Do(jmc cl rituel de la haute magie, p
une idée de ce que nous avions à démontrer, et nous avons sacrifié jusqu’ici, tout, même jusqu’à l’élégance du style, par des répétitions constantes pour nous faire bien comprendre.
En un mot, nous avons agi plutôt en doigt carré qu’en doigt pointu.
Le pouce, disions-nous, peut tout modifier. Nous en donnerons quelques exemples.
Une main est molle et disposée à la paresse, mais si la première phalange du pouce est longue, celle de la volonté, la main molle travaillera sans aimer le travail, et s’il le faut, plus qu’une autre, par devoir. Une main spatulée aura un pouce court, elle deviendra incertaine, elle essaiera de tout, mais sans rien terminer, elle fera des voyages sans but; son activité sans cesse mal dirigée lui deviendra inutile ; elle sera tendre, aimante, expansive, ce qui est contre tous ces instincts. Mais si la logique est très-développée, alors son incertitude cessera; elle verra vite par l’impressionabilité du pouce court, et la logique triomphera de ses incertitudes; elle ira à coup sûr, et son activité éclairée la fera réussir.
V ordre matériel, second nœud des doigts, avec la logique, seconde phalange du pouce, et la main ferme , Wictivïté, mènera infailliblement à la fortune.
Le nœud philosophique donne V ordre dans les idées, et surtout la recherche des causes qui en est la conséquence.
La logique et le nœud philosophique réunis feront un homme fort, à moins que la racine du pouce trop déve-
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loppée et le pouce court , ou la volonté trop faible, ne viennent l’entraîner dans un précipice. 11 ira, mais il saura parfaitement qu’il y va. Toutefois, il a tout ce qu’il faut pour s’arrêter à temps.
Le pouce est dédié à Vénus, et à Mars par beaucoup de vieux chiromanciens, et alors le pouce est toute la vie : l’amour et la lutte.
Pour le moment nous en resterons là.
On pourrait multiplier et variera l’infini ces exemples, et le lecteur saura tout aussi bien que nous tirer des inductions : toutefois, nous reviendrons plus tard sur la chirognomonie lorsque nous nous occuperons delà chiromancie, qui la complète. Ces deux sciences, comme aussi la phrénologie, comme la physiognomonie, sont toujours en parfait rapport entre elles, par la raison toute simple qu’elles ont une cause unique ou un même point de départ : le lluide astral.
Lalzac était parfaitement dans le vrai, lorsqu’il disait
dans le cousin Pons : ^
« Plie des plus grandes sciences de l’antiquité, le ma-
gnétisme animal, est sortie des sciences occultes, comme la chimie est sortie des fourneaux des alchimistes. J^a crànologie, la physiognomonie, la névrologie en sont également issues; et les illustres créateurs de ces sciences, en apparence nouvelles, n’ont eu qu’un tort, celui de de tous les inventeurs, et (pii consiste à systématiser des
faits isolés, dont la cause génératrice échappe encore à
Faïuilyse. »
iNüUS cUeruns encore un passage
du livre de M. d’Ar
pentigny, qui semble résumer et expliquer son système et le nôtre :
« Peut-être aurez-vous remarqué, dit-il, que le goût de l’agriculture, de l’horticulture nous gagne à mesure que nous vieillissons. Ce goût, faible d’abord, grandit peu à peu et se développe en raison de l’affaiblissement des facultés de notre imagination; et c’est quand nos mains, raides, comme ossifiées et devenues presque insensibles, offrent la fidèle image de notre intelligence appauvrie, que cette manie de labourer nous domine avec plus d’empire.
« Nous devenons également plus rangés, moins crédules, plus logiques, à mesure que les nœuds de nos doigts se dessinent et se montrent davantage. »