Üoym cl riluel de la haute magie, page
Ainsi l’homme, comme l’astre, aspire par le cœur et le cerveau, et fait rayonner un fluide autour' de lui par sa voix, ses gestes et ses yeux.
Au centre de la terre est un foyer de lumière âstralo sans cesse entretenu par l’imprégnation du soleil, et qui en repart sans cesse pour remonter vers lui. Chaque astre a un noyau central qui se rattache de môme aux autres; l'homme lui-même a un noyau central qui l’attache au tourbillon de la lumière.
Le monde est aimanté de la lumière du soleil, et / l’homme est aimanté de la lumière astrale.
Ce qui s’opère dans le corps de la planète se répète en nous.
L’homme est un microcosme (un petit monde), a dit Rabelais.
11 y a en nous trois mondes analogues et hiérarchiques, comme dans la nature entière.
Suivant l’ordre des analogies, tout ce qui est dans le grand monde se produit dans le petit, fl y a donc on nous trois centres d’attraction et de projection fluidique:
Le cerveau, le cœur ou l’épigastre et l’organe génital. Chacun de ces organes attire d’un côté et repousse de l’autre.
C’est au moyen de ces appareils que l’homme se met en communication avec le fluide universel transmis on lui par le s}^stème nerveux.
Le cerveau est dans un centre de lumière, et il se trouve un centre nerveux du côté du cœur; c’est ce que nous nommons le grand sympathique.
Nous employons le mot fluide seulement pour nous faire comprendre, car nous ne voulons pas entrer ici dans une discussion de mots, discussion inutile jusqu’à présent, puisque personne ne peut apporter de preuves convaincantes.
Pour les uns c’est vibration, c’est émission ; pour les autres, c’est selon nous, ce mot serait le
plus juste de tous. Puisque nous l’avons répété à satiété, le mouvement est la loi de la vie.
Nous donnerons ici l’opinion de i\l. Tmcas qui, de toutes, nous paraît la plus probable et la plus clairement expliquée^ :
« Naguère, dit-il, on reconnaissait le système vibratoire et émissif en ce qui touche les phénomènes lumineux.
« 11 est probable que les deux systèmes ne sont que les deux faces d’un môme phénomène plus étendu, d'un mouvement général.
« La vibration est un état tellement spécial, tellement occasionnel, que le mouvement vibratoire doit être regardé le plus souvent comme un mouvement complexe, ou donnant lieu à des phénomènes complexes.
« En acoustique, le mouvement est toujours extérieur à la matière; il en est de même des ondes pressées par le vent. Dans la lumière, au contraire, on ne voit rien de pareil. Le mouvement est égal dans sa marche, homogène. Toutes ses allures indiquent plutôt qu’une vibra-
1, chimie nouvelle, pages 326-327, 329-330.
LES xMYSTÈRES DE LA MAIN.
tioii, une pénétTcitlon S6 dévoile pur de ki clicüeur et de l’électricité.
« La vibration n’est qu’un mode de constatation. H peut se faire que dans la communication du mouvement émissif il s'établisse, de temps à autre, des phénomènes vibratoires; mais ce n’est pas le principe général cV action affecté par le mouvement dans son état normal.
« L’accumulation du mouvement intime dans les corps tend il un changement d’équilibre incessant et nécessaire.
« La vibration est essentiellement similaire, égale dans ses manifestations.
« Qui dit émission dit : changement, accumulation.
« Qui dit vibration dit ; similitude et persistance.
« Les deux S5^stèmes, émissif et vibratoire, peuvent se donner la main en conservant une individualité réelle et propre qu’on n’a pas su découvrir, empêché qu’on est par l’exclusivisme aveugle des théories étroitement comprises. On doit donc conclure en disant que le mouvement reste quelquefois latent pour nous, quand il n’est qu’à l’état émissif et circulatoire, tandis que nous en acquérons immédiatement la perception dans le cas où un choc le rend vibratoire. »
Comment faut-il appeler ce travail incessant, tantôt la^ tent, tantôt perceptible, tantôt émission, tantôt vibration, changeant si souvent d’allure, de forme, selon les circonstances, mais continuant sa marche éternelle? Quel nom donnerons-nous à ce merveilleux pendule qui ne s'arrête jainai.^?
L’appellerons-nous l’àme de la nature, le souille de Diim?
CG
C’est le mouvement sans doute, mais le mouvement capricieux, inégal, semblable au scintillement des étoiles, semblable à tous les rayonnements, plutôt semblable encore à la lumière du soleil par un temps d’orage, tantôt brillante et tantôt voilée par les nues.
Pour les anciens, c’était la lumière astrale.
Nous demandons encore que l’on nous permette de la nommer fluide astral, à tort peut-être ; mais qu’importe le nom, si l’on nous a compris, et d’ailleurs, nommée ou innomée, définie ou indéfinie, cette force, cette lumière existe, elle est; c’est elle qui colore les plantes, c’est elle qui répand ses diamants de feu sur les grèves de la mer, c’est elle qui donne un si doux azur à la voûte du ciel, c’est la vie, c’est l’amour.
C’est la source de la richesse des yeux, et, pour les hommes positifs, c’est en elle qu’est la source de la richesse terrestre : l’or.
Les quatre éléments : lumière, chaleur, électricité, magnétisme, ces quatre fluides ou vibrations impondérables sont quatre manifestations de ce principe unique dont nous avons perdu la démonstration, et que les anciens connaissaient sous le nom d’azote, qu’ils écrivaient avec deux lettres latines, une lettre grecque et une lettre empruntée à l’alphabet des Hébreux ;
Azfiri.
A, est la première lettre de tous les alphabets; Z est la dernière lettre de l’alphabet latin ;
n (oméga), est la dernière lettre de l’alphabet grec ; n (thau), est la dernière lettre de l’alphabet hébreu. C’est donc le commencement unique et universel avec les trois fins diverses qui représentent les trois mondes : Z, monde latin, monde naturel ; n, monde grec, monde spirituel ; ri, monde hébreu, monde divin.
Chez les francs-maçons, la lumière astrale est représentée sous la figure de l’étoile flamboyante : le soleil envoie ses rayons à la lune, qui les reflète vers l’étoile flamboyante, et celle-ci la renvoie vers le soleil en formant un triangle de lumière.
Tous les anciens philosophes ont parlé de la lumière astrale.
« L’âme universelle, désignée sous le nom de spMtus et comparée â l’esprit de vie qui anime toute la nature, se distribuait principalement dans les sept sphères célestes, dont l’action combinée était censée régler les destinées de l’homme et répandre les germes de vie dans tout ce qui naît ici-bas. Les anciens peignaient ce souille unique, qui produit l’harmonie des sphères, par une flûte à sept tuyaux qu’ils mettaient entre les mains de Pan ou
de l’image destinée â représenter la nature universelle'. »
Les stoïciens plaçaient l’intelligence de Jupiter, ou* l’intelligence souverainement sage qui régit le monde, dans la substance lumineuse du feu Éther, qu’ils regardaient comme la source de l’intelligence humaine.