POUCE
« A défaut d’autres preuves, disait Newton, le pouce me convaincrait de l’existence de Dieu.»
« Ainsi que les animaux, dit M. d’Arpentigny, nous avons une volonté d’instinct, une décision d’instinct,* mais le pouce ne représente que la volonté raisonnée, que la logique raisonnée, que la décision raisonnée.
« L’animal supérieur est dans la main, lliomme est dans le pouce.
« Le pouce des singes, fort peu flexible et pour cette raison peu ou point opposable, n’est regardé par quelques naturalistes que comme un talon mobile.
LES MYSTÈRES DE LA MAIN. lll
« Tandis que le pouce humain est, au contraire, placé de sorte et organisé de manière à pouvoir toujours agir dans un sens opposé aux autres doigts. C’est pour cela qu’il symbolise, comme je viens de le dire, le sens intérieur ou moral que nous opposons à notre gré, et, le cas échéant, aux entraînements de nos instincts et de nos sens. Les preuves de cette assertion abondent »
Ici M. d’Arpentigny donne pour preuves : les idiots de naissance qui viennent au monde sans pouces ou avec des pouces impuissants et atrophiés ;
Les nourrissons qui tiennent, jusqu’à ce qu’une lueur d’intelligence leur vienne, les doigts par-dessus le pouce ;
Les épileptiques qui, dans leurs crises, ferment le pouce avant les doigts ;
Et les geps prêts de mourir qui rentrent le pouce dans les doigts.
Nous pouvons ajouter qu’à Naples on cache le pouce dans la paume de la main pour repousser la jettatiira ou le mauvais œil.
Magiquement, le pouce renferme les trois mondes bien distincts, et, pour en donner la preuve, nous suivrons à la lettre les définitions données par M. d’Arpentigny luimême.
Selon lui, la première phalange, celle qui porte l’ongle, donne le signe de la volonté, de l’invention, de l’initiative.
i. La Science de la Main, par le capitaine d’Avpentigny, chez Dentu.
c’est le monde divin des XABBALISïES.
La seconde phalange, celle qui vient après, est le signe de la logique, c’est-à-dire de la perception, du jugement, du raisonnement.
c’est le monde abstragtif.
La troisième, celle qui forme la racine du pouce, « éclaire , disent les chiromanciens ( lesquels lui ont donné le nom de Mont de Vénus)^ sur le plus ou moins de penchant à l’amour h »
c’est le monde matériel.
M. d’Arpentigny se rencontre avec la chiromancie, du moment où il met le pied sur le terrain de la chiromancie.
On sait que c’est dans la paume de la main que les adeptes lisent la destinée.
Voici donc les trois mondes avec leurs attributions, \q libre arbitre et Vinspiration, — Vintelligence ^ — la matière.
On comprendra, en réfléchissant un peu, toute l’imporlance du pouce qui donne à la première vue une idée générale du caractère que l’inlluence des autres doigts viendra seulement modifier; le pouce est là placé en avant comme un oificier devant ses soldats destinés à lui obéir, car dans le pouce nous avons la volonté, le
t. La Science de la Main, page 5G.
LES MYSTÈRES DE LA MAIiN.
râisonnement , Vamour matériel^ ces trois principaux mobiles de la vie.