‹ Les mystères de la mainChapitre 189 sur 203 · Corel a i;Oi lé iiii momeiil des cheveux longs · texte numérisé non relu

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l’attaque, mais par le martyre. C’est la marche que la conviction éclairée oppose toujours ii l’erreur. C’est le chemin du triomphe. Aussi Corot, malgré des imperfections patentes, a brillamment triomphé. Corot était évidemment coloriste, et ses études d’Italie en donnent la preuve irrécusable; mais il a tout sacrifié i\ la raison inspirée parle Soleil, au calcul inspiré par Saturne. C’est Saturne qui lui a révélé son admirable système des valeurs auxquelles il a héroïquement jeté en sacrifice les élans de coloriste que Mars lui fournissait sans cesse. Il s’est servi de la puissance de Mars pour combattre contre Mars lui-même, ou, en d’autres termes, il s’est servi de l’énergie de sa volonté pour repousser les élans de sa puissante et énergique nature. 11 n’a pas voulu être brillant, il a voulu être sage, et il a été fort. Ses qualités ne pouvaient être comprises que par les artistes, et (bien que fasse l’espèce de mode que les artistes lui ont conquise bon gré, mal gré) elles n’ont été comprises que par eux. 11 est arrivé par l’estime de ses camarades et de ses rivaux, et ce n’est pas sa moindre gloire.

C’est dans la conversation que l’on comprend bien chez Corot les influences planétaires.

Saturne lui inspire d’abord la prudence, la modération, la retenue, puis peu à peu Mars lui donne l’énergie, l’entrain, le mouvement, les images, et alors le Soleil lui dévoile des aperçus d’une hauteur, d’une sagesse irrésistible; sa parole véhémente devient sage et mesurée, lucide, convaincante; mais ses expressions sont toujours simples, toujours justes, toujours élégantes, sans ma-

LES iMYSTLIIES DE LA MAIN.

Dière; ses gestes sont vrais, tranquilles et honnêtes ; c’est de la véritable éloquence.

Corot est intimement connu de presque tous les artistes.

La description de sa main intéressera ses innombrables amis, et tous ils pourront juger de l’exactitude de nos descriptions. Il était difficile de trouver une preuve plus convaincante de la vérité du système.

Ce qui se remarque de suite dans la main de Corot, c’est la puissance de sa volonté. Là est toute sa force; c’est le pivot de sa vie.

Corot a le pouce d’un chef de secte', et malgré les difficultés qui semblaient insurmontables, malgré l’àpreté, l’aspérité de sa peinture, malgré son manque d’éclat et de séduction des yeux, malgré sa sévérité, Corot a fait école.

Examinons comment il a pu y parvenir

Comme sa volonté % sa logique^ est immense; les deux phalanges sont d’égale longueur. A la volonté se môle un peu d’entêtement; mais la base, /a logique l est si large, si puissante, si forte, que le renflement du pouce semble être là comme un ornement ajouté par le caprice à une Ijelle pyramide.

Ses doigts sont carrés, très-carrés; c’est l’amour de la vérité, mais sans concessions, presque tyrannique : la vérité chez lui, la vérité chez les autres. Acle consultez

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