MONDE MATÉRIEL
I/on voit que nous nous trouvons parfaitement d accord avec l’inventeur.
NOEUD PIIILOSOPIIIQUE.
Le premier ïicr-uf/, nommé philosopliicjue, foi me donc la limite entre le monde divin et le monde moral; c est la iiremière lutte entre l’idée et la raison. La première
LES MYSTÈRES DE LA MAIN. loi
Nœud jiJid ü.fojdiique
Nous avons exagéré la forme du nœud philosophique, el nous l’avons placé 1111 peu haut avec inlentiou, parce que lorsqu’il y a excès, il adopte souvent cette forme; dans les cas ordinaires, il se trouvera à l’arliculation de la première phalange comme à la ligure suivante.
phalange nous apporte les idées qu’elle absorbe clans la lumière, et elles sont arrêtées et comme contrôlées par le premier nœud qui les discute en quelque sorte.
L’homme qui a aux doigts le nœud philosophique il examiner les idées qui lui viennent à lui, et puis celles qui viennent aux autres; il se fait douteur, raisonneur; il ne croira rien sans preuve, et sans preuve positive. Douter, c’est ne pas admettre la supériorité, l’infaillibilité des autres, même des hommes supérieurs; c’est se poser comme leur juge, c’est se inetti'e à leur niveau, c’est en être amené à dire : « Puisque je les discute, je les vaux, » et c’est en venir naturellement à l’indépendance.
Aussi trouvez-vous le nœmd philosophique chez tous les républicains, chez tous les raisonneurs et les douteurs quand même.
Nous irons plus loin. Tout homme ayant aux doigts le moud philosophique irès-développé est fatalement et absolument causaliste et par suite indépendant, douteur, et républicain par conséquent; avec ces différences cependant que le ncjeud philosophique; avec des doigts pointus se trouvera chez les utopistes , avec des doigts carrés chez les gens justes et de bonne foi, et, avec des doigts spatulés, chez les gens remuants, et, si d’autres signes chiromanciqucs s’y joignent, chez les ambitieux. Les autres signes pourront apporter des modifications, mais seulement des modifications sans détruire l’instinct principal; le pouce plus ou moins long apportera toutefois dos modifications très-importantes.
Laissons M. d’Arpentigny définir les attractions du nreutLpbilosopliicpie : «Vous éprouvez le besoin de vous rendre compte de vos sensations. Le secret de votre être vous occupe ainsi que celui de l’origine des choses. Vos croyances, vos idées, vos opinions, vous ne les avez pas adoptées sur la foi d’autrui, mais seulement après les avoir examinées à fond et sous toutes les faces. La raison vous semble un guide plus sûr que l’instinct, que la foi, même que l’amour. »
11 ajoute plus loin :
« Les philosophes dirent :
« Ce qui nous distingue essentiellement des animaux, c’est la raison. C’est donc de la raison que nous vient l’idée de Dieu, puisque les animaux, uniquement parce qu’ils sont dépourvus de raison, n’ont point d’idée semblable. Si donc notre raison est le seul garant de l’existence de Dieu, il s’ensuit qu’elle seule doit nous diriger dans les recherches et les études qui ont Dieu pour objet. »
iM. Darpentigny a donné aux nœuds philosophiques le doute et la causalité , nous y avons ajouté le goût de l’indépendance.