‹ Les mystères de la mainChapitre 65 sur 203 · Science de la main, p · texte numérisé non relu

Science de la main, p

lor, LES MYSTÈRES DE LA MAIN.

main, où les innueiices astrales jouent un si grand rôle. Les chairs fermes de la main, laissent passer plus rapidement le courant électrique dont s’imprègnent les chairs molles, plus spongieuses.

Aussi les chairs dures sont plus actives, plus énergiques, plus près de la matière, mais aussi moins rêveuses et moins véritablement poètes.

La main dure, spatulée ou non, aime l’action corporelle, le mouvement , les efforts, les exercices de corps, l’escrime , l’équitation , la chasse, le voyage à pied avec la pluie, le soleil; elle aime la fatigue et les lits durs. Elle couchera, s’il le faut, sur la terre. Elle prendra plaisir, dans ses moments de repos, à conduire un canot a la rame contre le vent et la marée, elle se reposera d’un travail par un autre et ne pourra rester oisive.

Mahomet avait la main dure, il balayait sa tente , res- ■ semelait lui-même ses sandales, et n’était jamais en repos.

Si la main dure est spatulée, elle deviendra , s’il se peut, plus active encore. La main pointue sera active aussi si elle est dure; seulement elle mettra dans ses exercices une élégance instinctive, à la force elle joindra la grâce.

Une main trop dure est une marque certaine d’inintelligence , ou du moins de lourdeur d’esprit.

La personne à main molle spatulée est paresseuse de corps ; elle craint la fatigue et le soleil, elle reste volontiers assise tout le jour, dort longtemps, se couche tôt et surtout se lève tard. Mais les instincts de la spatule existent toujours; elle aime le bruit, le spectacle du

mouvement, elle parcourt volontiers les foires, les marcliés animés, elle ne manque pas une revue et suit le pas des tambours; elle fait galerie partout où se trouve le spectacle de l’action , et elle s’accoude sur les parapets pour voir manœuvrer un bateau, charger une barque; plus le travail est pénible, et plus elle éprouve d’émotions et de plaisirs. Elle change de place volontiers, mais dans de bonnes voitures, dans des fauteuils de vagons bien rembourrés; elle ira avec plaisir en canot, si les autres rament. Mais elle aime la lecture des voyages et se plaît à suivre dans ses récits l’explorateur intrépide qui traverse, au milieu des dangers, les déserts de l’Abyssinie avec des privations sans nombre.

Toute main molle est naturellement portée au merveilleux. Plus saturée d’électricité, elle se trouve plus directement en rapport avec les autres mondes, elle est plus sensible, plus impressionnable, plus nerveuse, plus portée à la rêverie qui l’enlève de notre globe pour la faire planer dans l’espace sur les ailes de l’imagination ; mais la main spatulée molle, par son besoin de mouvement même, jette là toute l’activité que demande sa nature, elle s’élance au delà des bornes de la terre, et cherche dans le magnétisme, et les sciences occultes, une pâture à l’activité de son organisation.

Si l’on revient un jour aux sciences occultes, et l’on doit fatalement y revenir, les découvertes viendront des doigts pointus , mais les explications et les expériences seront faites par les mains molles et spatulées*

Page 1