SIXIÈME CONFÉRENCE
Opposons à toutes les erreurs la vraie notion que notre religion nous donne de la vie future. Ici tout nous rassure, la qualité du docteur, la sagesse de la doctrine, la vertu de l'école.
lre partie. Ce docteur, c'est l'Homme-Dieu, c'est-à-dire Dieu le Fils qui parle de son Père, le Roi qui parle de son royaume, le Sauveur qui parle à ceux qu'il vient sauver, le Dieu qui parle
du ciel et de l'éternité. Fut-il un maître mieux instruit de la matière qu'il enseigne ?
2e partie. Cette doctrine est simple, facile, d'une convenance parfaite, accessible à toutes les intelligences, même les plus faibles, praticable à tous les hommes, même les plus coupables. C'est vraiment la bonne nouvelle d'après l'Évangile : tant que nous sommet» sur la terre, la vie éternelle n'est jamais gagnée, même pour les plus justes, la vie éternelle n'est jamais perdue, même pour les plus coupables. L'épreuve finit avec cette vie, et jamais on ne la recommence.
3° partie. Cette école, c'est le christianisme. Elle a sauvé les derniers restes d'Athènes et de Rome, enfanté les martyrs et les solitaires, changé les races barbares, affranchi les peuples de l'esclavage, fondé les communes, dirigé les croisades, donné à tous les siècles où l'on a cru à la vie future un caractère de grandeur et d'héroïsme.
Conclusion. Nous obtiendrons pour la France, qui se relève, tous les biens de la vie présente, si nous obtenons que tous les citoyens recommencent à concevoir toutes les espérances de la vie future 124-148