‹ Les mystères de la mainChapitre 74 sur 203 · CHIROMANCIE · texte numérisé non relu

CHIROMANCIE

De tous temps 1r main a été regardée comme un symbole de force et de puissance. Virgile se sert du mot rnanus pour désigner la troupe armée, les guerriers.

Hïc manus ob patriam pugnando minera passi.

(iRi étaient ces braves guerriers qui avaient été blessés en combattant pour la patrie.)

Xslp, viain, vient de -//tpow : dompter, subjuguer.

Pour les anciens, la main était rinterraédiaire entre riiomme et le ciel, entre l’homme et les esprits infernaux. Xetpc-eata, xs'.poTovta, signifient invocation, évocation, imprécation, en étendant la main, de y/ip, mam, et de reaiç et têi'vm, étendre. XstpopLavTsi'a,, x,ei?oc)4077cç, indiquent Part de deviner par l’inspection de la main.

Xeîpwv, d’où vient Chiron, veut dire magicien, magique, et par induction, médecin guérissant par les sciences occultes comme le Centaure Chiron.

La main est un pantacle. Pantacle vient de PantucuLum (qui contient toutes choses).

La nature est un pantacle; l’univers est un pantacle; l’homme est le résumé de l’univers puisque l’homme est un petit monde (un microcosme). La main est le résumé de l’homme, son microcosme actif.

Or, les analogies étant exactes entre les idées et les formes, de degré en degré, du grand au petit, de la nature à l’univers, de l’univers à l’homme, de l’homme à la. main, celle-ci contient donc, au dire des kabbalistes, les caractères de la science universelle aussi bien que l’univers; et la main étant le pantacle de l’univers, et la destinée de l’homme étant fatalement analogue à l’harmonie universelle, fa main doit porter les signes de cette harmonie à laquelle elle appartient aussi.

Et comme dans la nature telle force ou telle influence est supérieure à telle ou telle autre, de même dans la main tel signe en correspondance véhémente avec telle planète, peut en dominer un autre en correspondance moins active avec un autre astre.

On nous fera observer sans doute que les planètes ont depuis longtemps, dans leur nombre, dépassé le septénaire, et qu’on en découvre encore de nouvelles. Nous répondrons que si on les découvre avec tant de peine, c’est qu’elles sont peu visibles, soit par leur éloignement, soit par leur petitesse, et qu’elles ne peuvent alors avoir qu’une influence secondaire.

Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, sont toujours les planètes les plus importantes. Lranus par son immense distance du soleil, perd son influence sur nous. Quant à Vesta, Junon, Gérés, Pallas, si petites qu’on les

regarde comme les débris d’une planète brisée, leur influence si elles en ont , est complètement annihilée par celle des corps célestes plus importants qui nous entourent. La force de résistance d’un pj^gmée serait-elle sensible contre la force d’attraction d’un géant?

La lune, malgré sa petitesse, a sur nous l’action la plus vive en raison de sa proximité. Quant au soleil, personne ne contestera la puissance de cet astre.

Tant que l’on ne nous aura pas clairement démontré que la lune n’a aucune influence sur les marées de notre globe, et sur les personnes nerveuses que le bon sens

public appelle lunatiques ,. nous persisterons dans nos convictions; si la lune a de l’influence, les autres astres en ont aussi.

l.’on trouve dans la main :

Le ternaire représenté par les trois mondes du pouce.

La croix représentée par le quaternaire : les quatre doigts.

Le duodénaire dans le quaternaire représenté parles quatre grands doigts divisés en douze phalanges.

Tout ce qui s’accomplit dans le temps est marqué au nombre douze. Douze mois dans l’année, douze heures dans le jour, quatre âges dans la vie, quatre saisons dans l’année. Quatre, multiplié par trois, nombre sacré, donne le duodénaire.

Dans la main, vous trouvez aussi le septénaire : les sept planètes représentées par les monticules.

Nous avons vu que chaque doigt de la main e.st divisé en trois mondes; la paume de la main doit l’ètre aussi,

car la paume de la main a bien plus d’importance que les doigts qui viennent s’y attacher, et lui apporter comme des canaux, les fluides des corps célestes. Parmi les doigts, le pouce seul traverse la main tout entière dont il occupe une partie; il en est le roi, puisquil réunit^ la volonté, la logique, et l’amour, source de la vie.

Les anciens chiromanciens, nous l’avons vu^ consacraient le pouce à Mars et à Vénus; ainsi compris, le pouce est la vie entière : l’amour et la lutte. Et la nature nous l’indique par analogie, en ensanglantant le premier combat d’amour.

Nous reviendrons tout à l’heure aux trois mondes.

A la racine de chaque doigt , dans la paume de la

main, se trouve un monticule.

Chaque monticule correspond à une planète, de laquelle il reçoit une influence favorable ou funeste, selon que son développement est plus ou moins parfait , ou que les signes qui s’y trouvent sont plus ou moins heureux.

Le pouce représente la création. Piappelant par sa forme, non pas par un caprice de la nature, mais par une sage analogie, le jodkabbalistique, le phallus des anciens, il réunit à lui seul, nous l’avons dit: la génération^ la raison et la réalisation ou la volonté {ce qui est un en magie).

Le pouce donc c’est la vie, c’est l’être, c’est l’homme tout soûl entouré d’influences dont il doit pétrir son bien ou son mal , selon la direction qu’il donnera à son intelligence, à sa volonté.

LES MySTÈllES DE LA MAIN.

Les influences qui rentourent, et qu’il doit utiliser ou combattre, sont la noble ambition ou l’orgueil fou : Jupiter; la fatalité bonne ou mauvaise : l’amour

de l’art ou de la richesse: Apollon; la ruse ou l’étude de la science : Mercure; la domination de soi-même ou la cruauté : Mars; l’imagination ou la folie: la Lune; l’amour ou la débauche : Vénus.

Lorsque ces monts sont bien à leur place, bien unis, bien pleins, ils donnent les qualités qui appartiennent à la planète qu’ils représentent, et dont nous allons rendre compte.

Si les monts sont peu saillants dans les mains, ils annoncent le manque de ces qualités.

Si les monts sont remplacés par une cavité, ils donnent les défauts qui correspondent aux qualités; s’ils sont hors de leur place, ils participent des défauts ou qualités des monts vers lesquels ils se dirigent.

Des lignes que nous décrirons plus tard viennent modifier encore la signification de ces monts.

L’ampleur excessive d’un mont annonce l’excès dans la qualité, ce qui est toujours un défaut.

Nous classerons donc nos explications en qualités, excès des monts, absence des monts.

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