HUITIÈME CONFÉRENCE
La mort sépare le corps de l'âme, l'âme est immortelle, mais le corps ne meurt que pour ressusciter. Le dogme de la résurrection est enseigné par la foi, demandé par la raison, attendu par la nature.
impartie. La foi l'enseigne, comme on le voit par toutes les traditions, par l'Ancien et le Nouveau Testament. Portrait des bons et des méchants ressuscites. La gloire pour les élus, la honte pour les damnés, voilà l'inévitable alternative qui attend notre chair au sortir du tombeau.
2e partie. La raison le demande. Elle demande en effet que le corps soit associé aux destinées de l'âme, puisqu'il a été pour elle l'instrument du vice ou de la vertu. Elle voit aussi dans la résurrection une sorte de nécessité pour donner à l'homme toute sa perfection et le rendre complet, à l'exemple de Jésus. Jésus dans sa chair ressuscitée, voilà l'homme complétée modèle divin tel que la raison elle-même se le représente.
3e partie. La nature, loin de répugner à ce mystère, semble l'attendre. Rien ne périt ; tout, au contraire, revit, se transforme et ressuscite dans les divers ordres de lanature. Ces ordres sont comme une échelle mystérieuse où la résurrection du corps met le comble à l'harmonie de l'œuvre divine et en consacretousles progrès parle plussublime des couronnements.
Conclusion. Nous vivrons, corps et Ame, pour la satisfaction de la nature, pour l'honneur de la raison, pour la justification delafoi 173-195