‹ Les mystères de la mainChapitre 5 sur 203 · Cicéron, de Nat. Deor, 1. I, t. 2 p · texte numérisé non relu

Cicéron, de Nat. Deor, 1. I, t. 2 p

le monde', Arcliitas admet trois princiiDes : Dieu, la matière et la forme -,

Eusèbe, saint Augustin, Lactance, Justin et Athénagore s’accordent à dire que l’unité de Dieu était admise chez les anciens philosophes et faisait la base de leurs mj'stères.

Saint Paul vit à Phalère un autel avec cette inscription : Deo iguüto, au Dieu inconnu^.

Les hommes supérieurs des premiers temps, en réfléchissant sur la différence des intelligences et des forces physiques, loin d’accuser d’injustice le Créateur de toutes choses, virent dans cette inégalité une décision sage, et, pour l’expliquer, ils admirent que les hommes, moins bien partagés de la nature, étaient appelés sur terre une seconde fois pour expier, par une existence misérable, les fautes d’une vie antérieure.

ffecon naissant, d’ailleurs, par les lois de l’analogie que le feu, qui est aussi la lumière, brûle et détruit lorsqu’il se trouve dans des mains imprudentes ou aveugles, ils laissèrent les jirofanes peupler leur Olympe de la personnification de leurs passions et de leurs vices, et réservèrent la vérité pour un petit nombre, ou l’entourèrent de fables ])OLir la mettre peu ii peu à la portée de tous; car il y a deux vérités :

La vérité positive, pour les forts et les purs;

Et la vérité mise par l’analogie, et quelquefois l’apolo-

1. Anaxagore, Ap. Plul. deplac. philos., 1. I, cap. 7, t, 2, p. 8Sl.

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