LA MORT
Le mystère qui sépare la vie présente de la vie future est le mystère de la mort.
lre partie. Mystère de justice. C'est une dette à payer, car la mort est la solde du péché. Il faut donc mourir. Telle est cette inexorable justice que le Verbe fait homme a dû mourir pour expier le péché. Mais la miséricorde l'a emporté sur la justice, l'Ambassadeur est mort et la paix a été conclue entre le ciel et la terre.
2e partie. Mystère de frayeur où tout est incertain. Quand mourrez- vous ? De quelle façon mourrez-vous ? Dans quel état mourrez-vous? Mais dans ces cruelles incertitudes,il y a encore un trait de la miséricorde de Dieu. Son amour éclate,tonne, foudroie, pour nous obliger à nous jeter dans ses bras et à nous sauver.
3e partie. Mystère d'espérance que les ancieDS n'ont pas comt. i. 22
pris, que les chrétiens seuls comprennent parmi les modernes. La mort est belle à cause de la délivrance qu'elle procure ; elle est plus belle à cause de la vie nouvelle dont elle nous ouvre la porte ; elle est très-belle à cause de la sécurité qu'elle promet dans le ciel pour l'éternité.
Conclusion. Le spectacle du monde présent nous prépare merveilleusement à la mort, et cette mort, pour un homme raisonnable, ne peut être qu'une mort chrétiene . . 149-172