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l/,6 LES MYSTÈRES DE LA. MAIN.

enthousiastes, et, tout en voulant et croyant être sincères, ils habilleront la vérité; ils auront du goût, mais jusqu’à la recherche, et en arriveront parfois à la manière, mais souvent de bonne foi et sans s’en douter.

En un mot, ils ne vivront pas de la vie réelle.

Les gens à doigts lisses et carrés auront le goût des sciences morales, politiques, sociales, philosophiquesi Ils aimeront les arts à cause des doigts lisses, mais plutôt les arts basés sur la nature et la vérité que sur l’imagination ; ils auront l’amour de la forme littéraire, du rhythme, de la symétrie, de l’arrangement; ils auront des vues plutôt justes que grandes, le génie des affaires, des idées positives, l’esprit de conduite ; ils auront peu d’enthousiasme, à cause des instincts raisonnables de la forme carrée; mais ils auront l’inspiration, à cause des doigts lisses, et alors elle sera toujours accompagnée de la raison. Ces gens, dans l’excellence de leur type, seront ce qu’on appelle des hommes forts.

Les gens à doigts spatulés et lisses aimeront les choses par le côté utile et physiquement sensible ; ils auront l’intelligence instinctive de la vie réelle, et le besoin impérieux de mouvement et d’activité, d’agitation corporelle, de locomotion et très-généralement d’occupations manuelles ; ils aimeront les chevaux, les chiens, la chasse, la navigation, la guerre, l’agriculture, le commerce, le génie du calcul, des arts mécaniques, l’administration, le droit, le positivisme.

M. d’Arpentigny dit :

w La confiance qu’ont en eux les hommes aux doigts

spatules est extrême ; rabondance est leur but. Ils possèdent d’instinct et au plus haut degré le sentiment de la vie positive, et ils régnent par rintelligence qu’ils en ont sur le monde des choses et des intérêts matériels. Voués au travail manuel, à l’action, et doués par conséquent de sens plus actifs que délicats, la constance en amour leur est plus facile qu’aux cœurs tournés vers la poésie, et qu’influence plus que le devoir et l’habitude, l’attrait charmant de la jeunesse et de la beauté. »

Par Tes doigts lisses, ils auront la passion, l’inspiration, l’instinct ; ils aimeront et mettront le mouvement dans l’art, soit peinture, soit musique, soit littérature; mais leurs œuvres brilleront plus par l’adresse que par l’àme ; ils entendront les affaires et seront sujets à l’égoïsme.

Tous les doigts lisses : pointus, carrés ou en spatule, jugent les hommes et les choses par l’inspiration et à première vue; leur première idée est toujours la meilleure (en rapport avec la puissance de leurs facultés) ; la réflexion ne leur donne rien ; ils sentent, ils devinent d’intuition.

Mais, à cause de ces qualités spontanées, l’ordre manquera à ces trois genres, avec les doigts lisses et à cause des doigts lisses, à des degrés différents.

Les doigts pointus n’auront pas d’ordre.

Les doigts carrés aimeront le spectacle de l’ordre, mais n’auront pas d’ordre; ils rangeront pour l’œil, mais il ne faudra pas regarder dans leurs armoires.

Les doigts spatulés feront un compromis entre l’ordre et le spectacle de l’ordre; ils rangeront quand ils auront

le temps, souvent par amour ou besoin de mouvement.

En peinture, les doigts pointus donneront Raphaël, Pérugin, Fiesole, Corrége, et les peintres d’imagination.

Les doigts carrés donneront Holbein, Albert Durer, le Poussin, Léopold Robert, et les peintres vrais.

Les doigts spatulés donneront Rubens, Rembrandt, Jordaens, et les Flamands, peintres matériels de figures charnues.

LES iNOEUDS ET LEUR INFLUENCE.

Les nœuds modifient les aptitudes de chacune des trois catégories.

Les phalanges des grands doigts sont divisés en trois mondes, comme le pouce.

La première phalange, la jiartie onglée, oelle que nous venons de classer en — doigts pointus, — doigts carrés, — doigts à spatule, — appartient au monde divin.

Les phalanges extérieures (phalanges onglées), dit iM. d’Arpentigny, sont les yeux de la main.

La seconde phalange appartient au monde ahslraclif.

La troisième au monde matériel^ comme nous l’avons vu dans le pouce.

Chacune d’elles annonce une qualité particulière, dil- Icrente à chaque doigt. Mais ceci appartient à la chii‘omancie, et ne peut être expliqué que par elle.

La troisième phalange seule ne change que très-peu, l)uis(iu’e,lle rei)résente la partie matérielle, nous dirons [)Our généraliser que des doigts enllés ou ti'ès-épais à

leur base , indiquent toujours le goût des plaisirs sensuels, soit luxure, soit gourmandise. Ces goûts peuvent toutefois être modifiés par rinfluence des monts et des lignes. Nous y reviendrons plus tard.

Les nœuds forment la transition entre les trois mondes.

Si les doigts sont lisses, nous l’avons dit (page 109), l’impression est rapide, électrique, spontanée, accélérée ou retardée par les différences de formes du doigt pointu au doigt en spatule.

ÎMais les nœmds interceptent le passage au fluide.

Celui-ci s’amasse comme un torrent qui trouve un obstacle, et recueille, pour le franchir, ses eaux qui arrivent en plus grande abondance; alors la raison humaine ou la matière humaine viennent mêler leur être, leur caractère, leur individualité, aux épanchements du ciel.

Le premier nœud qui barre la transition du monde divin au monde abstractif (de la phalange onglée à la phalange du milieu), participe de l’un et de l’autre.

Il en est naturellement de même du second nœud qui barre la transition du monde abstractif au monde matériel.

Laissons parler i\I. d’Arpentigny :

Si le nœud qui lie votre troisième phalange (celle qui porte l’ongle) à la seconde est saillant, vous avez de I ordre dans les idées; si celui qui lie votre seconde phalange a la première est saillant, vous avez une dose remarquable d'ordre matériel.

Le lecteur comprendra sans doute que M. d’Arpentlgny part de la phalange d’en bas pour aller à la phalange d’en haut, et que la troisième phalange est pour lui celle

qui pour nous est la première.

M. d’Arpentigny définissait à son idée, et comme inventeur il avait assurément le droit du choix.

Quant à nous, qui cherchons i\ expliquer sa méthode par notre système, nous avons dû nécessairement partir du monde divin pour arriver au monde matériel, c’està-dire en allant de la phalange onglée a la base des doigts.

Donc, nous prenons acte de ce que dit M. dArpcntigny.

Le placé entre la première phalange (.la phalange onglée) et la seconde indique l’ordre dans les idées :

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