donne la force de résistance d’une part, et de l’autre, l’indifférence des attaques; et cette indifférence est corroborée par les inlluences du mont de Mars, qui, plein et tranquille, augmente sa résignation; de là vient le sourire fin, bienveillant et tranquille qui anime ordinairement sa figure.
Toutefois, c’est Mars, éveillé par les caprices de la Lune, qui lui donne l’esprit de critique.
Et ces deux forces, mises en action, s’animant à l’envi, comme deux chevaux pleins d’ardeur, arrivent parfois à dépasser le but, et terminent d’une manière fougueuse une course paisiblement commencée. Mais lorsque l’influence solaire en règle les allures, il produit alors ces appréciations qui lui ont valu à juste titre son immense célébrité.
Sa main, grasse et jupitérienne, à demi molle, indique l’intelligence et l’amour du bien-être, sans esclavage ab-
1, Panmo et doigts de même longncnr.