Nœud [jliilosophique
soin ; caries doigts n’en sont pas très-épais à la troisième phalange. 11 pourrait supporter, au besoin, les privations; mais il jouit très- volontiers des plaisirs de l’abondance.
Il ne sait guère ce que c’est que les soucis, et si quelqueîois, par sa grande impressionnabilité, il éprouve un moment d’impatience, le mont de Mars, éveillé, lui renvoie aussitôt le calme et l’oubli. S’il écrit, ses doigts lisses lui apportent les impressions du dehors embellies par les inspirations du caprice ; car le mont de la Lune (l’imagination), chez lui, est sillonné par une raie profonde semblable à une blessure, et des ondulations qui, en imitant les flots de la mer, représentent la mobilité de son esprit. Là est la cause ou, si l’on veut, la signature de son st}de mouvant, remuant, heurté, comme obéissant à un souffle qui tantôt pousse les idées les unes sur les autres, tantôt les berce comme des vagues houleuses.
Tout est gai autour de lui, tout est agréable. Des lambris dorés, de belles parures, des porcelaines, en réjouissant ses yeux artistes, apportent à son cœur une vague jouissance , un doux sentiment de bien-être.
La vie lui paraît belle.
Le mont du Soleil est sillonné par une raie dans une main, par deux raies dans l’autre. Ces lignes, favorisées par le mouvement de Mercure qui envahit le mont du Soleil, en donnant à .J. Janin l’amour du luxe ou du beau, lui pronostiquent aussi la célébrité et le mérite littéraire; ce pronostic est confirmé par une raie, qui, placée sur l’auriculaire, passe de la phalange matérielle à la plia-
lange philosophique c’est, en d’autres termes, la réalisation ou i'éioquence dans l'art.
ha ligne de cœur, belle et riche, lui donne les plaisirs de i'iime, et sa ligne de tête, assez droite, le met à même de faire un choix habile dans la foule des idées que lui envoie sans cesse T'imagination.
PhOUDHON.
Les planètes principales et essentiellement dominantes chezM. ProLidhon sont Jupiter et Mars.
Jupiter rend ses cheveux rares et lui donne une peau assez blanche, que l’influence de Mars colore d’une teinte rongeiitre ; Mars lui donne aussi la barbe rouge, la poitrine large, les formes épaisses. Ces deux planètes sont on lutte chez M. Proudhon. Jupiter, très-développé, lui inspire un orgueil immense, incommensurable, surhumain, parce qu’il perd ses qualités du premier monde par les inlluences funestes de Mars qui doit, pour un certain temps, tout en secondant l’orgueil inspiré par Jupiter, renverser les dons de fortune et de réussite matérielle que cette dernière planète accorde à ses favoris. La planète de Saturne exerce aussi sur lui une influence secondaire, indiquée par la hauteur do ses épaules et la largeur de la première phalange du doigt médius; elle lui donne le doute, riunneur sombre et la superstition ; il reçoit de Vénus l’amour physique, et il en recevrait la