SUITE DES TROIS MONDES
La phrénologie admet aussi trois mondes : les instincts, les sentiments et l’intelligence.
Nous retrouverons encore ces trois mondes très-distincts dans la chirognomonie, trouvée instinctivement par M. d’Arpentigny, et clans la chiromancie, venue des Indiens.
Comme Dieu y l’homme renferme en lui trois personnes.
Et, avant de commencer nos applications et d’entrer complètement dans notre système, nous croyons que le lecteur nous saura gré de nous arrêter encore un moment pour l’initier aux mystères indiqués dans le livre hébreu, la Révolution dea âmes, et dans le Traité des songes de Synésius, dogme renouvelé depuis par Swedenborg. L’origine de ces croyances est inconnue; elle remonte aux premiers temps de la kabbale et est, comme toujours, attribuée à Hermès; mais nous persistons à
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croire que c’est le mystère de l’initiation orphique de l’ops et de l’inops qui s’est humanisé en passant par l’époque tolérante du christianisme. Le lecteur en jugera par lui-même.
La nature tend à créer sans cesse.
Dans les espaces, sur les bois, au-dessus des fontaines, sur les montagnes et sur les vagues de la mer, selon les | tempéraments auxquels ils doivent apporter un jour i leurs diverses influences, planent ou roulent des molé- ! cules qui tendent à se réunir pour se compléter et ar- i river à l’existence, des atomes qui cherchent ii se ras- i sembler pour conquérir la vie ! Loi delà nature, dans le I
monde et en dehors du monde.
Ces molécules, ces atomes nagent et se meuvent sous
des formes imparfaites dans la lumière astrale, et s in- i troduisent dans le sein de la femme lors de l’einvrepient i occasionné par la surabondance de cette lumière au moment de la génération. Là ils se rassemblent et se perfectionnent à l’aide du courant astral qui se mettant en
communication plus directe avec la femme pendant tout le temps de ^a grossesse, donne à celle-ci ces appétits bizarres, ces secondes vues chez les êtres mystiques, et ces désirs violents et irréguliers que l’on croit inexplicables; c’est là que ces atomes ou molécules prennent ce que les anciens appelaient cortex^ l’écorce, le corps, unissant ainsi le corps sidéral à la matière pour recevoir à leur arrivée dans le monde le mens ! l’esjDrit, la tlamine divine qui ne peut jamais mourir.
«La lumière astrale, trans.'oivuée en lumière humaine
au moment de la conception, est la première enveloppe de ràme, et, en se combinant avec les fluides les plus subtils, elle forme le corps éthéré ou le fantôme sidéral dont parle Paracelse dans la philosophie d’intuition [Philoso- 'phia sagcix^). »
Cette flamme, le siège du mens, dort dans les premiers temps de la vie, parce que le corps est encore incapable d’obéir, comme elle reste inactive chez les vieillards, parce que le corps usé n’est pins capable d’obéir; mais elle est toujours la même. Seulement, chez l’enfant elle vient d’arriver, elle se recueille pour agir; chez le vieillard, elle se recueille pour partir.