‹ Les mystères de la mainChapitre 48 sur 203 · MONDE MATERIEL · texte numérisé non relu

MONDE MATERIEL

Mais avant d'entrer dans des explications plus détaillées, nous demanderons qu’il nous soit permis de suspendre un moment nos explications chirognomoniques afin de chercher, pour le système que nous développerons bientôt, un appui dans les écrits de plusieurs de

nos médecins célèbres.

I.a kabbale admet trois personnes en nous. Cherchons-en les preuves dans la médecine.

SpatiiUîe, avec des doigts lisses ;

Le docteur Bichat, nous le verrons tout à l’heure, en prouve deux physiologicjuenient sou^ les noms de • i ic

animale et de vie organique.

La première a pour centre le cerveau ; la seconde, le

grand sympathique.

Voici donc en nous deux existences, deux êtres par conséquent. La troisième, l’être matériel, est incontestablement représenté par la matière corporelle : les os et

les muscles, la charpente du corps. ^

Nous retrouvons partout les trois mondes, et comment pourrait-il en être autrement? Les découvertes chimiques prouvent maintenant tous les jours. Tout est sérié dans

la nature et ternaire par conséquent.

Et si tout est ternaire, comment l’homme, l’être le plus parfait de la création , l’homme déjà composé, xomme nous l’apprend la chimie, des trois corps simples diffus dans la nature entière et qui constituent 1 harmonie : l’azote, l’hydrogène et l’oxygène, l’homme dont l’excellence a été révélée par le rerbe, Xoyo;, l’expression do la pensée, comment l’homme ne serait-il pas une trinité comme Dieu, dont il est la plus parfaite image dans la

création ?

Mais la vie consiste-t-elle seulement dans la réunion du cerveau, du grand sympathique et du corps matériel, avec leur admirable complication des appareils nerveux et musculaires.

Ouand Lhomme vient de rendre le dernier soupir, le cerveau, le grand .sympathique, les os et les musclessont à leur place et cependant il ne vit plus.

Il redevient ce que les anciens avaient si admirablement exprimé par la statue de Prométhée.

Seulement la statue attendait le feu divin pour vivre et le corps vient de perdre le feu divin.

Il y a donc un souffle, une lumière qui fait la vie.

C’est la lumière (mouvement ou fluide) qui unit sympathiquement tous les êtres de la création et tous les mondes. Tous les grands médecins, les grands physiologistes l’ontpressenti, mais sans pouvoir donner àla science toujours positive les preuves qu’elle exige. Ce qui est divin se pressent, se comprend, se démontre par les conséquences comme l’Être suprême, mais non par le fait réel, parce qu’alorsce ne serait plus divin, mais matériel.

• La lumière vivifie tout. Le principe est un, les moyens ne sont pas les mêmes.

Prenons pour exemple l’œil et le cerveau.

L’œil est disposé pour recevoir la lumière, mais il n’est pas la lumière. Sans la lumière son admirable appareil est inutile. Eh bien ! le cerveau est disposé pour élal)orer la pensée, mais il n’est pas la pensée; il attend l’idée qui est la lumière.

Qu’cst-ce qu’une idée? a dit Fénélon. C’est une lumière qui est en moi mais qui n’est pas moi '.

Et si nous poussons plus loin l’analogie entre l’œil et le cerveau :

Quand le sommeil clôt les paupières, l’œil cesse de voir.

!• Fénelon, OEuvres philosophiques, t. II, § 9.

Quand le sommeil ferme les yeux du corps, le cerveau cesse de penser. C’est toujours ce principe unique, subdivisé à l’infini, qui les vivifie l’un et l’autre.

La lumière (mouvement), en pénétrant en nous, fait rayonner notre personnalité, comme le soleil fait rayonner les parfums divers du calice des diverses fleurs, et en même temps elle aspire par la vue, par le toucher, par les cinq sens enfin, les sensations qu’elle prend au monde qui l’entoure et qui mettent en mouvement, selon leurs propriétés et leurs vertus, les touches correspondantes du clavier du cerveau ; et, en échange des sensations, elle expire à l’aide de la parole, des yeux et du geste, des idées qui, semblables à des notes, sont plus ou moins mélodieuses, plus ou moins énergiques, plus ou moins . sonores, selon la perfection plus ou moins grande de l’instrument qui les fait vibrer. Cet aspir et ce respir sont donc toujours en harmonie avec notre personnalité.

Nous reviendrons plusieurs fois surcesujèt; voyons si Bichat et les physiologistes admettent ce principe vital.

« 11 y a un organe, dit Bichat, où siège la cnvse (hi sentiment; cet organe transmet au cerveau les modifications qu’il éprouve dans ses forces vitales, mais nous ignorons complètement le moyen de' communication de l’un avec l’autre '. »

Selon nous, le moyen de communication c’est la lumière.

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